30 juillet 2014

Luna - Slash Your Tires (1992)

Cette année, à la faveur de son excellent dernier disque, je redécouvre la carrière de Dean Wareham. Preuve que j'étais passé à côté du monsieur, je ne l'avais même pas remarqué dans le film "Frances Ha" sorti l'année dernière où il apparaît en compagnie de sa compagne de bassiste Britta Philips. Je me suis alors décidé à rattraper mon retard, combler les manques et puis me rappeler aussi les bons souvenirs. Comme celui de cette ancienne collègue de bureau - grand merci à elle - aussi timide que moi, qui, il y a plus de dix ans de cela me faisait découvrir en même temps Galaxie 500, Luna, Felt ou The Field Mice. Bah oui, j'étais presque vierge musicalement parlant. Elle avait surtout insisté sur une chanson "Slash your tires". Parce qu'elle l'adorait plus que les autres. Peut-être qu'elle en pinçait pour ce beau dandy de Dean. J'avais gravé un grand nombre de disques qu'elle m'avait prêté. A la place, je n'avais pas grand chose à proposer, même si Belle and Sebastian et Hefner n'étaient déjà pas si mal comme contreparties. Je crois qu'elle m'aimait rien que pour le fait de pouvoir partager enfin sa musique. Je n'étais pas amoureux. On en est resté là et ayant changé d'entreprise, je n'ai pas cherché à la revoir. Qui sait ce qu'elle est devenue et ce qu'elle écoute aujourd'hui. En tout cas, pour moi, ce "Slash Your Tires", c'est elle. J'en avais même fait un temps ma sonnerie de portable. Il y a des chansons comme ça...


No point in screaming
Cause I'm only dreaming
That you came to pieces
And I came in peace
You're always loaded
Your life has imploded
Nine weeks of hell, man
But I'm feeling swell

And in my dreams I slash your tires
And in my dreams I set these fires
And all your fears, it's nothing new
And all your tears, they won't help you

You're always posin
And I was imposin
But I turned the tables
And I'm feeling fine
You're always loaded
Your life has imploded
Nine weeks of hell, man
But I'm feelin swell

And in my dreams I slash your tires
And in my dreams I set these fires
And all your fears, it's nothing new
And all your tears, they won't help you
And all your fears, it's nothing new
And all your tears, they won't help you

28 juillet 2014

Top albums 1984


On m'a reproché récemment de faire des tops presque exclusivement anglais, oubliant au passage quantité de bons groupes américains. Cette année 1984 ne fait pas exception à cette règle, puisque mise à part R.E.M. et Manset pour le quota hexagonal, les britons raflent tout. C'est une question de sensibilité sans doute. Je me sens souvent plus proche de nos voisins d'outre Manche. Question de distance. Et puis question d'époques. Car ce match Angleterre - Etats-Unis, si déséquilibré fut-il pour moi dans les années 80, est beaucoup plus serré aujourd'hui par exemple. La mondialisation ? Peut-être. J'avoue ne m'être jamais posé de questions dans ces termes, préférant me laisser guider par mes goûts et mes envies. Et en 1984, ce qui me plaisait par dessus tout, c'était Echo and the Bunnymen. 

10- Lloyd Cole & The Commotions - Rattlesnakes
Ce disque , le premier du chanteur, a connu un très large succès, emmené par les tubes "Perfect Skin" et surtout "Forest Fire" qui passe encore en radio aujourd'hui. Lloyd Cole y disait son amour pour Lou Reed et l'Amérique - tiens, tiens - en lui affublant des atours très britanniques - quand même. Il ne parviendra jamais à rééditer un telle réussite. 

9- Julian Cope - Fried 
Julian Cope, ancien chanteur de The Teardrop Explodes, se lance dans une carrière solo (qui dure encore depuis). On ressent dans sa musique l'influence d'un Syd Barett ou plus encore d'un Kevin Ayers, avec qui il partage aussi cette vie d'ermite, loin du monde moderne. La pochette ironique de "Fried" est bien à l'image du bonhomme. Intégrité exemplaire.


