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Articles

Affichage des articles du 2016

Compilation 2016

Tindersticks - Like Only Lovers Can
O - La Rivière
Animal Collective - Floridada
Eddy Crampes - Automne
Iggy Pop - Gardenia
Parquet Courts - Dust
Teleman - Dusseldorf
Woods - Sun City Creeps
Kevin Morby - I Have Been To The Mountain
Andy Shauf - The Magician
Car Seat Headrest - Fill The Blank
Whitney - No Woman
Beck - Wow
Chevalrex - Pour Cible
Radiohead - Present Tense
Metronomy - Back Together
The Avalanches - Colours
Alex Cameron - The Comeback
Drugdealer - Suddendly (feat. Weyes Blood)
Frère Animal - Vis Ma Vie

Top albums 2016

10- King Creosote - Astronaut Meets Appleman
J'étais jusqu'à présent complètement passé à côté de la carrière de cet écossais pourtant éminemment productif (plus d'une trentaine d'albums à son actif). Cette pop est facilement identifiable. Elle s'installe dans une tradition anglo-saxonne, assez proche de celle des charmants The Leisure Society par exemple. "Astronaut meets the Appleman" est un de ces rares disques qui vous persuade que la pop d'outre Manche n'est pas morte. Un de ces rares disques qui vous ferait même apprécier le son de la cornemuse - enfin, presque, faut pas déconner quand même. Dans tous les cas, de la belle ouvrage.


9- David Bowie - Blackstar
Bien sûr, il y a un peu de mégalomanie à se considérer soi-même comme une étoile, ou se comparer à Lazare, l'homme revenu d'entre les morts. Mais quand c'est Bowie qui le dit, tout le monde trouve ça normal. L'artiste et sa carrière en imposent. Cet album est s…

Et toi, t'as écouté quoi en 2016 ?

L'année 2015 ne fut pas des plus réjouissantes. On s'attendait donc à une amélioration. Forcément. Il n'en fût rien. Les nouvelles du monde ne donnent toujours pas à rire. En plus, cette année, on a vécu d'immenses pertes : David Bowie et Leonard Cohen, notamment. Deux monstres sacrés. Deux icônes inaccessibles. Deux témoins d'une époque révolue. Ma liste, cette année, est peut-être à cause de cela, encore plus resserrée : 42 disques seulement. Je compte sur vous pour me glisser quelques disques omis ou oubliés, en commentaire de ce post, sur Facebook, Twitter ou par mail. En attendant, voici ce qui a passé le plus de temps entre mes oreilles ces 12 derniers mois :
David Bowie - Blackstar Pete Astor - Split Milk Arno - Human incognito Tindersticks - The Waiting room O - Un torrent, la boue Stranded Horse - Luxe The Snails - Songs From The Shoebox Animal Collective - Painting With Ulrika Spacek - The Album Paranoia The Coral - Distance Inbetween Iggy Pop - Post Pop Depression

Tristen - Les couleurs et les formes

Il y a trois ans déjà, j'étais tombé par hasard sur le deuxième disque de Tristen, alias Sébastien Pasquet, intitulé "Mars en marche". L'album contenait quelques jolis titres, dont le très accrocheur "Lustre" que le chanteur a depuis habilement remixé façon dancefloor. Les paroles, la musique, le clip décalé, tout aurait dû participer au succès de Tristen. Et bah non : même pas une centaine de vues sur Youtube ! Le chanteur poursuit sa carrière dans une incroyable indifférence. "Les Couleurs et les ombres" sortent cette fois-ci sur un petit label, mais à la réputation grandissante, "La Souterraine" qui est devenu le passage obligé de cette chanson française passionnante oeuvrant en marge des grands circuits. Ce nouveau disque est plus directement mélancolique que le précédent, dans le fond comme dans la forme. Plus de second degré. Il faut dire que l'époque n'est pas à la franche rigolade.
La musique est donc plus enveloppante, …

Frère Animal - Second Tour

Aujourd'hui, certains iront voter en signant une charte et en donnant deux euros. Tout le monde devrait pouvoir voter gratuitement, sans être lié à un quelconque contrat moral. La démocratie, ce n'est pas ça. Ce n'est pas un choix unique entre deux partis depuis des décennies. Deux partis, deux machines électorales et médiatiques, qui tournent de plus en plus à vide et participent à broyer des millions d'êtres humains, les laissant dans une extrême pauvreté. La gauche, la droite, comme deux gifles qu'on nous inflige à tour de rôle. A croire qu'on aime ça. "Faudrait pouvoir se barrer, leur balancer un pavé. Vois comme on nous prend de haut, comme on se sent de trop". Le deuxième volet de Frère Animal, le roman pop écrit et composé par Arnaud Catherine et Florent Marchet commence comme ça. Comme un terrible constat de l'échec de nos "démocraties", qui, à force de diviser et créer des inégalités a engendré plus ou moins consciemment la mon…

