29 avril 2010

Lightspeed Champion - Café de la danse - 27 avril 2010

On continue notre semaine concert avec cette fois-ci Lightspeed Champion au Café de la danse. Il est  responsable d'un deuxième album assez réjouissant paru cette année. J'en parlais ici.
Mais tout d'abord, en première partie, nous avons droit aux Kurran and the Wolfnotes, sympathique groupe de folk anglais. Première constatation : ce n'est pas forcément le genre de musique dont je raffole à proprement parler, car on y retrouve des sonorités blues voire country - au passage, étonnantes influences pour un groupe britannique -, le tout saupoudré d'un jeu de guitare un peu trop démonstratif à mon goût. Mais dans leur style, ils se débrouillent plutôt pas mal. En plus, ils ne sont pas franchement aidés, puisque leur guitariste principal n'a pas pu être présent. Ils ont aussi la particularité d'avoir un bassiste français, ce qui explique sans doute le fait qu'ils aient réussi à se produire à Paris sans avoir pour autant sorti un seul véritable disque à ce jour. Le chanteur vend d'ailleurs pour quelques euros leur premier EP sur simple CD-R, à la fin du concert.
Après cette honnête première partie, arrivent donc sur scène Devonté Hynes et ses trois musiciens (l'éternelle "guitare/basse/batterie") et cette première impression que le look n'est pas quelque chose de primordial chez eux : les Bill Baxter ont-ils aussi connu le succès outre-Manche ? Toujours est-il que le concert commence plutôt fort avec "Marlene", le premier single extrait du dernier "Life Is Sweet ! Nice To Meet You". Malheureusement, dès le morceau suivant, l'effet retombe presque instantanément avec le trop long et parfois un peu tarte "Midnight Surprise". Un jeune garçon assis à côté de nous (et oui, au Café de la danse, comme à la Maison de la Radio la veille, on peut rester assis toute la durée d'un concert rock), à l'allure tout droit sorti d'un épisode de "Happy Days" mais plutôt tendance Richie Cunningham que Fonzie, s'emballe pourtant en gesticulant maladroitement les bras et en dodelinant nerveusement la tête. La rangée devant nous confirme d'ailleurs cette ambiance adolescente un peu "old-school", puisqu'un jeune couple n'arrêtera pas ou presque de la soirée de se rouler compulsivement des pelles. On se regarde alors, interloqués : que nous arrive-t-il ? Pendant quelques minutes, nous avons la fâcheuse impression de ne pas être à notre place. Un petit coup de vieux nous assaille. Dommage, du coup, nous perdons le fil du concert. Lightspeed Champion continue pourtant ses impressionnants solos de guitare et ses tubes pop chantilly (à la limite de la variété parfois) en tête desquels figurent les pétillants "Madame Van Damme" et "Sweetheart". Puis le jeune homme - il n'a que 25 ans - reviendra le temps d'un court rappel et notamment d'un dernier morceau (une reprise de "I Won't Be Long" des Beatles) chanté avec une barbe de Père Noël (cf. photo ci-dessus). Il n'est que 22h - couvre-feu oblige - lorsque nous sortons rue de Lappe et impossible de se défaire de ce drôle de sentiment de ne finalement pas savoir quoi penser de tout ça.
PS : Des photos du concert sont disponibles ici.

Clip de "Madame Van Damme" :

28 avril 2010

Archie Bronson Outfit - Coconut

Oui, je sais, j'ai du retard, parce que ce "Coconut" est sorti il y a bientôt deux mois, mais il me fallait au moins ça pour digérer la chose. Car, une fois de plus, les anglais d'Archie Bronson Outfit ne font pas dans la dentelle et nous délivre un disque de rock pyschédélique, toute guitare et toute barbe dehors. Le genre de trucs qui transpire littéralement la testostérone. En plus, ça démarre sur les chapeaux de roue avec un "Magnetic Warrior" qui, d'entrée, fait immédiatement fuir tous les réticents à ce genre de musique : c'est lourd, poisseux, que dis-je, marécageux. Toujours pas de compromis donc et quelques titres qui claquent comme l'excellent single "Shark's tooth" ou encore "Hoola". Le son se fait plus électro, production Tom Goldswhorthy (DFA Records) oblige, mais reste toujours aussi cradingue. Mais là où les Archie Bronson Outfit ont gagné, c'est sans doute en  variété, car si on pouvait faire un reproche à leur précédent "Derdang Derdang", ça serait celui d'être un peu trop uniforme.
Ici, il y a de tout : du brutal, du nucléaire, du soyeux, du mélodique, du "qui gratte, qui pique" - ça doit être la barbe. Cependant, on perd peut-être en cohérence ce qu'on gagne en diversité. Le groupe sera en tout cas à la Route du Rock, le dimanche 15 août prochain pour ce qui s'annonce sans doute comme la plus belle journée du festival. En effet, ils partageront, entre autres, l'affiche avec les doux-dingues géniaux de The  Flaming Lips et les plus "classiques" mais tout aussi indispensables The National. Vivement le mois d'août donc, car je ne peux pas imaginer que les chansons de ce trio de barbus ne soient pas faites expressément pour la scène.