8- Felt - The Strange Idols Pattern And Other Short Stories
Je ne suis pas le fan absolu de Lawrence Hayward et si je préfère même son groupe suivant Denim à Felt, ce disque comme "Ignite The Seven Cannons" restent parmi les plus beaux modèles de pop romantique et inspirée de leur époque.



7- Pale Fountains - Pacific Street 
Peut-être pas aussi constant que leur suivant, "Pacific Street" n'en demeure pas moins plus que recommandable. Le début comme la fin recensent parmi les meilleures chansons pop de la décennie. Inusable.



6- R.E.M. - Reckoning 
C'était quand même bien R.E.M. à l'époque ! Écoutez donc l'intro de "Harborcoat", ces guitares, cette rythmique... "Reckoning" poursuit le sillon emprunté par l'excellent "Murmur", en juste un peu moins fort. Après, viendra le vrai succès et un autre R.E.M. dont la musique toujours fréquentable perdra cette fraîcheur initiale.

5- Manset - Lumières 
Le meilleur Manset. Le plus accessible. Malgré la production très eighties et les petites batteries synthétiques. Six chansons seulement mais pas une en-dessous. Des paroles qui touchent. "Un jour, être pauvre" : comme un résumé de la démarche du chanteur.


4- Television Personalities - The Painted Word
Attention, grand disque bancal et introspectif d'un groupe dont le culte ne cesse de grandir, des Pastels à MGMT (qui ont même écrit une chanson pour leur chanteur). "The Painted Word", c'est le mariage entre le "Venus in Furs" du premier Velvet et le psychédélisme d'un Syd Barrett, transposé dans le Londres des années 80. Une claque !

3- Cocteau Twins - Treasure
Le chef d'oeuvre du groupe écossais : tout y est parfait ou presque. Un disque pour léviter, en apesanteur, au rythme de la voix de Fraser et de la musique scintillante, tourbillonnante, enveloppante. La dream pop, c'est Cocteau Twins. Et pis c'est tout.


J'étais trop jeune pour avoir vécu la naissance des Smiths de l'intérieur. Je n'ai découvert le groupe que bien plus tard, après sa dissolution. J'imagine l'effet produit par la première écoute de "This Charming Man" en 1983 - le single est sorti l'année précédente. La voix de Morrissey, la guitare de Marr, tout est déjà là. Une nouvelle page de l'histoire du rock s'ouvre... Mémorable.

"The Killing Moon" est l'une des plus belles chansons des années 80. Et plus si affinités. Ian McCulloch et sa formation réussissent aussi avec "Ocean Rain" à trouver leur style, lâchant définitivement le post punk dont on les rapprochait à leur début. C'est l'apogée de leur carrière. Gil Norton, formidable producteur que l'on retrouvera peu de temps après aux commandes du non moins indispensable "Stutter" de James puis ensuite des Pixies, transcende le groupe qui y peaufine sa musique tout en gardant son originalité. Originalité qui a permis au disque de traverser admirablement les années.

26 juillet 2014

Watoo Watoo - Une si longue attente

Ces deux-là, je n'y serai jamais venu s'ils ne m'avaient pas demandé comme "ami" sur Facebook. Les réseaux sociaux peuvent paraître de prime abord assez vains humainement parlant, toute cette franche camaraderie entre gens qui ne se côtoient que virtuellement. C'est la puissance de la communication qui, qu'on le veuille ou non, finit par régir nos vies. Au boulot, dans le privé, il n'a jamais été aussi important de bien communiquer. Pour ne pas être seul. Pour avoir plein d'amis sur Facebook. Mais bref, Watoo Watoo, c'est un couple, ça pourrait être maman et moi. Même si maman n'aime pas trop Holden et que s'il fallait trouver une filiation à cette musique-là, c'est le premier nom qui me viendrait à l'esprit. Watoo Watoo, c'est un groupe qui a joué en première partie de Glenn Mercer des Feelies (la classe, quand même). C'est aussi l'une des rares formations françaises à l'affiche de l'excellent festival anglais Indietracks, sans doute le meilleur festival indie pop au monde (voyez donc l'affiche 2014).
Watoo Watoo, c'est un mélange de bossa nova et de Young Marble Giants dont ils reprennent ici "Searching For Mr. Right". Ce sont des gens avec qui on se sent beaucoup d'affinités. Bref, c'est un groupe qu'on est fier d'avoir pour "ami".

