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Articles

Affichage des articles du mars, 2014

Future Islands - Singles

"Singles" oui, c'est cela, les Future Islands sont sans doute plus un groupe de singles que d'albums. La preuve, "Before The Bridge", extrait de leur dernier disque en date, "On The Water", avait trusté la première place de mon top chansons 2011, alors que l'album ne m'avait pas marqué plus que ça. Le problème de ce trio originaire de Baltimore, c'est que s'il est capable de sortir de vraies petites bonbinettes électro pop, il peut l'instant d'après tomber dans le banal, voire le limite gênant. Le bien nommé "Singles" est donc dans cette continuité, même si dans l'ensemble, c'est le plus constant des albums de Future Islands. Parfait donc pour que la formation rencontre enfin le succès. C'est d'ailleurs bien parti car leur récent passage chez David Letterman leur a déjà permis de conquérir pas mal de nouveaux fans, comme en témoigne, les nombreux commentaires positifs sur les réseaux sociaux. Il f…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques, saison 8, épisode 7/7

Thème du jour :
"I want to drive you through the night, down the hills." Vous mettez cet album dans l'autoradio et vous conduisez toute la nuit. Pour aller où? Là n'est pas la question... 

TINDERSTICKS - TINDERSTICKS (1993) Dernier thème de cette huitième fournée du grand jeu des blogueurs et la même conclusion que je n'ai malheureusement pas à réussi à trouver assez de temps pour écouter, lire et commenter ce qui se faisait ailleurs, chez les collègues. On finit tout de même en beauté avec ce premier Tindersticks. Bien sûr, depuis Stuart Staples a mieux chanté, sa voix n'avait pas encore sa profondeur actuelle. Elle n'était pas si maîtrisée. Même chose pour les arrangements moins fignolés. Pourtant, avec le recul, c'est le disque de leur répertoire que je trouve le plus passionnant. Car il est rugueux justement. A l'image des meilleurs Tom Waits, c'est le disque idéal pour les fins de soirée un peu trop arrosées, où l'on se retrouve en pet…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques, saison 8, épisode 6/7

Thème du jour :
"It's just a reflektor." Deux pochettes d'albums qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Coïncidence?...












NEW ORDER - BROTHERHOOD (1986) & BEACH FOSSILS (2010)
Malin, cet Alexandre, quand il nous a concocté ses thèmes pour cette huitième édition du grand jeu des blogueurs. Sept disques ne lui suffisaient pas, il a fallu qu'il trouve de quoi faire un thème double pour alimenter davantage les échanges. Deux pochettes qui se ressemblent, en voilà une drôle d'histoire. S'il y a un groupe qui a été beaucoup copié ces dernières années dans le rock indépendant, ce sont bien les mancuniens de New Order, de la musique jusqu'à l'art work. Les américains de Beach Fossils sont parmi les "suiveurs" les plus habiles. Tout d'abord, parce que leur pop à guitares enlève soigneusement les synthés eighties de leur modèle pour ne conserver que ce sens inouï des rythmiques qui tuent. Ensuite parce que si la pochette de leur form…

François And The Atlas Mountains - Piano Ombre

En voilà un qui est en train de sortir définitivement de l'ombre. Enfin. Après avoir été appelé par l'icône Daho sur son dernier album, avoir signé sur un label indépendant à la renommée internationale, Domino Records, et laissé éclore le talent de ses montagnes de l'Atlas en solo ou dans d'autres groupes - Pierre Loustaunau chez Petit Fantôme, Gérard Black chez Babe et Amaury Ranger chez Archipel - François Marry franchît petit à petit les paliers du succès. Et, pour une fois, cela va de paire avec la qualité de la musique et surtout des textes - mention spéciale à l'émouvant "La Vie Dure" - en constante progression. Ce "Piano Ombre" emmené par l'évident tube "La Vérité" est un disque gigogne dont les mélodies comme les langues franco-anglaise, mais plus française que jamais, s'emboîtent admirablement. Le chanteur assume de plus en plus une fantaisie et une personnalité atypiques - jusqu'à commencer à paraître prétentieu…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques, saison 8, épisode 5/7

Thème du jour :
"Let's get in on." Le disque qui vous donne envie de jouer des hanches... et pas pour danser...