Clip de "Shark's tooth" :

Eagle Seagull - Black session - 26 avril 2010

Cette semaine, c'est la semaine des concerts, puisqu'après une première sortie samedi, on était à nouveau en vadrouille, maman et moi, lundi soir. Et ce n'est pas fini ... Merci donc aux baby-sitters ;-) Cette fois-ci, c'était par l'entremise de la divine paire Lenoir/Soulier, inaltérable couple rock officiant le soir sur France Inter, et de leurs savoureuses black sessions (déjà la 314ème!). Lenoir avoue pour une fois, prendre un risque, ne connaissant que peu ou prou Eagle Seagull, cette formation originaire du Nebraska et ne sachant pas trop ce qu'elle peut donner à voir et à entendre en live. Un mélange entre Arcade Fire (décidément, ceux-là sont toujours systématiquement cités) et Pulp nous dit-il. Faut voir. A l'écoute de leur dernier disque, j'y entends plutôt du Franz Ferdinand. 22h passés de quelques minutes, les Eagle Seagull rentrent donc en scène et derrière les deux claviers, se placent d'une part, un petit barbu à forte tignasse mais en costume, plutôt élégant (mélange de folk campagnard et de rock citadin ?) et d'autre part, une grande bringue blonde à frange toute palote, en robe printanière façon "Belle des champs" (oups! je vois déjà certaines mauvaises langues me reprocher de faire une fois de plus les mérites d'un produit "bon marché" ...). Pendant un quart d'heure, on les écoute poliment. Comme si, après ce que venait de dire Lenoir, le groupe comme le public semblaient un peu tendus, ne sachant pas à quoi s'attendre. Puis, délaissant un des claviers pour une guitare, il nous délivre alors "I'm sorry but I'm beggining to hate your face", sans doute un des meilleurs titres de leur dernier disque "The Year Of How-To Book" , et c'est le concert qui décolle enfin. Puis suivent quelques autres chansons particulièrement efficaces : "You can't call yourself a secret", le single "Twenty thousand light years" ou encore "You're the reason why I am afraid to die", le groupe n'étant jamais aussi bon que lorsque sa musique s'emballe un peu et que les synthés parfois kitsch deviennent d'un coup moins présents. Et c'est finalement aux Cure du milieu des années 80, période "Caterpillar" et "In Between Days", que nos Eagle Seagull me font alors penser. Au final, on pourra tout de même reprocher au groupe un certain manque de charisme : peu de communication avec le public, musiciens assez statiques dans l'ensemble. Le trac sans doute, même si cela pourrait être assez pénalisant pour l'avenir de la formation. Malgré tout, une fois de plus, ce fut une bien belle soirée. Les black sessions restent une valeur sûre, Bernard avait tort d'être inquiet.

Clip de "Twenty thousand light years" :

27 avril 2010

Carte blanche aux Chicros (Hold Your Horses+Dondolo) - La Flèche d'or - 24 avril 2010

Sur la foi de ma très belle découverte de la semaine dernière, j'avais décidé d'aller voir Dondolo en concert puisque celui-ci passait justement ce samedi, à la Flèche d'Or, à Paris, dans le cadre d'une carte blanche proposée au groupe parisien des Chicros. Drôle de soirée d'abord, puisque pendant près d'une heure, nous n'étions que quelques personnes, à peine une dizaine dans la salle, à attendre que les trois formations programmées s'y produisent. Drôle de sensation et pensée émue pour ces jeunes groupes qui allaient devoir ainsi jouer devant  une si faible audience. Pas facile en effet de débuter ou de percer dans ce monde très fermé car trop ouvert, du "tous-médias" où l'accès à la musique est si facile et bien souvent gratuit. 
Premier concert de la soirée donc et un public qui se densifie petit à petit : les parisiens de Hold Your Horses. Ils sont six sur scène : 2 guitares, une basse, une batterie (pour une fois, c'est une femme !), un violon/clavier, une trompette/clarinette. Leur influence : Arcade Fire, Clap Your Hands Say Yeah, Broken Social Scene (le chanteur a d'ailleurs des petits airs de Kevin Drew) et toute cette clique américano-canadienne émergente adepte d'un rock lyrique.  Et ma foi, c'est  une jolie surprise. Le nom du groupe est plutôt bien trouvé tellement leur musique ressemble à une joyeuse cavalcade. C'est frais, enlevé donc et supérieur à bien des premières parties de groupes pourtant nettement plus connus. Groupe indéniablement à suivre ...
Le très beau clip de "70 million" de Hold Your Horses :