Parquet Courts - Human Performance

Quand un nouveau groupe supérieur à la moyenne arrive entre nos oreilles, on traque la ou les références, c'est plus fort que nous. Un tel talent résulte forcément de copies d'illustres modèles. Avec les new-yorkais de Parquet Courts, on a surtout parlé de Pavement - en rock indépendant, quand on ne comprend pas l'inspiration, que ça part un peu trop dans tous les sens, on cite souvent Pavement - ce en quoi le groupe rétorque plutôt par les plus anciens (et anglais) de Wire avec ce dernier album, "Human Performance". C'est la même volonté de déjouer les étiquettes, de proposer pléthore de chansons courtes et différentes mais toujours avec la même rigueur et la même dynamique sous les abords nonchalants. Le premier titre, "Dust", est ainsi un simili tube indépendant : simple, direct et accrocheur. Indépendant parce qu'on sait que ce rock n'a jamais intéressé plus qu'une poignée de personnes.
Dans la suite, on côtoie aussi bien des trucs …

Sea Pinks - Soft Days

Ce disque est sorti il y a bientôt un an, au tout début de l'année 2016. A part l'excellent Popnews, peu de gens en ont parlé. Cette musique revisite la pop anglaise de la fin des années 80, celle de The La's notamment et de tous ces groupes adeptes de la guitare rageuse et carillonnante. On pourrait passer facilement à côté, arguant que quantité de formations ont marché sur ces plates-bandes là. Pourtant, il y a dans "Soft Days", le deuxième album des irlandais de Sea Pinks, une fraîcheur, une énergie, une efficacité et surtout une constance dans la qualité plutôt rares. Neil Brogan, leur leader, a eu raison de quitter ses potes de Girls Names. La musique de Sea Pinks est sans doute moins dans l'air du temps, moins revival cold wave, mais elle a un son plus original, authentique. Popnews croyait en janvier dernier que ce disque trouverait à coup sûr ses admirateurs et qu'il serait reconnu à sa juste valeur comme un "petit classique en puissance&quo…

Vincent Delerm - A présent

J'ai un drôle de rapport avec Vincent Delerm. En même temps, j'avoue ne l'avoir jamais détesté comme certains. Son premier album en 2002 écouté au casque, par hasard, lors de sa sortie, dans une Fnac parisienne, m'avait tout de suite plu. Cette première chanson, "Fanny Ardant et moi", cet humour décalé, cultivé et ironique me correspondait assez bien. En plus, on partageait le même prénom. La chanson "Tes Parents" du même disque fut chantée à notre mariage, avec maman, par des amis, en adaptant les paroles expressément pour mes beaux-parents. S'en suivit un concert du chanteur et le souvenir d'un gars bien sous tout rapport, avec qui on partageait plein de choses, ayant des références musicales, cinématographiques, littéraires, politiques communes. Mais les années passèrent et l'envie inconsciente de passer à autre chose, de se dire que Delerm, c'était de l'histoire ancienne, que c'était trop lié à une période de ma vie. Et …

To laugh and cry and cry

2016, année de la... ? Oui, la rime était facile et c'est ce qu'on se disait sans trop le vouloir en début d'année. Mais une année qui aura commencé par la mort de Bowie et terminé par celle de Cohen entrecoupé par quelques autres nouvelles réjouissantes, comme celle récente de l'élection de Trump à la présidence des Etats-Unis, comment la qualifier ? Au passage, pour tous ceux qui nous disent maintenant, pour Trump, attendez de voir ce qu'il va faire avant de critiquer. Bordel, les gars, le type a été élu, en balançant des phrases honteuses de racisme et de sexisme et que sais-je encore, et vous voulez qu'on remette les compteurs à zéro, comme si rien ne s'était passé et que tout ça, c'était juste du spectacle, du show pour gagner, que les programmes ne sont pas faits pour être respectés ? Et Sarkozy, c'est l'abbé Pierre sans doute ? Je dois être naïf et utopiste et pas suffisamment cynique alors. Sur France Inter, Françoise Hardy était invité…

