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Articles

Franz Ferdinand - Always Ascending

Après MGMT, c'est au tour de Franz Ferdinand de revenir avec un très bon nouvel album. Les deux groupes avaient tous deux sortis de précédents disques dispensables, loin du niveau de leur essai initial qui reste pour eux deux leur apogée artistique. Le guitariste de Franz Ferdinand, Nick McCarthy, ayant quitté le groupe suite à l'épisode FFS qui marquait pourtant un net regain d'attractivité pour la carrière des écossais, on pouvait s'attendre à une nouvelle déception. Au contraire, cela a permis à Franz Ferdinand de jouer sur d'autres registres, avec un synthé nettement plus présent - McCarthy étant remplacé par un guitariste et un claviériste. C'est le français Philippe Zdar qui est aux manettes, apportant un côté encore plus dansant qu'à l'habitude. Ce "Always Ascending" est un enchaînement de tubes imparables. Si le style a un poil varié, on reconnait tout de suite les guitares sautillantes, leur marque de fabrique.
Franz Ferdinand prend …
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MGMT - Little Dark Age

Voici donc le grand retour des garnements de MGMT, responsables de deux rares gros tubes indie pop de la dernière décennie, les éternels "Time To Pretend" et avec ses paroles cyniques et bien dans l'air du temps ("Let's make some music make some money find some models for wives") et "Kids" à la mélodie irrésistible. Après un troisième disque éponyme particulièrement décevant sorti il y a déjà quatre ans où on les sentait en nette perte d'inspiration, le duo revient à des titres plus évidents et immédiats, un peu trop même ("One Thing Left To Try" surtout). Dans le clip de "Little Dark Age" qui donne son titre au disque, le chanteur se grime en Robert Smith. Les très recommandables Connan Mockasin et Ariel Pink sont même carrément crédités sur l'album. Bref, les références sont toujours aussi soignées - après Dan Treacy et Brian Eno sur "Congratulations".
Le groupe flirte toujours aussi bien entre pop excentri…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…

Ty Segall - Freedom's Goblin

Après vous avoir parlé de King Gizzard and The Wizard Lizard, je me devais de continuer avec le sieur Ty Segall, autre petit jeunot surdoué qui transpire le rock'n'roll, avec tous les défauts et les qualités qui vont avec. Je m'explique. Le type est ultra-prolifique et sort des disques à raison d'au moins un tous les ans, quand ce n'est pas deux ou trois : en solo, avec des potes, dans des formations différentes. L'urgence, l'instinctivité semblent primer avant tout. Les influences partent tous azimuts, sans tri ni filtre. Sur ce gargantuesque "Freedom's goblin" qui contient pas moins de 19 titres, on peut entendre du heavy-metal lourd aux riffs super-puissants à la Black Sabbath, de la pop beatlesienne ou glam plus proche de T-Rex, de la disco déglinguée, du punk gueulard et brut de décoffrage - avec madame Segall au micro -, des sonorités jazzy avec un saxo savamment disonnant (le génial "The Main Pretender"), du blues planant pro…

Judah Warsky - Avant/Après

Ça y est, me voilà plongé à nouveau dans l'actualité musicale avec mon disque de la semaine, que j'essaierai de poster chaque lundi. Ce qui me laisse un weekend pour choisir ma nouveauté préférée, sachant que les sorties musicales paraissent généralement le vendredi. Judah Warsky donc, pour commencer 2018. Il est français, chante tantôt en français, tantôt en anglais. Pour lui, ça n'a pas d'importance. Il a fait partie du groupe parisien Los Chicros, tout comme O, alias Olivier Marguerit. Son style est assez proche de ce dernier, comme de Flavien Berger avec lequel il a aussi déjà collaboré. C'est de la variété française - oui, c'est même lui qui revendique le terme de variété - de sortie de boîte. Comme du Laurent Voulzy, qu'il considère au passage comme un génie - rien que ça ! - sous ecstasy ou plus simplement sous alcool.
On pourrait aussi penser à du Philippe Katherine, sauf que Judah Warsky avoue écrire uniquement au premier degré. Le thème de cet &…

Ne vous fatiguez pas à écouter ces 50 classiques de la POP, DAVID SNUG s'en est occupé pour vous.

Je profite d'une relative accalmie dans l'actualité musicale, début d'année oblige, pour vous parler aujourd'hui d'une BD que j'ai en ma possession depuis quelques mois déjà, grâce à maman (merci pour le cadeau). David Snug est un auteur de bandes dessinées qui adore le rock. Comme beaucoup d'autres me direz vous. Il est même leader d'un groupe appelé Trotski Nautique. Rien que le nom résume assez la démarche du bonhomme. Dans ce livre, il a recensé 50 disques - ses préférés ? - de pop mais à tendance plutôt rock d'ailleurs - jugez plutôt, il y a entre autres Motörhead, Iron Maiden ou Fugazi -  et pas forcément des classiques contrairement à ce qui est indiqué. A côté des prévisibles Beatles, Velvet Underground, David Bowie ou autres Joy Division, on trouve pas mal de frenchies, notamment Jessica 93, les Thugs, Jean-Luc Le Ténia ou Dionysos dont le "Western sous la Neige"  aurait d'après lui être "le plus grand album du monde&quo…

Top albums 1968

Retour de mes tops albums année par année, de la plus récente à la plus ancienne. J'en étais arrivé à 1968. 50 ans donc. Une année où les excellents disques sont pléthore, bien plus qu'actuellement. Une époque où il y avait encore des choses à inventer. La pop n'en était encore qu'à ses débuts, avec sur le podium, peut-être les trois plus grands albums de son histoire.  Carrément.
10. Gérard Manset - Gérard Manset
"Je suis dieu" nous dit Manset sur ce premier disque forcément un peu maladroit, mais c'est ce qui fait son charme. Tout est déjà là : les arrangements de cordes un peu pompeux, les paroles mélancoliques et misanthropes et les ambitions mégalo. On devine - avec le recul, c'est plus facile - la carrière à venir. En solitaire. Mais avec une intégrité exemplaire. Manset reste un cas à part. 
9. The Velvet Underground - White Light / White Heat 
Presque tout le monde est d'accord là-dessus : les quatre premiers disques du Velvet Underground s…