Arrive ensuite Dondolo donc, la raison de mon déplacement, et une constatation s'impose d'emblée : je m'étais trompé dans ma chronique de mercredi dernier ou plutôt j'avais oublié une influence majeure : les Pixies. Et c'est d'autant plus criant en concert. Dès le premier morceau, on croirait presqu'à une réincarnation de Frank Black - en plus mince et avec des cheveux. Pour le reste, c'est la même volonté d'en découdre et de mouiller le polo,  la même hargne et le même enchaînement ultra-rapide des morceaux. Mais, après trois premiers titres qui dépotent, arrive la jolie triplette de chansons romantiques de son dernier disque et là, le public se met d'un coup à sourire béatement. On est subitement heureux d'être là, prêt à sortir nos briquets d'adolescents. Dondolo nous gratifie d'un bon concert, efficace, carré, avec ce zest d'humour juste comme il faut : une chanson à la dynamique typiquement "Pixienne" avec des paroles beuglées en russe ("La vraie vie des milliardaires") puis une dernière expressément écrite pour son chien ("Fluffy Angel"). Je maintiens donc mon enthousiasme pour le bonhomme et en viens à me demander pourquoi les programmateurs de festivals ne pensent pas plus souvent à lui. Dondolo devrait peut-être encore accentuer son côté "pince-sans-rire" et montrer davantage d'exubérance scénique, à la manière d'un Philippe Katerine par exemple, pour espérer faire parler de lui.
Sur ces considérations, viennent enfin les "organisateurs" de la soirée, ceux qui ont donc choisi la programmation : les Chicros. J'avoue que je ne les connaissais pas. Mais, dès la fin du premier morceau, la sanction tombe pas loin de nous : "Bof!". Oui, sans doute. Nous resterons quand même un peu plus longtemps que notre voisin, histoire de confirmer notre première impression. Oui, les Chicros jouent plutôt bien, mais leur musique ne décolle jamais : trop compliquée, trop lourde. A force de chercher des chemins déviants, d'essayer de brouiller les pistes, de traquer l'originalité, ils aboutissent malheureusement le plus souvent à une sorte de rock californien assez banal : Local Natives sans les mélodies aériennes et les jolies voix. Et c'est le look d'un des guitaristes qui pourrait ainsi résumer parfaitement la musique du groupe : une sorte de ZZ Top à béret. En tout cas, au vu des deux concerts précédents, on ne peut leur nier une qualité évidente : celle d'avoir au moins bon goût en matière de musique. Arcade Fire et les Pixies, on a connu pire comme choix. Il n'empêche qu'une fois n'est pas coutume, les invités ont tout simplement et clairement volé la vedette à leurs hôtes.

26 avril 2010

Mes indispensables : The Sex Pistols - Never Mind the Bollocks (1977)

Bonjour à tous. Même si le titre de l'indispensable de cette semaine a plutôt une connotation virile (hum...), c'est Maman qui prend de nouveau le relai ce matin, pour vous parler du premier boys band de l'histoire de la musique. Non, n'ayez crainte, les "To be 3", ce n'est pas pour aujourd'hui !
Les gugusses en question, bien que peu recommandables et fortement amateuristes, ont, à leur manière, révolutionné l'histoire du rock et marqué leur époque...
Evidemment, s'ils sortaient "Never Mind the Bollocks" aujourd'hui, les Sex Pistols passeraient sûrement pour une bonne blague. Qui, de nos jours, oserait beugler des paroles telles que "I am an Antichrist, I am an anarchist" sans craindre d'être la risée générale ? Pourtant, en 75, avec leurs tee-shirts déchirés et leurs rangers, nos quatre Londoniens ont bel et bien fait trembler les sujets de Sa Majesté. Nés d'une première formation, "The Strand", remaniée par leur producteur Malcolm McLaren (décédé dernièrement), les Sex Pistols sont avant tout une histoire de mode (ou d'anti-mode ?). Petite explication... Malcolm MacLaren et Vivien Westwood tenaient à Londres au début des années 70 une boutique de vêtements essentiellement fréquentée par la scène punk rock anglaise émergente. McLaren aurait ainsi recruté les membres du groupe parmi cette clientèle iconoclaste, davantage sur leur look que sur leur finesse d'esprit et leurs aptitudes musicales. Pour autant, le résultat n'en est pas moins ébouriffant. Plus provoc' que les Ramones, plus sauvages que les Buzzcocks, moins intellos que les Clash, les Sex Pistols nous servent avec "Never Mind the Bollocks" un punk rock pur jus, instinctif et brutal. Pas question ici de faire dans le littéraire. Il s'agit avant tout de dézinguer l'establishment dans les grandes largeurs, mais sans trop se prendre au sérieux. D'ailleurs, à en croire le guitariste Steve Jones, le groupe ne se voulait pas politique : "Je ne vois pas comment on peut nous qualifier de groupe politique alors que je ne connais même pas le nom du premier ministre !" avait-il déclaré à l'époque.
Il n'empêche que leurs chansons font pâlir jusqu'au plus flegmatique des gentlemen anglais et que leur succès inquiète l'opinion publique. Pas un concert, pas une intervention télévisée des Sex Pistols qui ne se termine en émeute. La Grande-Bretagne en a pourtant vu d'autres en termes de rock et de rébellion... Mais ceux-là, avec leur look de Teddy Boys mal léchés et leur leitmotiv anarchiste, font peur. Heureusement pour les bien-pensants, les Pistols ne feront pas plus d'un album. En 78, Johnny Rotten quitte le groupe et Sid Vicious meurt d'un overdose. Une fin somme toute assez banale pour un groupe punk...
Outre la fascination qu'ils ont exercée, on retiendra surtout des Sex Pistols qu'ils ont fait souffler un vent de nouveauté sur le rock à une période charnière de son histoire. "Never Mind the Bollocks" reste aujourd'hui l'album mythique d'un groupe que la BBC a justement qualifié de "definitive English punk rock band".