"Un lundi comme un autre" :
 

24 juillet 2014

Franck Monnet - Waimarama

Voici un chanteur français un peu à part. Il faut dire que, pour suivre une femme, il a décidé de vivre à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Du coup, quand il revient nous voir avec un nouveau disque dans ses bagages, celui-ci apparaît incongru, complètement en dehors des modes et du temps. Pourtant, Franck Monnet sait s'entourer, on retrouve ici Pauline Croze aux choeurs, la petite protégée de Babx (à moins que ça ne soit l'inverse), Camélia Jordana pour un duo très estival. La production est l'oeuvre d'Edith Fambenua, régulièrement cachée derrière ce que la chanson française a pu produire de meilleur ces trois dernières décennies (Daho, Bashung, Brigitte Fontaine, Miossec, etc). On l'a aussi vu à l'écriture pour Vanessa Paradis ou Claire Diterzi. Bref, Franck Monnet est loin d'être un ermite, même si sa musique comme ses textes peuvent paraître désuets. Tout dans ce "Waimarama" ne me touche pas, mais quand c'est le cas comme sur le très beau "Différents" ("J'entretiens la nostalgie pour quand toi et moi, nous serons différents"), la limpidité des paroles et des arrangements en accentuent l'émotion.
On pense à JP Nataf ou plus encore à Albin de la Simone. Mais en plus simple, plus naturel, plus direct. C'est avec la même humilité qu'il nous parle de lui sur l'autobiographique "Sans John" ou de la chanteuse Lhasa disparue trop tôt sur "Les Faons". Celle qui lui fait aussi dire "qu'un anorak pour deux" est suffisant, qu'on a "pas besoin d'utiliser les manches". La sagesse de l'âge que de savoir se contenter de peu et d'en tirer le maximum.

Clip de "Waimarama" :


Clip de "Différents":

22 juillet 2014

Boys Age - The Tale Of Roan Horses

Et si ma révélation indie de 2014 venait du Japon ? Ce disque est déjà le troisième de l'année du prolifique Kaznary Mutow qui se cache derrière le pseudo de Boys Age. Le gars a beau faire presque toujours la même chanson, à tous les coups, ça fonctionne. Quelques fois même mieux que d'autres, comme lorsqu'il invite plusieurs copines à venir pousser la chansonnette : "Roan Horses", "Soo Coo" ou "Tulips". Un quatrième album est même annoncé suite à ce "The Tale Of Roan Horses". Ce n'est donc pas demain la veille que nous serons sans nouvelles de Boys Age. Si les noms de Yo La Tengo - par le groupe lui-même - ou plus récemment de Mac Demarco ont déjà été avancé pour situer leur musique, on pense ici parfois au "Happy Soup" de Baxter Dury, c'est dire si c'est bien. Sans la voix de cockney bien sûr et avec un son plus approximatif mais quand même. Après, 18 titres, c'est sans doute trop, mais comment reprocher une telle productivité ?
On a l'impression que Mutow a peur de fermer le robinet ne voulant pas arrêter la source d'inspiration. Il est fier de sa production. Il a raison. Ces mélodies à la cool, cette voix chaude de crooner de bazard - qui arrive à comprendre les paroles ? -, ces guitares scintillantes et de plus en plus légères constituent ma bande son idéale de cet été. Pourvu que ça dure.

Clip de "In The Doldrums" :


