31 juillet 2013

Mon Rock en Seine

Je ne sais pas encore si j'irai à Rock en Seine cette année, tout dépendra de mes congés et aussi de où je serai ce week-end là. Pourtant, force est d'avouer que l'affiche, cette année, m'emballe plus que de coutume. Surtout la journée du vendredi. Dommage car c'est la seule qui oblige à poser une journée auprès de son employeur. Pas grave, je vais faire comme si j'y allais, histoire de vous parler au passage de quelques nouveautés 2013. Comme pour beaucoup de festivals, Rock en Seine impose de faire des choix, car plusieurs concerts se déroulent en même temps. Voici donc ce que pourraient donner mes trois jours à Saint-Cloud. On commence de bonne heure, à 16h15, le vendredi avec Savages, un groupe de filles qui pratiquent un post-punk particulièrement abrasif dans la lignée des glorieux aînés. On pense notamment à Siouxsie. Pas mal, surtout quand on sait que ces britanniques sont emmenées par une chanteuse...française, ancienne membre de John and Jehn. 

Ensuite, direction la Grande Scène sans tarder avec les écossais de Belle and Sebastian. Content de revoir la formation de Stuart Murdoch chez nous, même si le groupe n'a sans doute plus l'attrait qu'il pouvait avoir il y a encore une dizaine d'années. On poursuit avec la douceur de Daughter, énième clone des Cocteau Twins. Pas franchement indispensable, mais agréable, surtout si le temps est au beau. Puis, arrive le premier dilemme : Tame Impala ou Johnny Marr ? Celui-là est vite entendu à l'écoute de leurs derniers disques respectifs. L'album des australiens, même s'il ne m'a qu'à moitié convaincu est bien supérieur au rock pataud de l'ex-guitariste des Smiths, qui ressemble à du mauvais Oasis, c'est dire qu'on est à des années-lumière de la pop qu'il produisait avec son ex-acolyte Morrissey. Le deuxième dilemme est autrement plus compliqué : DIIV ou Alt-J ? Deux de mes disques préférés de 2012. Mais, pour avoir déjà vu les deux groupes sur scène l'année dernière, j'aurais une légère préférence pour les premiers dont la musique ne perd rien de sa saveur en live. Enfin, dernier choix du jour : Franz Ferdinand ou The Pastels ? Deux formations écossaises au succès diamétralement opposé. Là, tant pis pour la tête d'affiche de la première journée, si je viens à Rock en Seine, ça serait en grande partie grâce au magnifique "Slow Summits" des seconds. Après ça, on peut déjà partir ou alors en profiter pour aller manger et boire un coup tout en écoutant la belle Alex Hepburn, au nom prestigieux mais à la musique assez inoffensive et enfin le tatoué Hanni El Khatib qui devrait finir la soirée sur une note plus explosive. Son rock vitaminé pourrait aisément se montrer plus addictif en concert qu'en studio. !!! (Chk Chk Chk) peuvent constituer une belle alternative au californien d'origine philippine, dans un style aussi pêchu mais plus électro. Mais j'aurais déjà vu ceux-là à la Route du Rock. Le samedi est moins prolifique pour moi en terme d'attentes, mais ce n'est pas une raison pour arriver plus tard. Les espagnols de Hola A Todo El Mundo, au nom prédestiné à ouvrir le bal, sont dès 16h15, l'une des curiosités de la journée à ne pas rater.
 
Eugene McGuiness et sa new-wave pourrait ensuite faire guincher les festivaliers sur la Grande Scène. Puis, ce sont les biarrots azimutés de La Femme dont l'aura scénique n'est plus à démontrer, à défaut d'avoir sorti un disque mémorable.