Clip de "Anarchy In The UK" :

Clip de "God Save The Queen" :

23 avril 2010

Comme un avion sans aile

Et oui, depuis plus d'une semaine, c'est la panique dans les aéroports ! A cause d'une (banale?) éruption volcanique en Islande, un nuage noir s'est formé au-dessus de l'Europe qui empêche les avions de décoller, même si cela semble désormais, petit à petit, rentrer dans l'ordre. Pour celles et ceux qui ne seraient pas sensibles au charme adolescent du jeune (et pas encore scientologue?) Tom Cruise, vous pouvez toujours aller voir par de très belles images du volcan en question, ça se passe à Eyjafjallajokull - ça ne s'invente pas ! - et ça donnerait bien envie d'aller là-bas... une fois que le trafic sera redevenu normal ;)
Plus rien ne va donc et c'est toute une économie qui perd ses moyens, mais aussi des vacanciers qui se retrouvent bloqués à l'autre bout du monde. Triste réalité, comme quoi, nous sommes finalement bien peu de choses et encore et toujours à la merci de dame nature. Voler, oui, voler, cette belle et grande invention, cette longue et lente quête de l'humanité, aux travers des siècles, peut encore être mise à mal aujourd'hui.
Ci-dessous, pour ceux qui patientent malgré eux dans les aéroports, pour ceux qui sont bien contents de ne pas avoir à prendre l'avion en ce moment, pour ceux qui n'aiment carrément pas l'avion, ou même pour ceux qui se réjouiraient presque de la situation (en témoigne, le très bel article, une fois de plus, de cette blogueuse, décidément empêcheuse de penser en rond). Enfin, bref, surtout pour tous ceux qui le veulent bien, une petite compilation aérienne ... Bon week-end à tous.

21 avril 2010

Dondolo - Une vie de plaisir dans un monde nouveau

Ce petit gars-là (Romain Guerret de son vrai nom), ça faisait longtemps que je l'avais noté sur mes tablettes. Enfin, longtemps, depuis quelques semaines déjà, depuis que j'étais tombé par hasard sur le clip de son entêtant "Fauvisme", le genre de chanson qui sitôt écoutée, ne vous lâche plus. Encore un nouveau chanteur de pop/rock made in France qui essaie tant bien que mal de chanter dans la langue de Shakespeare, me direz-vous ! Et vous aurez raison. Le problème, c'est qu'ici, même si le chant n'est évidemment pas le point fort, il y a les mélodies. Et des mélodies incroyablement accrocheuses pour un petit frenchie. Impossible par exemple de ne pas vouloir réécouter inlassablement la jolie triplette "Birdlandstorm"/"I Wanna Discover You"/"406". Dondolo me rappelle les débuts des Little Rabbits : la même recherche de la mélodie pop parfaite, le même détachement dans le chant, le même humour aussi. Parce que des chanteurs français capables de trucs aussi simples et immédiats, le tout sans se prendre véritablement au sérieux, et bien, je ne sais pas pour vous, mais je trouve personnellement qu'il n'y en a pas des masses !
Dondolo, enfin sur ce deuxième album, - le premier, "Dondolisme", que je n'ai pas encore eu la chance d'écouter, était paraît-il plutôt inspiré par Jacno et principalement chanté en français - c'est donc l'esprit pop/rock de la fin des années 80 et du début des années 90, des guitares claires et des refrains légers, des Field Mice en particulier. Mais pas que ça. C'est frais, épatant,  ça rime avec rigolo aussi, et ça mériterait beaucoup, beaucoup mieux que cet injuste anonymat. "Une vie de plaisir dans un monde nouveau" est peut-être déjà le meilleur album pop de l'année en provenance de France. En tout cas, le disque idéal pour cet été. Tiens, je vais aller m'en remettre une couche : "So much better than the lion ..."