14 juillet 2014

Morrissey - World Peace Is None Of Your Business

Ça commence bien, rien que le titre, "World Peace Is None of Your Business". Du Morrissey pur jus. Pas politiquement correct. Dans la lignée de ses déclarations régulières, de plus en plus politiques, mais en plus cynique et distancié. C'est une constante du Moz, cette écriture supérieure, à l'humour très anglais. Restait à écouter la musique, régulièrement en retrait depuis les Smiths ou au moins depuis son chef d'oeuvre solo, "Vauxhall And I". Pour une fois, la première impression est plutôt bonne, à l'écoute du morceau éponyme. C'est marrant comme au fil des années, je finis par m'accrocher aux anciennes gloires, celles récemment découvertes ou redécouvertes comme Yo La Tengo, les Pastels ou Dean Wareham, ou quelques temps négligées comme Morrissey. Si les groupes ou artistes susmentionnés reposent sur un couple à la scène comme à la ville - Ira et Georgia, Stephen et Katrina, et les plus glam Dean et Britta -, s'affichant comme des modèles dans le milieu du rock indépendant, Morrissey a toujours fonctionné seul ou presque. En éternel misanthrope, le chanteur semble détester plus que tout apparaître comme quelqu'un de gentil. Même en concert, il est du genre à dénigrer ses fans les plus fervents. Mais, en publiant récemment une autobiographie - j'en parlerai bientôt - il brise un peu l'armure, celle d'une enfance difficile dans le Manchester prolétaire et d'une éducation irlandaise catholique et rigoriste.
Morrissey s'ouvrirait-il au monde ? "Kiss me a lot" réclame-t-il même ici. Il reste pourtant fidèle à ses idéaux, son végétarisme et son combat pour la défense des animaux ("The Bullfighter Dies"). Puis, il y a ce "Earth Is the Loneliest Planet of all" qui dit toujours cet enfermement. A nous ouvrir plus les portes de son monde, Morrissey apparaissait plus touchant. Avant, on avait l'impression que ses chansons parlaient plus à nous qu'à lui, simple passeur du mal être de notre adolescence. Maintenant, il nous ferait presque croire qu'à travers nous, c'est lui qu'il visait. Ce nouveau disque est une réussite, directe, simple, évidente. Je crois m'être réconcilié avec mon ancienne idole. Comme lui, j'ai sans doute accepté de vieillir.


4 juillet 2014

Top albums 1985

1985 : l'année où le rock indépendant est réellement né ? Les écossais de Jesus and Mary Chain frappent fort avec un premier disque "Psychocandy" qui est aujourd'hui considéré à juste titre comme une référence absolue du genre. Les frères Reid mélangent les guitares abrasives du deuxième Velvet avec les mélodies pop des Ramones. Après ça, viendra My Bloody Valentine qui parfera le son. En attendant, la spontanéité et le cool restent l'apanage de Jesus and Mary Chain. A l'opposé de mon top, un autre groupe écossais à la pop plus atmosphérique dont l'influence est malheureusement moins reconnue : The Wake. On retrouve bien sûr les habitués des Smiths, de New Order ou des Cure, trois formations majeures de la décennie. Des moins habitués mais presque aussi essentiels : Felt ou les Pale Fountains. Un artiste à son sommet, Tom Waits, qui polit son blues rock sans en perdre le charme en invitant la guitare supérieure de Marc Ribot. Peter Walsh, l'excellent songwriter australien dont un nouveau disque de ces Apartments est prévu pour la fin de l'année. "The Evening Visits..." était leur premier album et c'est encore aujourd'hui une claque. Enfin, le chef d'oeuvre de la grande gueule de Mark E. Smith et de ces Fall, "This Nation's Saving Grace". Qui a dit que la musique des années 80 était fade et sans saveur ?


10- The Wake - Here Comes Everybody
C'est Romain Guéret, le leader de Aline, qui vénère cet obscur groupe écossais des années 80 que l'histoire semble avoir un peu oublié. Pourtant, à l'écoute de ce "Here Comes Everybody", leur meilleur disque, on entend bien que quelque chose naît là : une certaine pop new-wave romantique qui fera quantité de petits.


9- New Order - Low-Life
New Order sont décidément des habitués de mes tops. Chacun de leurs albums de la décennie 80 se retrouvent classés ici. Même si, je l'ai déjà dit, la production a mal vieilli, "Low-Life" s'impose comme un de leurs disques les plus fiables. A part les deux derniers titres, c'est parfait ou presque.


8- Felt - Ignite The Seven Cannons
"Ignite The Seven Cannons" contient le seul simili-tube de Lawrence Hayward et son groupe culte Felt : "Primitive Painters" en duo avec Liz Frazer des Cocteau Twins. C'est d'ailleurs Robin Guthrie de la même formation qui s'essaie ici à la production. Le résultat : un des meilleurs albums de Felt, le dernier où on peut encore entendre la sublime guitare de Maurice Deebank.