Sophia - As We Make Our Way (Unknown Harbours)

Voici du rock à papa comme il n'en existe plus beaucoup. Je m'explique - ça devait finir par arriver que papa écoute de la musique faite expressément pour lui - le rock de Robin Proper Sheppard, d'abord au sein de The God Machine puis seul aux manettes de Sophia, est classique dans la forme comme dans le fond. Ce n'est pas pour cela qu'il n'est pas bon, loin s'en faut. Il faut du talent pour produire une musique aussi puissamment mélancolique, sans effet de manche. "Don't ask" est à ce titre un parfait exemple. Tout est bien en place, pas d'ajout inutile dans les arrangements, jusqu'aux paroles concises et justes comme il faut  : "Don't ask what you don't wanna know cause everybody's running for something".  On pourrait regretter un manque flagrant de fantaisie, sauf que mine de rien, quelques chansons, sauf peut-être "California" et surtout la très dispensable "St. Tropez / The Hustle", font …

Françoiz Breut - Zoo

"N'aie pas peur de l'ombre" nous entonne Françoiz Breut sur un des plus beaux titres de son dernier album "Zoo". Ce conseil, la chanteuse en a fait une douce ligne de conduite. Sa carrière, commencée il y a plus de vingt ans avec son compagnon d'alors, Dominique A - ce dernier a lui trouvé enfin la lumière, le succès - n'a eu de cesse de naviguer en marge, fonctionnant avec son petit lot de suiveurs enamourés. Ce nouveau disque est peut-être son meilleur, le mieux arrangé - merci au passage, à un autre travailleur de l'ombre, Adrian Utley, guitariste de Portishead, beaucoup moins célèbre que ses deux acolytes, la divine paire Gibbons et Barrow. Ce "Zoo" est une belle auberge espagnole, propose des ambiances et tempos variés, des langues allant du français - surtout - à l'anglais en passant par l'allemand. Mais toujours avec la même douceur, la même suavité dans la voix. On pense à Keren Ann, à du krautrock même. Les textes ima…

Whitney - Light Upon The Lake

Et oui, je suis en train de faire le ménage dans mes MP3. Après Andy Shauf, voici un autre disque qui, mine de rien, a squatté longtemps dans mon téléphone portable avant que je me décide vraiment à y jeter une oreille. Comme pour Shauf, j'étais resté coincé sur le magnifique premier titre. La suite, pas du même calibre, m'ennuyait un peu. Comme si, une chanson pouvait phagocyter tout un album. C'est le risque de tout donner, dès le début : on créée une attente démesurée. "No Woman" est un single parfait ou presque, fédérateur juste ce qu'il faut, subtil sans en avoir l'air. Mais toute la musique de Whitney est à cette image. Le groupe est la réunion d'anciens membres de Unknown Mortal Orchestra et Smith Westerns. La voix de fausset de Julien Ehrlich peut agacer, la musique à tendance country-soul rebuter les amateurs de rock indépendant comme moi.
Pourtant, l'alchimie fonctionne, bien réhaussée par des arrangements de cordes et de cuivres aux pe…

Andy Shauf - The Party

Dans la série "on se rassure comme on peut" car il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, le dernier album du canadien Andy Sauf est excellent. Voilà, c'est dit. Il est sorti il y a quelques mois déjà mais il y avait jusqu'à présent quelque chose qui me gênait : la voix et les arrangements trop discrets, une lassitude s'installait progressivement, au fil des morceaux. Je ne m'étais pourtant pas résolu à supprimer le disque de mon téléphone portable, me disant que j'y reviendrai, forcément. Que le premier morceau, "The Magician", au moins était magnifique. Et puis, profitant d'une relative accalmie dans les sorties de disques, je me suis replongé dans cette très fine "Party" (désolé).  On pense inévitablement au regretté Elliott Smith, à son talent mélodique, à sa voix caressante. On aimerait par moments que ça s'emballe un peu, parce que les bases sont là, pour que ça décolle. Voilà le problème des bons él…