Les éternels apprentis Jesus and Mary Chain de Black Rebel Motorcycle Club seraient devenus meilleurs en live que sur disque. L'occasion d'aller vérifier. Puis, on enchaîne avec les punks de Wavves, bien capables de nous refaire le coup des frangins Gallagher, en se foutant sur la gueule. Mais s'il n'en est pas moins réussi que le premier, leur deuxième album plus formaté et moins punk pourrait nous faire penser qu'ils se sont maintenant assagis. Pas sûr d'être prêt à vivre l'expérience Nine Inch Nails, j'opterai après, pour la découverte plus légère de Jackson et de son groupe d'ordinateurs. Après ça, on peut déjà s'en aller ou attendre patiemment la prestation du buzz français de l'année 2013, Fauve. Par curiosité. Mais la curiosité est un vilain défaut, alors c'est à vous de voir.

Le dimanche, c'est encore plus tôt (15h15) qu'il faudra venir pour aller écouter la power pop de Surfer Blood, ça n'invente rien, mais ça rivalise sans problème avec le meilleur Weezer. Ce n'est pas si mal.

Ensuite, c'est plutôt calme et on regretterait presque d'être arrivé d'aussi bonne heure. Mais bon, s'il fait beau, c'est l'occasion de se prélasser une bière à la main. On revient alors plutôt pour écouter l'indéboulonnable et toujours fringant Eels que les anglais de Is Tropical, moins allumés que leurs clips voudraient bien montrer, même si leur deuxième mouture s'avère nettement supérieur à la première. Puis, ce sera le tour d'aller juger le talent de Parquet Courts dont le disque est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs de 2013 en matière d'indie rock. Même si je reconnais que "Light Up Gold" est plutôt bien foutu, je reste encore sur ma faim. A l'heure de la pause sandwichs, on pourra se pencher discrètement sur la folk gentillette de Lianne La Havas, répérée par Bon Iver. Puis, on ira craintivement jeter une oreille sur un énième buzz, Churches, pas sûr que ça passe l'été, même si le disque est prévu cet automne. Tout ça, pour patienter jusqu'à la dernière prestation attendue de la soirée, celle de Tricky. Bon, autant le dire tout de suite, je ne suis pas accro à sa musique, mais le bonhomme possède un charisme indéniable et un univers singulier et je serais curieux de voir le rendu scénique. Voilà, il ne me reste plus qu'à bloquer définitivement mon week-end (mon vendredi seulement?) pour réaliser en vrai ce programme qui, au final, regorge de choses sympathiques. 

11 juillet 2013

Youth Lagoon (+ A Grave With No Name) - Le Trabendo, Paris - 8 juillet 2013

L'été pointe le bout de son nez et nos vacances deviennent enfin une réalité. Ayant confié les enfants aux papy et mamie, à nous les sorties et les concerts ! Nous voici donc au Trabendo. Je ne me rappelle pas exactement la dernière fois où nous y sommes allés, mais je ne me souviens pas qu'il y avait alors une terrasse. Même si l'environnement du parc de la Villette n'est pas ce qui se fait de plus esthétique, dû en partie au fait que juste à côté, la nouvelle salle devant accueillir l'orchestre philharmonique de Paris est en travaux, il est agréable de pouvoir profiter du soleil. D'ailleurs, on en oublierait presque ce pourquoi nous sommes venus : écouter de la musique. La première partie commence déjà son set que nous sommes encore dehors. Nous nous réfugions donc rapidement à l'intérieur pour entendre A Grave With No Name, un nom qu'on n'espère pas prémonitoire pour eux. Ces Londoniens sont la nouvelle signature de l'excellent label clermontois, Kütu Folk. Leur look tout en jean du chanteur - casquette, veste et short, quand même - montre bien les influences. Elles sont à aller chercher du côté des années 90  : Nirvana, pour les moments les plus bourrins et faciles, Sparklehorse pour les meilleurs. Le son n'est pas très bon. Dommage, car à l'écoute de l'album, on sent pourtant qu'il y a du potentiel. Le groupe, un poil fâché par les problèmes techniques, lâche l'affaire rapidement. Dans tous les cas, il leur reste encore l'essentiel à acquérir : dépasser leurs influences pour se forger une identité propre.