Clip de "Fauvisme" :

19 avril 2010

Mes indispensables : Supergrass - I Should Coco (1995)

Lundi dernier, l'information est tombée : Supergrass n'est plus, ou plutôt ne sera plus après quelques concerts d'adieu, dont notamment une Cigale, à Paris, le 11 juin prochain. Et je ne suis pas vraiment surpris, ni même déçu, juste un peu nostalgique. Comme pour beaucoup de groupes aimés, je ne suivais plus la carrière de Supergrass depuis quelques temps déjà, disons depuis "Life On Other Planets" en 2002 et une sympathique prestation au festival des Vieilles Charrues l'année suivante entre Laurent Voulzy, Bénabar et REM. Je l'ai déjà dit mais en musique, je ne suis souvent pas très fidèle. Il faut dire que les Supergrass avaient bien changé depuis leurs débuts tonitruants en 1994 en pleine période brit-pop. Avec "Caught by the fuzz", "Mansize Rooster" ou "Alright", ils donnaient un grand coup de pied dans la fourmilière et renvoyaient à leurs chères études tous ces groupes de jeunes gens bien peignés qui se prenaient souvent un peu trop au sérieux. Supergrass, c'était les Rolling Stones de la grande époque (fin 60s, début 70s) mais en accéléré, des Buzzcocks rigolos, Mick Jagger et Keith Richards avec un nez rouge et un chapeau pointu. C'était la jeunesse insouciante, douée et sans complexe. Dès leur deuxième disque, les petits garnements auront malheureusement déjà perdu une grande partie de leur spontanéité et de leur fraîcheur et sortiront un disque presque adulte.  Puis ce sera, petit à petit, l'escalade programmée vers la maturité avec les chroniques élogieuses de rigueur dans Rock'n'Folk, perdant ainsi tout que ce qui faisait l'intérêt, l'originalité du groupe, à croire que le rock est décidément un éternel adolescent.
 "I Should Coco" seulement donc et ses hymnes pré-pubères qui quinze ans après fonctionnent toujours aussi bien. Typiquement le genre de disques qui, mine de rien, égaie une journée, regonfle le moral et vous donne une pêche d'enfer. Un disque utile, donc. Preuve, si besoin était, que j'ai moi-même dû garder une âme d'adolescent ;)

Clip de "Caught By The Fuzz" :

Clip de "Mansize Rooster" :

Clip de "Alright" :

17 avril 2010

Micro chaîne Samsung MM-G25

Aujourd'hui, c'est week-end et une fois n'est pas coutume, je prends mon clavier et aussi ma casquette de vendeur. Ben oui, vous avez peut-être remarqué que "La musique à papa" avait depuis quelques temps ce qu'on pourrait appeler un "partenaire commercial" : Top Achat. C'est par son intermédiaire que je vais donc vous parler aujourd'hui de la mini chaîne Samsung MM-G25R que j'ai pu tester pour vous ...
Alors, tout d'abord, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cette chaîne a plutôt de l'allure. De plus, elle est d'un encombrement minimum (230 (L) x 154 (H) x 251 (P) mm) et d'une puissance maximum (120W) ! Les petites enceintes sont sympas et  pour le prix, la chaîne dispose de fonctionnalités non négligeables : Radio, CD audio, MP3/WMA, port USB, Rip de CD, etc. Passons les donc en revue :

Lecture CD audio / MP3 /WMA
La lecture d'un CD audio est tout ce qu'il y a de plus classique, la qualité de son est correcte. En revanche, il n'y a pas de possibilité, que cela soit sur la chaîne elle-même ou par le biais de la télécommande de passer directement au morceau voulu, c'est-à-dire que pour écouter le cinquième titre, il faut appuyer quatre fois sur la touche "morceau suivant". Le fabricant a tout de même prévu une touche "+10" permettant de naviguer dizaine par dizaine, ce qui, pour les CD MP3, est tout de même appréciable.

Lecture port USB
C'est sans doute le point fort de cette chaîne, avec le rip de CD. La lecture d'un appareil  branché sur le port USB s'effectue de la même façon que celle d'un CD MP3. Le titre des morceaux est aussi affiché. Pas de problème rencontré avec une clé USB, par contre, je n'ai pas réussi à lire les MP3 présents sur mon baladeur et pourtant c'est aussi un Samsung.

Radio
Là aussi, c'est classique : recherche automatique des stations, RDS, possibilité de mémoriser jusqu'à 15 stations, etc.


Rip de CD
Cette chaîne offre la possibilité de ripper un CD audio au format MP3 sur l'appareil branché au port USB. Le taux de compression est de 128Kbits/secondes - il ne peut pas être choisi -, ce qui correspond à une qualité standard. Aussi, pour pouvoir ripper un CD entièrement, il faut l'écouter entièrement. La durée de compression est donc nettement plus longue que celle qu'on peut avoir avec un ordinateur. Enfin, bien sûr, il n'y a pas (encore?) de connexion internet disponible via une chaîne hi-fi. Il est donc impossible de récupérer les titres des morceaux. Ainsi, les fichiers créés ont des noms tels que TRACK01.MP3. Toutefois, on notera un avantage non négligeable : la possibilité de riper un CD audio protégé, ce qui n'est pas toujours chose aisée avec un ordinateur. 


