29 juillet 2011

The Wild Swans - The Coldest Winter For A Hundred Years

Les années 80 reviennent en force, ce n'est plus un secret pour personne, et avec elles, son cortège de reformations. Même d'obscurs groupes refont leur apparition, comme The Wild Swans. Bon, je ne vais pas faire mon malin (pour une fois :), je n'avais jamais entendu parler d'eux. Pourtant, ils ne sont pas nés de la dernière pluie et se sont formés au tout début des années 80. Ils viennent de Liverpool et peuvent être rattachés à toute la scène locale de cette époque-là, de Echo And The Bunnymen aux Pale Fountains en passant par les Teardrop Explodes. Paul Simpson, leur leader, officiait d'ailleurs derrière les claviers de la bande de Julian Cope avant de quitter le navire pour voguer avec ses Wild Swans. Le groupe a eu plusieurs vies et n'a finalement sorti que très peu de disques (3 + 1 compilation) en plus de 30 ans de carrière. Il aura fallu attendre 2 ans depuis le retour de la formation liverpudlienne pour voir paraître "The Coldest Winter For A Hundred Years". 
Les excellents singles "The Liquid Mercury" et "English Electric Lightning" divulgués entre temps sont d'ailleurs présents sur l'album. Preuve si besoin était que les cygnes sauvages savent prendre leur temps. Simpson pense que ce nouveau disque savamment modelé, pourrait être leur meilleur : ça tombe bien car il sonne comme si le temps s'était arrêté, avec ces guitares aux arpèges clairs et cette voix qui n'est pas sans rappeler, qui celle d'un Lloyd Cole, qui celle d'un Luke Haines. Le tout est léger, délicieusement désuet, faisant la part belle aux glorieux ancêtres du cru ("My Town"). On croyait le secret de ce son là définitivement enfoui. Merci aux Wild Swans de nous avoir réouvert la boîte à souvenirs...

27 juillet 2011

Bertrand Belin - Festival FNAC Live - Place de l'hôtel de ville de Paris - 24 juillet 2011

C'est l'été et rien de tel que d'écouter un peu de musique en plein air, histoire de profiter des quelques maigres rayons de soleil. Effectivement, dimanche aura été l'une des seules journées potables de la semaine dernière.  ça y est, je me mets à parler du temps qu'il fait, à croire qu'en cette période estivale, plus rien d'autre ne compte vraiment et toute vie s'arrête ou presque. Après la radio rock Oui FM, c'était en tout cas au tour de la FNAC - séquence publicitaire - de faire son festival en proposant au public et touristes parisiens, dans le cadre de Paris Plage, quelques concerts de musique française ou assimilée. J'avais noté deux concerts sur mes tablettes : celui de Cascadeur le vendredi soir et donc Bertrand Belin en fin d'après-midi, dimanche. Pour Cascadeur, j'ai longuement hésité et puis, la météo, la flemme d'une fin de semaine de travail m'en ont dissuadé. Avec le recul, je ne regrette pas vraiment, tellement la durée accordée à chaque artiste pendant ce festival semble réduite à la portion congrue. Bertrand Belin n'aura joué en tout et pour tout que 20 minutes, à peine plus. C'est peu et pas assez pour mettre en place une quelconque ambiance. De toute façon, sa pop de chambre n'est pas vraiment faite pour ça, les grands rassemblements. Les quelques titres de son dernier et excellent album "Hypernuit" sont alors joués façon western, avec guitare électrique sautillante de rigueur, histoire de chauffer un poil la foule de badauds présents sur le parvis de l'hôtel de ville. Il fait beau et c'est si rare en ce moment que les touristes préfèrent plutôt en profiter sur les fausses plages installées le long de la Seine que plantés devant un chanteur français à la musique doucement mélancolique et aux paroles absconses. Ne pas se fier à son patronyme, Belin n'est donc pas le genre d'apéritif qui plaît au plus grand nombre. Lulu, pas chienne, a quand même applaudi la prestation du "monsieur qui joue de la guitare"... avec ses boules Quiès bien vissées dans les oreilles. En bref, ce n'était certes pas le cadre, ni le confort d'écoute idéale, mais ce fut une sympathique occasion de réentendre des morceaux du meilleur disque de chanson française de 2010.