7- The Smiths - Meat Is Murder
"Meat Is Murder" proclame Morrissey, cela ne fait donc plus de doute quant au régime alimentaire du chanteur des Smiths. Le deuxième véritable disque du quatuor est le plus dur et sec - pas, mon préféré - et contient quelques unes de leurs meilleures chansons. Les Smiths n'ont jamais autant ressemblé aux Jam de Paul Weller.


6- The Cure - The Head On The Door
LE disque pop des Cure contenant deux classiques éternels que les nombreux passages radio n'ont pas réussi à épuiser : "In Between Days" et "Close To Me". Le reste est à l'avenant, c'est-à-dire à l'opposé des sommets de noirceur que sont "Pornography" ou "Disintegration". Comme quoi le talent d'écriture de Robert Smith dépasse largement le cadre étriqué de l'étiquette de "corbeau new-wave" dont certains veulent encore l'affubler.

5- Tom Waits - Rain Dogs
On sait bien que Tom Waits, cet homme à la voix inimitable, pourrait chanter n'importe quoi que cela aurait de la gueule. "Rain Dogs" est en plus un formidable recueil de chansons bancales, rendues plus déviantes encore par la guitare de Marc Ribot et bien sûr l'incroyable puissance émotionnelle dégagée par la voix de Waits. Sublime.


4- The Apartments - The Evening Visits...And Stay For Years
Un songwriter australien lançait une bouteille à la mer de l'autre bout de la terre. Quelques uns ont su, dès 1985, recueillir comme il se doit les beaux messages délivrés par Peter Walsh. Pour ceux-là (et d'autres depuis), il sera pour toujours un "Mr Somewhere" de leur âme.



3- The Pale Fountains - ... From Across The Kitchen Table
Liverpool, éternelle outsider de l'histoire de la pop depuis la fin des Fab Four au début des années 70, voyait l'avènement des Pale Fountains, formidable formation de soul-pop dont la musique est l'une de celles qui a le mieux vieilli de l'époque.



2- The Fall - This Nation's Saving Grace
Cette vieille fripouille de Mark E. Smith est alors à son apogée. Mais comment retenir une oeuvre plus qu'une autre de la part d'un groupe comme The Fall qui a dû sortir une trentaine d'albums et vu passer autant de membres différents depuis sa création à la fin des années 70 ? Surtout qu'il y a peu de déchets dans leur discographie, la misanthropie, ça conserve son homme.


1- The Jesus And Mary Chain - Psychocandy
La fratrie Reid viendra chez nous le 16 novembre prochain dans le cadre du festival des Inrocks à la Cigale jouer en intégralité ce disque : "Psychocandy". Un album devenu mythique au fil du temps et des nombreux groupes qu'il ne cesse d'influencer. Une pierre angulaire de l'histoire du rock. De la musique jusqu'à l'attitude, les fringues. Pour une fois, ce n'est pas galvaudé de dire que les Jesus and Mary Chain ont inventé un style.

2 juillet 2014

Secret Cities - Walk Me Home

Il y a des groupes comme ça, qui avancent dans l'ombre et qui devraient pourtant, selon toute logique, rameuter beaucoup plus d'admirateurs. Le second disque de Secret Cities, "Strange Hearts", m'avait enthousiasmé avec sa pop fraîche et légère. Ce nouveau "Walk Me Home", plus ouvragé et plus ambitieux est une fois encore très réussi. Les voix du duo de chanteurs (Marie Parker et Charlie Gokey) s'alternent à merveille tout au long de l'album, sans baisse de régime et d'intérêt. Le tout est sans doute de facture plus classique que le précédent, d'où un premier sentiment de déception. Mais ils ne sont pas nombreux les groupes qui parviennent ainsi à me séduire dans la continuité. 
Parce que les petites symphonies pop de Secret Cities sont de celles que je ne me lasserai jamais d'écouter. Parce qu'elles évoquent celles des Beach Boys ou des Ronettes. On pense aussi à Beach House ou aux regrettés Morning Benders, responsables du magnifique "Excuses", un des plus grands tubes indie de ces dernières années. Parce que ce genre de mélodies ne s'inscrit pas dans une époque particulière. Elles revêtent de ce fait un caractère intemporel.

Clip de "Bad Trip" :