Pour l'ensemble des fonctionnalités et pour plus de détails, vous pouvez vous reporter directement au manuel ici.

Les + :
  • prix
  • design
  • faible encombrement
  • puissance sonore
  • fonction permettant de ripper n'importe quel CD audio
Les - :
  • navigation fastidieuse pour la lecture de fichiers MP3 sur CD ou lecteur USB
  • pas compatible avec tous les baladeurs MP3

16 avril 2010

Nature et découvertes

C'est en visionnant dernièrement et pour la première fois (bouh, la honte !) "Twin Peaks", la célèbre série de David Lynch et Mark Frost - qui fête au passage son vingtième anniversaire - que j'ai eu envie de vous parler aujourd'hui de ... synthétiseur. Et oui, le synthétiseur, cet instrument qui aura marqué de son empreinte indélébile toute une décennie musicale, les très décriées années 80. Depuis, il refait peu à peu surface de manière plus ou moins éparse mais est désormais rarement employé seul. En tout cas, jamais nous n'avons retrouvé ce célèbre jeu de claviers typique de ces années-là. Vous savez, celui qui consistait à jouer seulement avec deux ou trois doigts, si possible de la main gauche et le tout sans regarder les touches. Le rapport avec "Twin Peaks" ? C'est évidemment son fameux générique : le rouge-gorge (?), les cheminées, la scierie, la cascade et ce sentiment de sérénité, d'apaisement et de calme absolu qui semble s'en dégager. Le genre d'images qui vous donneraient presqu'envie de vivre en pleine nature, en harmonie totale avec elle, loin du bruit de la ville. A l'époque, je collectionnais les K7 d'une série de compilations de musique de synthétiseur, appelées fort logiquement "Synthétiseur volume 1", "Synthétiseur volume 2", etc. et dont le générique de "Twin Peaks" faisait évidemment partie. De paisibles souvenirs, pas si désagréables... 

Générique de "Twin Peaks" :

14 avril 2010

MGMT - Congratulations

Ceux-là, j'avoue que j'étais bien décidé, à la sortie de leur deuxième album, à leur botter leur cul. Pourquoi tant de haine, me direz-vous ? Parce que j'avais trouvé qu'on en avait trop fait avec eux, leur premier disque "Oracular Spectacular" avait pour moi été largement surestimé. Si le disque était bon, j'en conviens, il ne méritait sûrement pas autant d'éloges et tenait la route surtout grâce à quelques tubes imparables, "Time To Pretend" ou "Kids" en particulier. Et puis, arrive donc "Congratulations" et là, franchement, le titre est mérité, car MGMT y démontre rapidement, qu'ils ne sont pas qu'un simple feu de paille et qu'une courte hype, mais un groupe sur lequel il va falloir définitivement compter. Dès "It's Working", ça marche comme qui dirait :) Le groupe nous embarque d'entrée dans un ouragan de pop bariolée, mélodique et jouissive qui emporte tout sur son passage. Les influences sont clairement revendiquées : Brian Eno (en écho à la chronique de maman de lundi), pour une chanson à l'énergie dévastatrice et aux bienfaits euphorisants ou encore Television Personalities pour un hommage lumineux à leur chanteur Dan Treacy. Il y en a bien sûr plein d'autres, de David Bowie à Syd Barrett, mais elles sont tellement bien assimilées et noyées dans l'ensemble que finalement, MGMT réussit à créer son propre style,  un savoureux patchwork psychédélique.
Mais voilà, après une première partie trépidante, la tempête s'apaise un peu pour laisser place à deux derniers morceaux plus calmes (et un peu en retrait ?). Mais on se dit qu'on tient là, malgré tout, un des tous meilleurs disques de 2010 et tant pis, justement pour ceux (comme moi?) qui étaient prêts à les fusiller en place publique. On ne pardonne pas facilement aux anciens héros indie qui ont connu un succès aussi retentissant (et dont une chanson a même servi de bande son aux meetings de l'UMP). MGMT étonne donc sans changer vraiment de cap. En tout cas, il demeure un des rares groupes actuels à concocter une telle musique pop emballante et pétillante (avec les géniaux Of Montreal) et rien que pour nous faire oublier un temps soit peu tous ces groupes de néo-folk ou de revival shoegazing tristounets, il serait inconvenant de bouder le succès d'un groupe comme MGMT car il est amplement mérité.