The Divine Comedy - Foreverland

J'ai longtemps hésité à aller à Bilbao. Je ne connais pas la ville et je me disais qu'un festival était une bonne raison pour partir à sa découverte. Le BIME festival a en plus la bonne idée de se dérouler pendant les vacances de la Toussaint. Mais l'affiche ressemble trop à celle d'un festival de la Route du Rock cuvée 1996 pour être franchement emballante vingt ans plus tard. PJ Harvey, Suede (mon dieu, leur dernier disque...), The Chemical Brothers ou The Divine Comedy, autant d'artistes ou groupes en perte de vitesse. Même The Horrors ou Wild Beasts semblent déjà avoir sorti leur meilleur. Bref, ce BIME, ça puait le repère de has-been. Bon, je suis un peu sévère avec PJ dont le dernier album reste digne. Et Neil Hannon alors ? Six ans d'absence et une indifférence personnelle grandissante pour sa production depuis plus de quinze ans. Surtout qu'une première écoute distraite de "Foreverland" (antithèse du Neverland de Peter Pan ?) ne m'ava…

Preoccupations - Preoccupations

Ils ont fini par changer de nom. Sous la pression. Américaine surtout. La plaie n'est pas complètement refermée. Les souvenirs non encore enfouis. Mais la colère reste. Preoccupations, pour dire leur vision pessimiste du monde. Et ces guitares toujours abrasives. Cette voix grave, un peu forcée. Les Canadiens, anciens membres de Women et de Viet Cong n'ont pas dit leur dernier mot, malgré les drames - la mort de Christopher Reimer, ancien guitariste de Women -, les reniements - l'abandon du patronyme Viet Cong. La musique ne s'est pas assagie. Ou à peine. On entend presque le U2 ou le Echo and the Bunnymen des débuts sur "Memory". Le son est lourd, l'influence post-punk mâtinée de déflagrations sonores, Preoccupations n'est pas, comme son nom l'indique bien, un groupe fun. Pourtant, ce nouveau disque est peut-être le plus accessible de la carrière de ces canadiens, le plus pop, toute proportion gardée.  Il marque bien la différence entre la lutte…

Drugdealer - The End Of Comedy

Ça commence sur un rythme jazzy lancinant. Le genre utilisé dans les bandes originales de films pour accompagner les scènes de fin de soirée mélancoliques. Puis, tout de suite, on passe à une pop simple, mélodique, épurée, à la cool et aux connotations sixties. Tout ça pourrait s'apparenter à de l'easy listening. Et c'est sans doute un peu le cas. Mais c'est aussi de la musique qu'on peut écouter seul, sans rien faire d'autre. Parce que même en y prêtant attention, elle tient debout et s'avère très agréable à l'oreille. De la bonne came en somme, dont on ne se lasse pas. Pas étonnant que le nom du groupe soit Drugdealer. Michael Collins, l'homme orchestre se cachant derrière le pseudonyme, a convié quelques amis, les musiciens de Mac Demarco comme l'omniprésent Ariel Pink, toujours là quand il s'agit de produire de jolies mélodies avec trois bouts de ficelle ou encore la belle voix de la chanteuse de Weyes Blood dont le prochain disque à pa…

King Creosote - Astronaut meets Appleman

En voilà un dont la productivité dépasse carrément l'entendement. Imaginez plus de trente albums en à peine vingt ans de carrière ! Et jusqu'à présent pas un seul post ni même une seule mention de son nom chez la musique à papa ! Il est grand temps de corriger cette criante injustice avec ce nouvel album, merveille de pop précieuse et mélodieuse. Il faut dire que Kenny Anderson - frère du fondateur des Beta Band - l'homme qui se cache derrière King Creosote a eu le temps de peaufiner son affaire. On y entend quantité d'instruments jusqu'à une cornemuse - Ecosse oblige - dont l'apparition en plein milieu du magnifique "Surface" parait quelque peu incongrue. Pour le reste, une simple écoute au casque nous permet d'entendre rapidement la supériorité de ces arrangements sur le commun de la pop actuelle.  Le style me rappelle les excellents The Leisure Society et on touche ici à l'excellence comme pour leur "Into Murky Water" de 2011. Ma…

Hey! Ho! Let's Go ! : Ramones and the Birth of Punk - Queens Museum, New-York - 20 juillet 2016

Bon, je vous parle d'une expo dont je sais d'avance que peu d'entre vous auront vue. Et oui, je suis un privilégié. En plus, je ne pourrai même pas vous inciter à aller la voir puisqu'elle est terminée et que de toute façon, il fallait vraiment être un fan absolu du groupe pour venir jusqu'à New-York la voir. Le groupe en question, ce sont les Ramones. Pour ceux qui veulent savoir, je n'ai pas traversé l'Atlantique exprès pour ça. C'est une autre formation du coin qui m'intéressait davantage et dont j'ai déjà parlé . Les Ramones sont une curiosité dans l'histoire du rock. Tout le monde s'accorde à dire que leur musique était simple, voire simplette - leur célèbre "Hey! Ho! Let's Go!" -, qu'ils ont plus ou moins toujours écrit la même chanson. Les Ramones, c'était aussi avant tout un état d'esprit : t-shirt, jean troué, Converse, Perfecto, taille mince et cette attitude à la cool, éternel look de l'adolesc…