De style, Youth Lagoon, alias Trevor Powers, n'en manque assurément pas. Avec son look quelque part entre le jeune Dylan avec lequel il partage au moins la même voix de canard et un Syd Barrett moderne, moins barré et plus décontracté, il est un habile faiseur d'ambiances psychédéliques. L'inconvénient majeur, c'est la voix donc, pas toujours maîtrisée et parfois difficilement supportable et la structure des morceaux toujours semblable. On commence invariablement par un passage chanté assez calme. S'ensuit alors le coeur tant attendu de la chanson, le partie instrumentale mélodiquement fulgurante, puis la fin qui redevient paisible, mais dont tout le monde se fout et qui se retrouve du coup, bien souvent couverte par les applaudissements. Malgré ces défauts, j'ai été agréablement surpris par la prestation de Youth Lagoon, montrant sur scène une énergie qui ne paraissait pas évidente à l'écoute des disques. En parlant d'albums, je me dis d'ailleurs que je devais être un des seuls présents ce soir à préférer le dernier en date. La plupart des spectateurs réagissaient nettement plus aux anciens morceaux qu'aux nouveaux. Notamment, ce sympathique couple près de nous qui n'arrêtait pas de se bécoter dessus. Le gars avait d'ailleurs une admirable façon de se mouver, faisant preuve d'une souplesse peu commune. Enfin, bref, Youth Lagoon a confirmé son statut de valeur montante, même si dans le même genre dream-pop, Beach House demeure supérieur.

9 juillet 2013

Holden - Sidération

Sur la pochette : un tourbillon, un vertige, comme celui de Hitchcock, mais pas de ceux qui donnent des sueurs froides. Non, un de ceux qui, paradoxalement, apaise. Telle est la musique de Holden, cet envoûtant duo français composé de Armelle Pioline et Dominique Depret alias Mocke, rejoint ici par le batteur Emmanuel Mario. Plus encore que sur leurs précédents disques, le groupe a su trouver un style rien qu'à lui. Ou plutôt, il apparaît aujourd'hui plus affirmé que jamais. Cette pop sinueuse dans tous les sens du terme : la voix douce et chaude qui égrène de (tristes?) vérités mais toujours de manière éthérée ("mais moi, je fais l'amour avec ces gens-là, qu'on appelle des hommes comme on n'en voit pas"), la guitare discrètement aventureuse et constamment enveloppante. Il n'y a rien d'évident derrière cette pop-là.
Pas étonnant qu'on y entende une phrase comme "Car maintenant je n'aime que les routes en col, les chemins de glisse et les pentes folles". Quand on se délecte d'une mélodie directe et efficace comme au beau milieu de "B&B", celle-ci ne dure jamais longtemps, elle s'enfuit honteuse ailleurs rechercher d'autres saveurs moins immédiates. Malgré la récente sortie d'une compilation, "L'essentiel", le groupe peine encore à réaliser un nouveau disque. Celui-ci a dû se faire grâce aux généreux dons des internautes. Heureusement, pour ces personnes-là, Holden est déjà devenu un ami pour la vie, à l'image de Holden Caulfield, le fameux "attrape-coeur".

"C'est pas des mots" :

"Rapproche-le (ton amour)"

Album en écoute sur Deezer.

6 juillet 2013

Leonard Cohen - Chelsea Hotel #2 (1971)