THE MAGNETIC FIELDS - 69 LOVE SONGS (1999)
Ce disque aurait très bien pu faire l'affaire pour le thème "too much" de mercredi dernier. 69 chansons dans un seul et même album, certains y ont pensé, il fallait un cerveau aussi maboule que celui de Stephin Merritt pour que le projet puisse aboutir. Comme beaucoup de groupes, les Magnetic Fields écrivent presque exclusivement sur un seul et même thème : l'amour. Ici, il n'est, comme le titre l'indique bien, question que de ça. Beaucoup de styles musicaux y sont abordés, et si tout n'est pas du même niveau, l'ensemble garde une qualité remarquable - bon, on n'échappe pas quand même à quelques trucs kitschs - vu la quantité produite. "69 Love Songs" est plus un disque dans lequel on picore que quelque chose qu'on écoute religieusement du début à la fin. Alors, quand…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques, saison 8, épisode 4/7

Thème du jour :
"There's no future, no future, no future for you!" Le disque que vous écoutez quand tout semble sans issues, histoire de se rouler dans le désespoir...

BERTRAND BETSCH - LA SOUPE A LA GRIMACE (1997)
A l'inverse des disques entièrement instrumentaux, les disques tristes, ce n'est pas ça qui manque chez moi. J'ai donc l'embarras du choix pour le thème du jour. "La soupe à la grimace" de Bertrand Betsch s'est finalement imposé pour plusieurs raisons. Pour le titre d'abord, assez raccord avec les paroles faisant plutôt dans le dénigrement personnel. Le chanteur ne s'apitoie pourtant pas sur son sort, il se déclare juste inadapté ("un mauvais vivant") sans pour autant envisager le suicide ("passer sous le métro"). Pas vraiment le genre de disques pour gens bien dans leur peau. Ils ne comprendraient pas, les pauvres. Autre raison de ce choix, le fait de n'avoir jamais parlé encore de cet album, le pre…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques saison 8, épisode 3/8

Thème du jour :
"Je lui dirais les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux." Un disque qui se passe de mots, et très bien, merci!...


GONZALES - SOLO PIANO (2004)
Bon, un disque qui se passe de mots, c'est un disque instrumental, non ? Mais tous les albums de ma discothèque ont des paroles ! Comment vais-je faire ? Je n'écoute pas de classique ni de jazz. Je ne vais pas citer un truc que je ne connais pas et que je n'apprécie pas, juste histoire de coller au thème. Ça ne serait pas très honnête. Ah tiens si, y a Gonzales, le sauveur et son splendide "Solo Piano", utilisé dans les pubs, capable de faire une unanimité quasi désarmante de 7 à 77 ans, mélomanes ou non. Sympa, ce Gonzales, pratique quand on est à court d'idées, en manque d'inspiration. Un de ces disques qui fait dire à l'amateur d'indie rock que je suis, que moi aussi, j'écoute du classique, j'avais presque oublié ! Mais plus que du classique, "Solo Piano&q…

Dean Wareham - Dean Wareham

Après Yo La Tengo, après les Pastels, voici un autre vieux de la vieille de l'indie rock. Dean Wareham, pour ceux qui ne le savent pas, c'est l'ancien leader des regrettés Galaxie 500. Ils furent à la fin des années 80, les plus brillants descendants de Lou Reed et du Velvet et précurseurs à bien des égards de ce qu'on appellera plus tard la dream pop. Le chanteur revient pour la première fois en solo, après avoir officié au sein des excellents Luna ou avec sa femme dans Dean & Britta. Le style, plus crooner que jamais - l'âge sans doute - se fait toujours aussi dépouillé. L'homme est un de ces partisans du "less is more", à l'image de ses glorieux aînés. Pour cet album éponyme, il s'est adjugé les services de Jim James, chanteur de My Morning Jacket à la production, après avoir fait appel à celui de Papercuts pour le très bon EP "Emancipated Hearts" paru fin 2013. Logique, car les deux formations font partie des successeurs les…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques saison 8, épisode 2/7

