28 mars 2012

Breton - Other People's Problems

Les anglais reprennent la main. Après quelques années marquées par la domination tant au point de vue quantité que qualité de la "Brooklyn Touch" en provenance de la Grosse Pomme, la perfide Albion se rebelle au sens propre comme au figuré et revient sur le devant de la scène rock. La riposte a d'abord été initiée par Manchester avec WU LYF l'année précédente. Cette fois-ci, c'est de la banlieue nord de Londres que la contestation fait rage avec les nouveaux encapuchonnés - décidément très à la mode ! - de Breton. Les influences sont du coup plutôt à aller chercher du côté du rap et de l'électro. Comme souvent dans ce genre de cas où un groupe souhaite, dès le premier jet, rassembler ses nombreuses influences, l'ensemble demeure assez inégal. Toutefois, leur premier album, le très attendu "Other People's Problems" contient au moins trois morceaux de bravoure : "Edward The Confessor", tube évident dans l'esprit de The Streets, en plus violent, hâbleur, bande son idéale d'une époque tendue où le moindre fait divers semble pouvoir tout faire basculer; "Jostle" et son introduction façon dancefloor et sa conclusion furibarde et enfin le tonitruant "Wood And Plastic" qui justifie à lui seul n'importe quel buzz entourant le groupe.
En 2 minutes trente à peine, les londoniens assènent un morceau qui tabasse sévère et donne une irrésistible envie d'appuyer sur "Replay", à défaut de tout envoyer promener. On oubliera donc les quelques maladresses récurrentes à ce type de premier exercice et on retiendra au moins une chose : ces Bretons-là sont déjà grands.

Clip de "Edward The Confesssor" :

Clip de "Interference" :

Clip de "The Commission" :

Album en écoute intégrale sur Deezer.

1 commentaire:

  1. Moi qui m'attendais à ne pas aimer (surtout après leur EP Blanket Rule bordélique) me surprends à avoir l'oreille intriguée à l'écoute de ce disque prometteur. Avec des échos de Weding Present, The Fall ou même post-rock à la Battles, une galette plus qu'intéressante :)

    Et puis Roman Rappack le leader qui avoue sa fascination pour Hitchcock, ne peut pas être un mauvais gars ! : )

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