Pour moi, cette chanson demeure une énigme. Pour plusieurs raisons. Je ne sais pas pourquoi c'est sans doute ma préférée de Cohen. Ce n'est pourtant pas la plus connue, la plus marquante. Elle n'apparaît que dans un disque ("New Skin For The Old Ceremony") considéré comme plutôt mineur de la carrière du maître. Mais c'est la chanson qui m'a fait aimer vraiment l'artiste. Entendue chez Bernard Lenoir, au milieu des années 90, perdue entre les nouveautés de l'époque, cette musique minimaliste, cette voix profonde m'avaient immédiatement touché. Il n'y en a pas beaucoup à vous procurer d'aussi intenses émotions avec si peu. Cohen est un génie, ce n'est plus à démontrer. Mais il faisait partie de la vieille garde et je ne jurais alors que par la musique de ma génération. J'ai pourtant enchaîné en achetant le "Greatest Hits" que j'ai usé jusqu'à la corde. Le monsieur avait supplanté un temps le reste de ma discothèque. "Chelsea Hotel #2" est aussi l'histoire de la brève rencontre entre deux stars de la musique des années 60 : Janis Joplin et Leonard Cohen. On a beaucoup glosé sur le fameux "giving me head on the unmade bed". Le chanteur s'est même excusé sur cette "sortie de route" qui allait quelque peu à l'encontre de ses principes, nous permettant pour une fois de rentrer dans sa vie la plus intime. Mais les paroles montrent bien le climat de l'époque et en ça, Joplin en est l'un des archétypes les plus marquants. Elle semblait être de tous les combats, pour lutter contre toutes les atteintes aux libertés, quelles qu'elles soient. On devine à travers la chanson, que Cohen aurait peut-être aimé juste un peu d'amour. Il était déjà de la vieille garde. D'aucuns diront que c'est aussi pour ça que lui, sans mauvais jeux de mots, a nettement mieux vieilli, ou tout du moins survécu.
Il y a quelques semaines, lors d'un séjour à New-York, je suis allé sur les lieux même de la rencontre. Cet hôtel mythique, qui a vu passer un nombre considérable d'artistes en tout genre et vu naître quelques chefs d'oeuvre. Le Chelsea Hotel était en travaux, au beau milieu d'une de ces larges avenues dont seuls les Américains semblent avoir le secret. Difficile d'imaginer pour un Européen en 2013 quelle pouvait être l'effervescence artistique qui y régnait plus de quarante ans auparavant. Non pas que la légende avait pris du plomb dans l'aile, juste que de l'extérieur, le bâtiment semblait ne rien vouloir montrer, ne rien dévoiler de ses secrets et de son lourd passé. Parfois, il est aussi bon de ne pas avoir toutes les clés. De pouvoir garder libre cours aux différentes interprétations. De ne pas savoir ce qui se passe derrière les portes closes.

I remember you well in the Chelsea Hotel,
you were talking so brave and so sweet,
giving me head on the unmade bed,
while the limousines wait in the street.
Those were the reasons and that was New York,
we were running for the money and the flesh.
And that was called love for the workers in song
probably still is for those of them left.

Ah but you got away, didn't you babe,
you just turned your back on the crowd,
you got away, I never once heard you say,
I need you, I don't need you,
I need you, I don't need you
and all of that jiving around.


I remember you well in the Chelsea Hotel
you were famous, your heart was a legend.
You told me again you preferred handsome men
but for me you would make an exception.
And clenching your fist for the ones like us
who are oppressed by the figures of beauty,
you fixed yourself, you said, "Well never mind,
we are ugly but we have the music."

And then you got away, didn't you babe...

I don't mean to suggest that I loved you the best,
I can't keep track of each fallen robin.
I remember you well in the Chelsea Hotel,
that's all, I don't even think of you that often.

3 juillet 2013

Murat - The Men - The Spinto Band - These New Puritans - Wave Machines

Nouvelle sélection de disques sortis en 2013 qui, s'ils ne m'ont pas tout de suite tapé dans l'oreille, méritent que j'en dise quelques mots. Parce que mine de rien, j'y suis revenu quelques fois depuis leurs sorties. Parce qu'ils n'ont peut être pas dit leur dernier mot et pourraient même carrément s'imposer sur la longueur. Rien ne sert de courir, comme dit le fameux adage.

Jean-Louis Murat - Toboggan
On commence par un chanteur bien de chez nous avec l'indécrottable auvergnat de Murat. Son dernier disque a la classe de ses meilleurs. A l'opposé du caractère bien trempé de son auteur, sa musique affiche plus que jamais une tranquille sérénité ("Amour n'est pas querelle"). La mélancolie est encore présente, mais presque détachée. ("J'ai tué parce que je m'ennuyais") Bref, de belles mélodies, de beaux textes : ce "Toboggan" glisse tout seul. La routine, vous diront les fans.