"Hypernuit" sur France 3 dans "Ce soir ou jamais" :

25 juillet 2011

Mes indispensables : Radiohead - Amnesiac (2001)

Après les Talking Heads, voici un autre groupe à avoir (le privilège de?) trois disques classés parmi les indispensables de papa : Radiohead, évidemment. Ceux-ci sont malheureusement redescendus de leur piédestal avec leur dernier et décevant "The King Of Limbs". Si ce disque est considéré par certains, après deux albums plus accessibles, comme un salutaire retour à l'expérimentation et à la prise de risques des petits gars d'Oxford, l'inspiration semble pour une fois tourner un peu à vide et les chansons en rond. Ce qui était loin d'être le cas avec "Amnesiac", deuxième volet du virage à 90° effectué par le groupe, suite au succès commercial et critique unanime de "OK Computer". Comme son prédécesseur, cet album ressemble à une sorte de fuite en avant. Les anglais ne paraissent plus contrôler tous les effets produits par leur musique et laissent leurs idées vagabonder au fil des morceaux. Au risque de dérouter leurs fans, ils tournent définitivement le dos à la pop et subissent dans le même temps l'influence grandissante de l'électro mais aussi du jazz.
Plus encore que son jumeau "Kid A" sorti l'année d'avant,  "Amnesiac" est un disque qui se mérite, mais qui une fois qu'on s'en est imprégné, vous hante et vous transporte littéralement. Il contient notamment quelques unes des plus belles chansons de Radiohead : "You And Whose Army", "Knives Out" ou encore le sublime morceau final "Life In A Glasshouse". La troupe de Thom Yorke n'a alors plus d'équivalent et fait ce que bon lui semble. Coldplay est pourtant arrivé entre temps mais cherche à copier tout en étant bien loin d'égaler la puissance émotionnelle de "The Bends". Trois albums de retard : un gouffre. La différence entre une mode passagère et une oeuvre construite pour durer, entre un aimable groupe pop-rock de bande FM et une formation que même les jazzmen les plus renommés citent et reprennent. Définitivement unique. 

Clip de "Pyramid Song" :

Clip de "I Might Be Wrong" :
Clip de "Knives Out" :


21 juillet 2011

Mes indispensables : Talking Heads - Fear Of Music (1979)

Oui, je sais, c'est déjà le troisième disque des têtes parlantes présent dans mes indispensables. Oui, mais voilà il m'est quasi impossible de les dissocier et d'en citer un plus que les autres, car chacun de "77", "Remain In Light" et donc "Fear Of Music" vient apporter sa pierre à l'édifice, dans un style bien différencié. Il reste malgré tout une constante, celle d'une musique à la fois profondément cérébrale et travaillée tout en étant incroyablement dansante. Et des groupes capables ainsi de parler de manière aussi immédiate à la tête et aux jambes, il y en a très peu. "77", c'est sans doute le plus instinctif des 3, le plus évident. "Remain In Light" est le plus novateur, celui avec lequel ils ont fait figure de précurseurs en matière de métissage sonore, proposant un habile mélange de pop-rock anglo-saxonne et de rythmes africains. Que seraient les Vampire Weekend ou Fool's Gold sans ce disque ? Et puis, donc, il y a "Fear Of Music" et sa suite de titres courts, ne contenant bien souvent qu'un seul mot et dont chacun fait référence à des thèmes particuliers : "Air", "Heaven", "Animals", "Drugs", "Cities", etc. Les paroles de Byrne sont toujours aussi surréalistes comme "I won't care animal's advice" sur le grandiose "Animals", ou "Heaven, heaven is a place, a place where nothing, nothing ever happens" sur le lancinant "Heaven", réplique absurde du "Heroes" de Bowie.
Cet album est en tout cas la première vraie réussite du tandem Eno-Byrne - je trouve le précédent "More Songs About Buildings And Food" pas complètement abouti et manquant de peps. La world music est encore en stand-by, même si "I Zimbra" l'évoque déjà largement. Contrairement à son titre, "Fear Of Music" est pourtant typiquement le genre de disques inclassables, qui, une fois apprivoisé, vous fait aimer la musique. Mais "Love Of Music" n'aurait assurément pas correspondu à l'univers un brin dérangé des auteurs de "Psycho Killer".