Thème du jour :
"There's too much, too much, too much." 
Un disque beaucoup trop compliqué, indigeste, ampoulé; il y a un peu trop de tout partout, mais... c'est pour cela que vous l'aimez...
SPARKS - PROPAGANDA (1974)
Quand il s'agit d'en faire trop sans pour autant que ça paraisse indigeste, je pense tout de suite aux Sparks. Parce qu'il y en a très peu comme eux qui peuvent réussir ce genre d'exploits. Tout simplement, parce qu'on devine que chez eux, ce n'est pas forcé. Il n'y a pas de volonté cachée. Ils sont comme ça, c'est tout. Ils n'ont pas peur de l'outrance : des mélodies qui rebondissent, une voix qui part volontiers dans les suraigus, des claviers qui déboulent à toute berzingue. Et puis, s'il faut choisir un de leurs disques les plus frapadingues, pas de doute, je prendrais "Propaganda", le deuxième paru en 1974. Les frères Mael étaient alors à leur apogée artistique, après leur chef d'oeuvre, …

Metronomy - Love Letters

C'est bien simple, avec eux, c'est chaque fois la même rengaine : je suis d'abord déçu puis je finis par succomber malgré moi. Enfin avec l'aide de maman et plus dernièrement de ma petite Lucie (Papa, tu peux remettre "Wan'to go" ! - à vous de deviner de quel titre, il s'agit). Quand même. Les deux précédents auraient dû chacun se retrouver dans mon top 10 annuel, mais je les aimé à retardement. "Love Letters" n'échappe pas à la règle, au moins pour la première impression mitigée. Pourtant, les singles "I'm Aquarius" et "Love Letters" m'ont plutôt convaincu. Mais le disque ne garde pas cette constance, on s'y ennuie même. L'époque azimutée de "Nights out" est bien terminée, la musique de Joseph Mount se fait de plus en plus relax et pop, flirtant cette fois-ci avec le son motown des années 60.  Il y aurait bien deux-trois autres tubes potentiels comme "The Upsetter" ou "Reserv…

Grand jeu sans frontières des blogueurs mangeurs de disques saison 8 épisode 1/7

Aujourd'hui , c'est le retour du jeu des blogueurs mangeurs de disques. Pour une fois, je vous donne la liste des participants :
Alexandre et Etienne pour La Pop D'Alexandre Et Etienne
Appro pour Approximative But Fair
Sadaya pour Impulsions Electriques
Jeepeedee pour Jeepeedee Rips
Devant pour Le Gaitapis
Charlu pour Les Chroniques De Charlu
Toorsch' pour Les Chroniques De Toorsch'
Keith Michards pour Les Jolies Compiles De Keith Michards
Chris pour Ma Petite Boîte A Musique
Le Zornophage pour Mangemesdix
Francky 01 pour Muziks Et Culture
Fracas pour Smells Like Rock Spirit
Till pour This Beautiful Downgrade
Rabbit & Dcalc pour Des Cendres A La Cave
Lemok Pour Audiolemok
Warf pour Terre Du Loup
El Norton pour Last Stop ? This Blog !
Xavier pour Blinkinglights
Everett W. Gilles, Sorgual, Evgueni Iscarian & Jimmy Jimi pour Le Club Des Mangeurs De Disques

Et voici le thème du jour :
"Oh honey, why don't you come back?" 
Le disque du retour, pour…

Ian Curtis, une légende malgré lui ?