The Men - New Moon
Ce groupe américain au nom tout simple fait une musique moins évidente qu'il n'y parait de prime abord. Leur rock braillard et couillu donc, est suffisamment varié pour qu'on y revienne, surtout qu'ils ont bien évolué depuis leur premier essai "Open Your Heart" qui ne m'avait pas franchement convaincu. Et puis, le jouissif morceau final, le bien nommé "Super Moon" et son orgie sonore, est le genre de trucs qui me ferait presque aimer les guitar heroes, c'est dire...


The Spinto Band - Cool Cocoon
Sans être aussi fort que leur premier disque au titre justifié, "Nice And Nicely Done", ce nouvel essai des Spinto Band aurait sans doute mérité plus d'attention. Abandonnant leur côté survitaminé, les Spinto Band nous concoctent une pop plus raffinée mais tout aussi mélodieuse. Après quelques années de dénigrement du fait d'un deuxième album plus que dispensable, cela fait plaisir de constater qu'un ancien groupe adoré n'est pas mort.


These New Puritans - Field Of Reeds
Ceux-là sont définitivement en marge : trois albums et autant de styles différents. Ce "Field Of Reeds" prend son temps, accepte même les silences là où ses prédécesseurs voulaient combler chaque seconde, chaque vide. Pourtant, il n'y a encore rien d'évident ici. Une musique exigeante, aventureuse, qui cotoie aussi bien Radiohead, Robert Wyatt que Talk Talk. La première écoute s'avère déroutante, voire repoussante et puis on réessaie. Même si, pour l'instant, je n'ai pas encore vraiment succombé, comme ce fut le cas du "Hidden" de 2010. Mais, depuis ce que j'ai dit sur le dernier Bertrand Belin - que je regrette -, je préfère rester prudent. Des fois qu'un changement d'avis finirait par s'opérer. En tout cas, un titre comme "Fragment Two" m'a instantanément séduit.


Wave Machines - Pollen 
Voilà une autre formation qui, sans crier gare, poursuit son bonhomme de chemin, en modifiant habilement sa recette. Si ce "Pollen" est moins tubesque et immédiat que "Wave If You're Really There", il est aussi plus affiné, plus affirmé. Délaissant le côté dansant de leur musique pour une approche plus introspective, les Wave Machines, moins en phase avec leur nom, font désormais plus vibrer au dedans qu'au dehors.

1 juillet 2013

Hooded Fang - Gravez

Troisième album en presque autant d'années pour ces canadiens gentiment déjantés. Je les avais remarqués au moment de leur précédent "Tosta Mista", grâce à l'aimable contribution d'un lecteur, un dénommé Olivier - merci à ses oreilles. J'avais même fait, dans la foulée, de '"Brahma", une de mes chansons préférées de 2012. Ici, on retrouve les mêmes bases : "The Jesus And Mary Chain en chemises de surfeurs" comme l'écrit le magazine Uncut. On ne saurait mieux dire. Du garage pop en quelque sorte, qui n'oublie jamais d'être mélodique, comme sur le single "Graves", d'une efficacité imparable. Essayez donc, vous aurez bien du mal à résister.On oublie bien souvent les canadiens quand il s'agit de musique fun et cool. Comme si au pays de Céline Dion et du couple Butler / Chassagne - un nouveau disque d'Arcade Fire est d'ailleurs en route avec un certain James Murphy à la production : miam, miam - , il n'y avait pas de place pour la fantaisie.
Hooded Fang prouve le contraire et même si le bon goût de l'artwork est contestable, le groupe fait déjà partie de ces formations agréables à écouter. Ils pourraient même devenir, à leur niveau, ce qu'on appelle communément une valeur sûre. Dans le milieu très éphémère du rock indé, ce n'est pas si fréquent.

Clip de "Graves" :

Clip de "Ode to Subterriana" :

Clip de "Bye Bye Land" :