18 juillet 2011

The Victorian English Gentlemens Club - Bag Of Meat

Cela déjà un petit moment que j'avais envie de jeter une oreille plus attentive sur la musique de ce trio venu tout droit de Cardiff. Hugo Cassavetti, qui officie depuis des années chez l'ami Lenoir, en dit en effet du bien, dans les colonnes critiques de Télérama, à chaque nouvelle sortie de disques des gallois. Mariant habilement les rythmes martiaux empruntés à la vague post-punk et les envolées lyriques dignes de Arcade Fire, on se dit que The Victorian English Gentlemens Club pourraient un jour décrocher la timballe. Mais leur musique est encore trop tordue pour embrasser un public très large et ce nouveau "Bag Of Meat" n'échappe pas à la règle. Tantôt réjouissant quand il évoque le meilleur des Pixies ("Lost My Face In A Fast Car Race"), tantôt fatigant quand le groupe fait plus penser à de banals et besogneux tâcherons du rock ("Pistol Whipped", "Card Trick With A Chimp"), ce nouvel album ne convainc pourtant pas entièrement.
Vous l'aurez compris "Bag Of Meat" n'est pas un disque mémorable, mais sa diversité et son étrangeté lui permettent d'avoir une durée de vie plus qu'honorable. Le groupe en continuant de tracer son sillon un peu en marge, demeure attachant. Il lui reste donc encore à dépasser le stade d'honnête groupe de rock indépendant pour obtenir autre chose que les notes passe-partout de 6 ou 7 sur 10 que les critiques lui attribuent bien souvent. 

Clip de "A Conservation" :

Clip de "My Imagination Can't Save Me Now" :


15 juillet 2011

Mes indispensables : Portishead - Dummy (1994)

Déjà plus que cinq indispensables à référencer ici (ben oui, j'ai prévu m'arrêter à 100, qui est, je pense, un bon chiffre, non ?) et il est grand temps de faire le tour des popotes pour écouter ce qu'il reste encore en stock et qui mérite assurément une petite bafouille. "Dummy" de Portishead donc, impensable de passer à côté, même si ce n'est évidemment pas un disque de saison (encore qu'avec ce 14 juillet pourri...). Parce qu'il est encore meilleur à chaque nouvelle écoute, parce que le chant de Beth Gibbons ferait pleurer n'importe quel être normalement constitué, parce que Geoff Barrow inventait alors un nouveau son, qui, s'il était étiqueté à l'époque comme faisant partie intégrante du mouvement trip-hop, a depuis largement dépassé le cadre étroit de cette appellation. Parce que plus que de copier-coller une recette existante, Portishead expérimentait de nouvelles bases sonores : une soul tournant au ralenti, chaude au-dedans comme au dehors; la bande originale d'un western introspectif, sans coup de feu ni escarmouche, comme si le héros semblait résigner, acceptant sa terrible situation et prenait sur lui de ne pas se venger. (Il est souvent question de vengeance dans ce genre de films, non ?) Une musique à écouter au chaud sous la couette : "Nobody loves me, it's true, not like you do". Tout est dit.
On sait depuis, que ce groupe est devenu, avec Radiohead, un des plus importants apparus ces vingt dernières années. Malgré le fait qu'ils n'ont sorti en plus de quinze ans d'existence que trois albums. Mais quels disques ! Deux sur trois sont dans mes indispensables et le dernier restant n'est autre que le préféré de maman. On pourrait aussi parler du magnifique album solo (avec Rustin Man) de la demoiselle Gibbons et des quelques projets éparses du sieur Barrow, sorte de Kubrick du rock, éternel empêcheur d'écouter en rond. On pourrait mais on ne le fera pas, parce que ce "Dummy" est déjà en soit un chef d'oeuvre. Un disque qui contient autant de chansons bouleversantes est amplement suffisant.