Alex Cameron - Jumping The Shark

Secretly Canadian a sauvé la carrière de l'Australien Alex Cameron. Son premier disque "Jumping the shark" est sorti il y a plus de 2 ans déjà en téléchargement gratuit sur le site du chanteur. Mais à part quelques blogs défricheurs, peu de monde en a parlé. Alors, Alex Cameron est parti avec son comparse saxophoniste, Roy Molloy, en tournée, en première partie de Unknown Mortal Orchestra, Foxygen ou Mac Demarco, multipliant les concerts pour se faire remarquer. Et, au fil du temps, le gars a gagné en présence scénique. Il se passe un truc à un concert d'Alex Cameron, une étrange atmosphère s'en dégage, qui fait sourire et en même temps capte rapidement l'attention du public. Il n'a pas son pareil pour jouer au crooner décalé avec un son cheap mais dansant - les fameuses petites batteries synthétiques héritées des années 80 ou plutôt de Suicide, groupe du regretté Alan Vega - et une attitude (faussement?) crâneuse.
Tout ça ne peut pas être bien sérieux …

Frankie Cosmos - Next Thing

Greta Kline est la fille des deux acteurs, Kevin Kline ("Un poisson nommé Wanda") et Phoebe Cates ("Gremlins"). Depuis toute petite, elle a grandi dans le milieu du septième art, jouant au passage dans quelques films. Mais sa véritable passion est la musique. Son petit ami, Aaron Maine, est aussi dans le milieu : c'est le chanteur de Porches, dont le dernier disque est sorti en début d'année chez Domino Records. Avec des copains, Greta a fondé de son côté Frankie Cosmos pour enregistrer les nombreuses chansons qu'elle a écrite seule (cf. l'imposant Bandcamp de la demoiselle).  Le style est modeste : des petites histoires de grands ados - elle n'a que vingt-deux ans - de l'indie-pop lo-fi, fait avec trois bouts de ficelle, des titres qui dépassent à peine les 2 minutes. Tout cela pourrait ressembler au caprice d'une "fille de", bien aidée financièrement par papa et maman, sauf que la jeune femme a un vrai talent : une voix flue…

of Montreal - Innocence Reaches

Après Metronomy et The Avalanches, voilà un autre disque d'été, plein de fantaisie ! of Montreal nous offre son habituelle production annuelle. À l'écoute des précédentes livraisons, on pourrait feindre l'indifférence. La magie de la divine période allant grossièrement de "Satanic Panic in the Attic" au chef d'oeuvre "Hissing Fauna..." est bien passée. À chaque nouvelle mouture, on nous dit pourtant que celle-ci est la meilleure depuis cette époque-là, sauf que ce n'est pas vrai. Cette fois-ci, il se pourrait qu'on revienne au moins à l'inspiration de l'excellent "False Priest". Les titres ne partent pas tous azimuts comme avant, mais constituent de solides morceaux électro-pop, suffisamment efficaces et originaux pour qu'on y revienne plusieurs fois avant d'en avoir fait le tour. Kevin Barnes serait-il en train de devenir adulte ? Pas si sûr, il suffit de le voir se travestir dans le clip de "It's Differe…

Top albums 1971

10. The Rolling Stones - Sticky Fingers
Deuxième fois d'affilée en 10ème place, les Stones, je vous l'ai déjà dit, ce n'est pas vraiment ma came. Il n'empêche, "Exile" comme "Sticky Fingers" sont des disques auxquels il est difficile de résister. Celui-ci pour la pochette culte de Warhol et puis surtout pour les chansons toutes devenues des classiques, en tête desquelles "Brown Sugar", "Wild Horses" ou "Sister Morphine". 
9. Caravan - In The Land Of Grey And Pink
A cette époque, il y avait une scène originaire de la région anglaise de Canterbury dont le son était assez caractéristique : une musique folk au psychédélisme délicat, mélancolique. Cette scène a vu naître les indispensables Robert Wyatt et Kevin Ayers mais aussi les cousins Sinclair. Ils étaient tous présents au sein de la formation The Wilde Flowers, avant que les premiers forment The Soft Machine et les seconds Caravan. "In The Land Of Grey And Pink&quo…