Accéder au contenu principal

Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain

L'annonce de la programmation du festival des Transmusicales est chaque année l'occasion de formidables découvertes musicales, en dehors des sentiers battus, de tout buzz et de toute hype. Jean-Louis Brossard est un de ces hommes qui, malgré les années, fonctionne encore et toujours au coup de coeur. Chaque nouvelle affiche du festival Rennais fait aussi la démonstration des goûts éclectiques du monsieur. Les formations programmés viennent de tout horizon géographique et musical. Cette semaine, j'ai décidé de parler justement de groupes qui seront début décembre dans la capitale bretonne. Des albums sortis depuis quelques mois déjà, dans l'anonymat, et qui méritent qu'on s'y arrête. Des curiosités. Des fortes personnalités. Comme ce duo anglais, Public Service Broadcasting, qui pratique une drôle de musique entre rock et électronique, dont les paroles sont extraites de vieux films publicitaires. On pense parfois au sublime "Peace And Tranquility To Planet Earth" des regrettés Roudoudou pour le côté le plus sucré et mélodique. Et puis, parfois, cette façon de ne pas chanter, de scander rappelle Mark E. Smith et The Fall (notamment sur "Signal 30"), surtout quand la guitare se fait plus rageuse. 
On se retrouve au final devant un de ces ovnis sonores dont on ne sait pas encore s'il fera long feu. Les paris, c'est risqué mais c'est la philosophie de (papy) Brossard - oui, je sais, c'est facile... En tout cas, moi, je suis prêt à miser sur le fait que leur public va très rapidement s'élargir. Ecoutez donc l'excellent "Everest", c'est quand même autre chose que le disque du même nom des belges de Girls in Hawaï qui sort cette semaine, non ? D'ailleurs, j'y retourne. Parce que "informer, éduquer et divertir", en voilà un joli programme !

Clip de "Spitfire" :

Clip de "Everest" :

Album en écoute sur Deezer.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Iggy Pop - Post Pop Depression

Après la mort de l'icône Bowie, c'est plus fort que nous, on essaie de faire le point. Que sont devenus nos idoles ? Ces modèles, ces personnages incontournables de l'histoire du rock. Ces artistes qui ont su traverser les générations, en restant aujourd'hui encore des références pour les plus jeunes. Iggy Pop est évidemment de ceux-là. Même si la figure tutélaire du punk, l'iguane, a pris du plomb dans l'aile depuis pas mal d'années, jusqu'à apparaître dans des spots publicitaires, en parodie de l'éternel rebelle. Comme s'il était le seul à parler à tout le monde dans les chanteurs dits un tant soit peu transgressifs. Mais l'époque de "I Wanna Be Your Dog" ou autres "Penetration" est bien révolue. Le monde a changé, plus très apte à s'offusquer à la première chanson un peu trop crue écoutée. Iggy lui même a vieilli, il l'avoue. Il ne se sent pas rivaliser avec la nouvelle génération. D'ailleurs, où est la re…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Baxter Dury - Prince of Tears

Revoilà Baxter, fils de, et petit prince d'une pop douce-amère aux intonations cockney. Dès les premières notes de "Miami", on reconnait son style si caractéristique, son côté dandy cynique et passablement misanthrope. Dury est adepte de l'humour British : cacher sous une apparente nonchalance (et sans doute quelques verres d'alcool) une profonde mélancolie. Depuis la terrible "Happy Soup", le chanteur est un habitué de mes tops de fin d'année. Ce "Prince of Tears" ou l'éternel sujet du comment se sortir par la musique d'un douloureux chagrin d'amour, devrait ne pas déroger à la règle. Ce disque n'a finalement qu'un seul défaut, celui d'être trop court. Il s'y dégage cette habituelle impression de facilité, comme si ces mélodies allaient de soi. Un peu comme Gainsbourg, dont l'anglais n'a jamais été aussi proche, en son temps. Les arrangements font régulièrement penser à l'auteur de "Melody Nel…