Ian Curtis et Joy Division sont devenus un mythe, avec tout ce que cela implique. Leur histoire ne leur appartient plus et leur musique ne peut plus être entendue et jugée indépendamment de cette histoire. Comme les Doors en leur temps. Curtis a d'ailleurs plus d'un point commun avec Morrison ou même Jeff Buckley plus récemment. Le problème est désormais de faire abstraction de tout ce décorum et ne retenir que l'essentiel : la musique. Certains ne pourront pas, ne pourront plus, par manque de volonté ou malheureusement par aveuglement ou plutôt par surdité. Parce qu'il faut jeter les à-priori à la poubelle, ces foutus obstacles que la vie aime à nous imposer, parce que c'est facile d'avoir des idées préconçues. Parce que ça nous ôte le besoin de réfléchir, de se faire soi-même sa propre opinion. Et c'est aussi nier l'histoire d'hommes dans toute leur complexité et leur contradiction. Parce que Curtis, ce n'est pas que le suicide d'un homme…

La musique à... Robi

Elle s'appelle Chloé Robineau mais est plus connue sous son nom de scène Robi. Elle vient de remporter le prix Georges Moustaki qui récompense l'album indépendant et/ou auto-produit de l'année mais surtout elle est la chanteuse et la révélation à papa 2014. C'est même vous qui l'avez élue. Elle s'exprime aujourd'hui en répondant aux questions habituelles de papa. Un grand merci à elle, en lui souhaitant plein de belles choses pour la suite...

Enfance musicale
Essentiellement du blues, du Jazz vocal, Ella Fitzgerald, Nina Simone ... et de la chanson, Brel, Brassens, Barbara, Férré ... 

Premier disque
Je crois me souvenir que c'était "Nevermind" de Nirvana, et "Tostaky", le même jour, je devais avoir 13 ans. 

Premier concert 
Ma foi ... JJ Goldman, à Dakar, en plein air, j'avais 9 ans, je me souviens avoir été très impressionnée si je dois être honnête.
Plaisir honteux 
JJ Goldman justement. De 9 à 10 ans.


Déclic musical
La puissance de B…

Alpaca Sports - Sealed With A Kiss

Le titre "Sealed With A Kiss" me rappelle la reprise d'un standard de la variété américaine des années 60 par le tristement célèbre boy scout Jason Donovan et copain à l'époque d'une Kylie Minogue qui ne mettait pas encore de mini short. Nous vivions une période bénie où des filles naïves comme Mélody avec "Y a pas que les grands rêvent" était l'idole des plus jeunes. Aujourd'hui, les enfants mûrissent sans doute trop vite et Stromae n'est pas loin d'envahir les cours de maternelle. Les plus âgés n'étaient pas plus gâtés et avaient d'ailleurs droit à la reprise en français de C. Jérôme, "Derniers Baisers" dans le texte. Avec de tels souvenirs, les suédois de Alpaca Sports ne partent pas dans des circonstances favorables. Pourtant, leur album, s'il se situe dans le même registre littéraire plutôt mignon, se rapproche musicalement beaucoup plus des Pains of Being Pure At Heart par exemple. Voilà, il fallait s'y a…

Festival Fireworks - of Montreal (+Calvin Love) - Paris, Le Trabendo - 23 février 2014

Une chose à retenir pour la prochaine fois : il vaut mieux arriver en avance au Trabendo. Car les portes ne s'ouvrent que peu de temps avant le début des concerts et la queue s'allonge assez rapidement. Surtout quand la première partie est aussi revigorante que ce canadien de Calvin Love. Le gars, en plus d'avoir une belle gueule et de posséder un évident charisme est doté d'un très bon jeu de guitare. Sa musique assez variée et plutôt dansante n'est pas dégueulasse non plus. On pense surtout à son compatriote Mac Demarco, mais en version électronique. Pas de rots sur scène, Calvin se la joue quand même plus distingué. Bref, l'entrée en matière idéale pour le plat de résistance of Montreal.

C'est bien simple, ceux-là, je vais régulièrement les voir, dès que j'en ai l'occasion. Car je ne suis jamais déçu. Même s'il faut bien avouer que leurs derniers disques sont en retrait de la grande époque et de l'apogée que restera sans doute "Hi…