Clip de "Flash Delirium" :

12 avril 2010

Mes indispensables : Brian Eno - Here Come the Warm Jets (1973)

Bonjour à tous. C'est à nouveau Maman qui s'adresse à vous ce matin, pour vous parler d'un indispensable parmi les indispensables : "Here Come the Warm Jets", de Brian Eno. Suite à mes précédentes interventions, vous aurez sans doute deviné qu'il m'est quasi-impossible de parler de rock sans prononcer à un moment donné le nom de Brian Eno. Et pour cause... Voyez-vous, si j'ai épousé Papa, c'est en grande partie parce qu'il avait "Here Come the Warm Jets" et "Before and After Science" dans sa discothèque... Comme quoi le mariage tient à peu de choses !
Mais revenons à nos moutons et à nos "Warms Jets"... Après des débuts plus que prometteurs au sein de Roxy Music au début des années 70, Eno se lance dans une carrière solo avec l'album qui nous intéresse aujourd'hui. Toujours aussi glam et flamboyant mais plus expérimental, "Here Come the Warm Jets" se veut avant-gardiste et déjanté. Tous les membres de Roxy y sont présents, à l'exception de Brian Ferry. Y participent également Robert Fripp et John Wetton de King Crimson, mais également des membres des groupes Hawkwind, Matching Mole et Pink Fairies. A priori, tous ces gens n'avaient pas grand-chose à faire ensemble, mais Eno a délibérément choisi des musiciens aux inspirations très différentes dans le but de créer un son totalement original et inédit. Quant à l'écriture, elle relève davantage de l'association libre (plus tard, Eno mettra au point ses "stratégies obliques") que d'un véritable exercice de style. La plupart du temps, les paroles sont absurdes et pourtant rien à dire, ça sonne. Il n'y a qu'à écouter "Driving Me Backwards" et "On Some Faraway Beach" pour saisir l'intensité et l'onirisme de l'oeuvre d'Eno. Avec ses méthodes d'apprenti sorcier, il aboutit à un album inclassable, intemporel et éminemment influant.
Avec "Here come the Warm Jets", Eno se pose en pionnier, ce qu'il confirmera au fil de ses albums et de ses diverses collaborations artistiques. Pour corroborer mon propos et en guise de conclusion, je me contenterai de vous citer un extrait d'une chanson du dernier album de MGMT, justement intitulée "Brian Eno" :
"He taught me many things
The wisdom of oblique strategies
The prophet of a sapphire soul
Presented through creative freedoms
And everything I say is true
'Caus if I was telling lies it'd probably show

I can tell that he's kind of smiling
But what does he know?
We're always one step behind him, he's Brian Eno
Brian Eno"

9 avril 2010

You'll never walk alone

Lucie, ça fait déjà plus de deux mois que tu marches.
Deux mois que tu as dû te dire intérieurement, mais "c'est formidable, je marche seule !"
Tu devais observer ces bottes que nous t'avions offertes.
Mais oui, Lucie, ces bottes étaient bien faites pour marcher !
Depuis le début, nous marchons ensemble.
Je ne suis jamais très loin.
En quelque sorte, c'est comme si tu marchais encore dans mes chaussures.
Ensuite, petit  à petit, tu prendras de l'assurance puis tu partiras et tu marcheras alors loin de moi,
Tu suivras ce chemin, ton chemin.
C'est comme ça, c'est ce qu'on appelle la marche de la vie.
Pourtant, j'espère que jamais tu ne marcheras à l'ombre, du mauvais côté.
De toute façon, saches que quoique tu fasses, j'aimerai toujours ta façon de marcher
Non, Lucie, tu ne marcheras jamais seule.

7 avril 2010

Hifiklub - How To Make Friends

Ils sont français, viennent de Toulon, la ville paraît-il la plus ensoleillée de France et sont produits entre autres par Lee Ranaldo - et ça s'entend. Les influences sont évidemment anglo-saxonnes, comme les textes : Sonic Youth, donc, mais aussi parfois The Fall ou The Kills. Bref, cela a tout pour me plaire, à part peut-être la nationalité des membres. Car ne nous voilons pas la face, la France n'a jamais été un terreau très fertile pour ce genre de musique. Le problème que nous avons souvent, c'est ce sentiment d'infériorité latent, ce respect poli des "maîtres", ce qui débouche au mieux sur des copies agréables et appliquées, au pire sur des plagiats laborieux et inconsistants. Jamais ou presque sur des choses vraiment originales, ayant une personnalité propre. Avec Hifiklub, on n'échappe pas encore complètement au phénomène, sans doute en raison de la production très américaine,  mais on a rarement été aussi proche de s'en détacher.
C'est varié, court, tranchant, mélodique, et surtout, souvent imprévisible, ce qui donne envie d'y revenir, forcément. Malheureusement, il manque encore cette étincelle, ce soupçon de folie qui ferait des Toulonnais, un groupe à part, un truc dont on serait complètement fier. La scène pourrait servir de catalyseur et leur apporter ce petit plus, cette simplicité, ce naturel qui leur fait encore défaut. Mais n'allons pas trop vite en besogne, Hifiklub est en apprentissage. Pour cela, ils ont d'ailleurs déjà fait appel aux meilleurs professeurs. Si on leur laisse le temps de mûrir et de trouver définitivement leur style, ils pourraient devenir l'un des groupes les plus passionnants de la scène rock internationale et pas seulement française. 