Clip de "Glory Box" :

12 juillet 2011

Michel Cloup (Duo) - Notre Silence

Les années ont passées depuis le mythique troisième album ("#3") de Diabologum paru en 1996, les projets se sont succédés (Expérience, Binary Audio Misfits) mais rien n'a foncièrement changé dans l'univers de son ex-leader Michel Cloup. ("Recycler cette colère, car aujourd'hui plus qu'hier, cette colère reste mon meilleur carburant") Ce sont toujours les mêmes qualités (il enfonce le "Cloup"?) : cette musique intranquille et exigeante, cette rage rentrée, cette guitare inapprivoisée, fuyante; les mêmes défauts aussi : le côté bavard, un peu verbeux, le climat lourd et pesant. C'est l'esprit du "Spiderland" de Slint qu'on retrouve ici encore, disque qui semble avoir tracé le chemin, ouvert la voie de la carrière du chanteur (depuis, il est resté dans les "cloups" ?)
"Notre Silence" a aussi des réminiscences du "Remué" d'un certain Dominique A, avec les mêmes questions en rapport avec la paternité et la filiation. ("J'étais devenu le père. Je suis redevenu l'enfant. Je ne dis rien. Je me laisse faire.") En éternel insatisfait et loin de la tendance actuelle au cynisme lâche, Cloup a conservé ce regard acerbe sur le monde. Au milieu de la reddition ambiante, sa vision paraît encore plus essentielle aujourd'hui. Une chose rassurante finalement : loin d'être devenu silencieux, le Cloup est toujours dans la bergerie...

"Le Cercle Parfait" :

8 juillet 2011

Florent Marchet - Soirs d'été OUI FM, Paris, parvis de la mairie du 3ème - 1 juillet 2011

Poussés par un ancien collègue et ami, nous avions décidé maman et moi d'emmener notre petite Lulu voir son premier concert. Bon, il y avait bien eu le festival Villette Sonique en plein air (Deerhoof et Dan Deacon, quand même), mais elle était trop petite et nous n'étions pas très attentifs, donc, ça ne comptait pas vraiment. Ce fut alors Florent Marchet, celui que l'on commence à voir un peu partout - il reviendra encore à Paris fin juillet dans le cadre du FNAC Live Festival puis au festival des Inrocks début novembre -, qui passe maintenant en radio, et dont j'avais déjà pas mal parlé ici même pour son dernier album, le toujours très bon "Courchevel". On pourra lui reprocher d'être devenu plus consensuel et commercial. Mais cela reste de la bonne variété, tendance Souchon, dans ses moments les plus paisibles. Son concert, ce soir-là, fut à l'image de sa black session de l'année dernière : plaisant. (Au passage, l'arrêt des black sessions est annoncé à la rentrée prochaine. L'émission de Lenoir ne serait en effet pas reconduite dans la grille des programmes de France Inter : triste nouvelle venant marquer la fin d'une époque... )
Lulu, bien campée sur mes épaules, avait d'abord l'air contente d'être là, applaudissant en même temps que le public, poliment - "les habitants du 3ème, c'est d'la bonne pâte" dixit Marchet lui-même -, entre les morceaux. Puis, il y eut l'intervention de Marchet, au moment de "Mon Idole", pendant laquelle il soumet des fausses lettres de fans à l'assistance. C'est toujours aussi drôle, décalé, mais ce n'est pas ce qui intéresse une gamine de deux ans et demi et notre Lucie de s'impatienter : "C'est bientôt fini...". Après un passage plus difficile où elle gesticule sur mes épaules (aïe, aïe, mon dos), arrivent enfin les titres les plus dansants de son répertoire et notamment l'excellente "Famille Kinder". Je me surprends même à chanter et ma fille de rigoler aux éclats : oui, je sais ma chérie, papa chante faux. Puis c'est déjà la fin du concert, Lucie en aurait bien pris repris, nous aussi. 