Clip de "Devil Knows" :

Clip de "Bastard Of The Year" :

Album en écoute intégrale sur Deezer

5 avril 2010

Mes indispensables : Françoise Hardy - La Question (1971)

La semaine dernière est sorti le nouvel album de Françoise Hardy, "La Pluie Sans Parapluie". Dans ce disque, la chanteuse a su, une nouvelle fois, s'entourer de personnalités en vogue, puisqu'ont participé au projet Calogero, La Grande Sophie, Arthur H ou encore Jean-Louis Murat sans oublier le fidèle Alain Lubrano. Que dire de cette nouveauté ? Que c'est plutôt bon, agréable à l'oreille, sans être forcément transcendant, toujours aussi soigné, tant dans les paroles que les musiques. Mais forcément ça donne aussi envie de réécouter les vieux disques, histoire de comparer et de voir le chemin parcouru. Et force est de constater que mon préféré reste encore aujourd'hui, "La Question", chef d'oeuvre de délicatesse et de justesse. La chanson titre tout d'abord est une merveille et m'arrache presque des larmes à chaque écoute, parce que tout simplement, ça sonne juste. Et c'est tout le disque qui est dans le même ton, mélancolique, sans être plombant, mélodique, sans être évident. Les musiques sont l'oeuvre d'une obscure artiste brésilienne Tuca,  donnant une tonalité bossa et légère à l'ensemble, les paroles, souvent celle de Françoise. Les cordes ? Catherine Lara, pardi ! (et oui, la fameuse rockeuse de diamants pouvait aussi être subtile) Ce disque a depuis inspiré toute une génération de chanteuse folk à la française, en tête desquelles on retrouve Keren Ann et en queue (sans mauvais jeu de mots) madame Sarkozy. Un folk féminin où la justesse de la voix passe avant tout, avant même les réelles capacités vocales.
Parce que Françoise Hardy avait alors su trouver son style, se détachant des premiers tubes yés-yés ("Tous les garçons et les filles") et aussi de l'influence du grand Serge ("Comment te dire adieu", "L'anamour"), pour marquer de son empreinte la variété nationale. Après, comme dans tout nouveau mouvement, on pourra toujours y déplorer les enfants illégitimes. "La Question" en est, en tout cas, pour toujours sans doute, le modèle, la référence  absolue, beaucoup copiée, jamais égalée. Et puis, une femme de 66 ans, qui adule David Bowie et Thom Yorke ne peut pas être foncièrement mauvaise ...

Vidéo de "La Question" :


je ne sais pas qui tu peux être
je ne sais pas qui tu espères
je cherche toujours à te connaître
et ton silence trouble mon silence
je ne sais pas d'où vient le mensonge
est-ce de ta voix qui se tait
les mondes où malgré moi je plonge
sont comme un tunnel qui m'effraie
de ta distance à la mienne
on se perd bien trop souvent
et chercher à te comprendre
c'est courir après le vent
je ne sais pas pourquoi je reste
dans une mer où je me noie
je ne sais pas pourquoi je reste
dans un air qui m'étouffera
tu es le sang de ma blessure
tu es le feu de ma brûlure
tu es ma question sans réponse
mon cri muet et mon silence
La Question (Françoise Hardy / Tuca - 1971)

Album en écoute intrégale sur Deezer

2 avril 2010

Joyeuses Pâques !

Dimanche, comme vous le savez tous, c'est Pâques ! Et Pâques, c'est bien sûr la mort et la résurrection du Christ. Ben oui, bande de petits mécréants, j'espère que vous n'allez pas oublier d'aller à la messe. Sinon, il faudra peut-être penser à confesser tous vos péchés. Parce que c'est pas le tout de profiter d'un jour de congés le lundi, encore faut-il le mériter ? Non, mais ...
Bon, désolé, je me suis laissé aller, ça doit être mon éducation religieuse qui vient de ressortir. (Benoît XVI, sors de ce corps !) Maintenant, Pâques, ce sera pour moi, les cloches et les oeufs en chocolat disséminés dans le jardin (enfin, celui des parents ou des beaux-parents, parce qu'un jardin à Paris ...). Comme pour tous les jeunes parents ou presque. Et Jésus sur la croix, ça me fait désormais plutôt penser à la vidéo ci-dessous, (normal pour un "chevalier du ni" que je suis ...) qu'à un vulgaire crucifix cloué au-dessus de la porte du salon.  C'est tout de même plus amusant. Encore que ... Sur ce, bon week-end à tous.