"La Famille Kinder" au palais des congrès de Loudéac en 2010 :


6 juillet 2011

Mes indispensables : Yeah Yeah Yeahs - Fever To Tell (2003)

Quand paraît en 2003, le premier disque des Yeah Yeah Yeahs, celui-ci fait l'effet d'une bombe, une locomotive lancée à toute vapeur, incontrôlable. Le groupe a déjà acquis une réputation scénique dévastatrice, renforcée par leur chanteuse, la charismatique Karen O. Les 6 premiers titres de ce "Fever To Tell" sont assénés pied au plancher, sans aucune retenue, dans une fureur toute communicative. La guitare, tel un hachoir, tranche dans la barbaque, avec une précision somme toute impressionnante. La batterie, n'est pas en reste et tape à bon escient, c'est-à-dire, un peu partout, un peu tout le temps. Et que dire donc, de la sauvageonne de service, qui s'habille comme une égérie punk de Vivienne Westwood et éructe à tout va des paroles particulièrement crues. C'est ce qu'on appelle du rock'n'roll premier degré, qui fait du bien par où ça passe. On pense bien sûr au son de la mythique scène de Detroit de la fin des années 60, des Stooges et du MC5. Passé ce déluge initial et deux morceaux un peu en retrait ("Cold Night", "No No No"), les Yeah Yeah Yeahs s'assagissent le temps de trois derniers titres où ils démontrent que même jouées tranquilles, leurs chansons tiennent assurément la route. "Maps" est un tube en puissance. 
C'est dans cette direction qu'ils continueront d'ailleurs leur carrière, au grand dam des fans hystériques de la première heure. Partant du principe honorable de ne jamais refaire deux fois le même disque, ils s'engouffrent malheureusement sur le terrain d'une pop-rock plutôt banal. Banal, ce n'est pourtant pas le premier mot qui nous vient à l'esprit, lorsqu'on vient d'assister à une prestation scénique de l'allumée Karen O et de sa bande. Au delà de l'attitude, du show et des fringues savamment étudiés que certains pourront lui reprocher, elle dégage quelque chose de brut, une énergie qui elle, semble toute naturelle. Si depuis ce "Fever To Tell", les disques des Yeah Yeah Yeahs sont devenus plus adultes, leur musique a conservé en concert cette rage  adolescente. Rock'n'roll will never die...

Clip de "Date With The Night" :

Clip de "Pin" :

Clip de "Y Control" :

Clip de "Maps" :

"Rich" en live :

4 juillet 2011

Times New Viking - Dancer Equired

Cela fait déjà 5 albums que ces jeunes américains traînent leur caboche dans les bacs des rayons rock indépendant sans que juste là, je les avais simplement remarqués. Il paraît qu'avant, leurs disques étaient mal foutus, mal produits, bricolés dans le garage et que celui-là, "Dancer Equired" est le plus propre, le mieux repassé. On retrouve en tout cas l'univers de la pop-rock lo-fi des années 90, celle de Yo La Tengo, Guided By Voices ou Sebadoh, mais avec un goût accru pour les mélodies sucrées. Pitchfork, - dont, au passage, le premier festival européen, se déroulera fin octobre à Paris - défenseur du rock sale et abrasif devant l'éternel, ne semble pas vraiment pardonner ce virage plus consensuel en leur rendant leur moins bon bulletin. Pour ma part, c'est sans doute ce qui m'a, au contraire, permis de m'y attarder au milieu du flot continu des nouveautés.
Bien sûr, ce n'est pas toujours bien joué, bien chanté, mais les oreilles aguerries savent que ce n'est pas le propre de ce genre de musique, qui prône avant tout l'amateurisme. Dans le cas des Times New Viking, il s'avère que c'était plus faute de mieux que par véritable choix, car ils démontrent en ne cachant plus leurs jolies mélodies sous des tonnes de distorsion, que, même dans le rock, un peu de soin ne nuit pas forcément. 

Clip de "Ever Falling In Love" :

Clip de "No Room To Live" :