29 janvier 2010

"A Dunkerque, quand vient le carnaval ..."


Oui, vous avez bien vu dans le titre : je vais parler de Dunkerque, ma patrie d'adoption. Non, je plaisante, même si c'est un peu vrai quand même puisque ma petite Lucie est 50% Rennaise (par qui vous savez) - 50% Dunkerquoise (et oui, personne n'est parfait !)
Le titre même de ce blog est d'ailleurs une référence non cachée à la région du "chnord" : "La musique à papa" est en effet une chanson chantée notamment pendant la période qui va de janvier (décembre ?) à mars (avril ?) que dure le carnaval de Dunkerque et des environs. Carnaval  haut en couleurs (et en bières locales ?) beaucoup trop méconnu à mon goût et qui mérite vraiment qu'on y assiste au moins une fois ... Vous verrez à côté, celui de Nice ou de Venise, c'est du p'tit lait - pardon, du chti lait. Vous pourrez en tout cas trouver plus d'infos sur le programme ici. Et les paroles des chansons (assez imagées, enfin, pas toujours) qu'on y chante .
Mais "La musique à papa" ou plutôt "La zizique à papa", c'est aussi la chanson à succès d'un chanteur bien de là-bas, le bien nommé Raoul de Godewarsvelde, de son vrai nom Francis Delbarre (mais pourquoi avoir choisi un tel pseudo ?). Son morceau le plus célèbre est aussi le titre du premier film de Yolande Moreau "Quand la mer monte" et une compilation de ses plus grands succès doit sortir prochainement.

Voilà donc quelques révélations sur le pourquoi du comment du nom de ce blog. Alors, bien sûr, musicalement, c'est discutable comme référence, mais comme dit la chanson, tout ça, c'est aussi pour faire plaisir à maman, alors ...

27 janvier 2010

Owen Pallett - Heartland

Celui-là, j'avoue que s'il n'avait pas changé de nom, je n'aurais sans doute jamais jeté une oreille dessus. Parce que, franchement, Final Fantasy, ce ne fait pas vraiment envie, non ? Donc, voilà, deux albums, sans que j'y prenne gare et puis soudain, la révélation. Ce type est canadien (encore ?), il est responsable des arrangements de cordes sur de nombreux disques que j'apprécie : au hasard Arcade Fire et Grizzly Bear ont fait appel à lui. Et je n'y avais jamais prêté attention : qui regarde cela ? Owen Pallett, donc, (pas forcément super non plus, Pallett, comme nom...) et un talent indéniable. Une sorte d'Andrew Bird, en plus jeune, plus doué, plus subtil. Je sais, ça fait beaucoup pour le pauvre Andrew - par contre, Andrew siffle beaucoup mieux, normal, vous me direz, pour un "Bird" ;-). Mais Pallett est un surdoué du violon et si ça ne savait encore que dans les milieux autorisés, cela risque bientôt d'éclater au grand jour. Pourtant, je n'ai pas accroché tout de suite à "Heartland" : trop d'arrangements tue l'arrangement, m'étais-je d'abord dit. Ce gaillard en fait trop, il est dans la surenchère, voulant à tout prix combler l'espace.
Et puis, ayant écouté les autres sorties de la semaine, j'y suis finalement revenu. Parce qu'en comparaison, ce "Heartland" est nettement plus intéressant, plus long en bouche. Passionnant en quelque sorte. Mais surtout à la fin. Finalement. Oui, je trouve que les meilleurs titres sont en toute fin du disque et c'est pourquoi, au début, je n'avais même pas pris la peine d'y aller. Jusqu'au bout. A partir de "Lewis Takes Off His Shirt", c'est même carrément excellent. Le disque décolle réellement. On a trouvé un sérieux concurrent à Sufjan Stevens. Premier grand disque de 2010, assurément.
Clip de "Lewis Takes Off His Shirt" :

26 janvier 2010

Belone - To The West


Désolé pour la semaine dernière, malheureusement pas de découverte, pas le temps. Je me rattrape donc cette fois avec des ... normands. Pas très loin, donc. Ils se nomment Belone, comme l'ancien joueur de foot et font un joli mélange de folk et d'électro. Leur "To The West" a même des allures de tube. En tout cas, un  nouvel EP est prévu pour bientôt (ce mois-ci ?). Leur MySpace est ici, leur CQFD - made in Inrocks - est . Et pour les Parisiens, ils seront en concert au Pub Le Truskel le 5 mars prochain.

25 janvier 2010

Mes indispensables : Serge Gainsbourg - L'histoire de Melody Nelson (1971)


Cette fois-ci, dans la série d'indispensables, actualité oblige - pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, un film vient de sortir sur la vie de l'artiste -, je m'attaque à un monument. Sans doute, le disque le plus connu et reconnu de par le monde, de la variété française. Un chef d'oeuvre de même pas trente minutes pourtant. Mais trente minutes qui hantent depuis, les rêves les plus fous de nombreux chanteurs, même anglo-saxons. Beck, en particulier, qui, à partir de son "Sea change", voire même de "Mutations", semble ne plus penser qu'à ça : faire son "Melody Nelson". Parce qu'avant même de raconter une histoire, ce disque, c'est tout d'abord un son. Et quel son ! Cette basse moite et omniprésente, ces guitares à la fois stridantes et mélodieuses, ces envolées lyriques et soudaines de cordes - merci Jean-Claude Vannier ! -, et ces choeurs à l'unisson, tout ça forme encore aujourd'hui une alchimie dont la recette demeure inconnue. Bien sûr, beaucoup s'y sont essayés, mais pas un encore, tel Icare, qui ne s'y est brûlé les ailes, en voulant voler si haut. Un Benjamin Biolay n'en est pourtant peut-être plus si loin. En tout cas, un titre comme "Ballade de Melody Nelson" ressemble à s'y méprendre à la chanson pop parfaite. Et tout ça en deux minutes chrono. Après, on pourra aussi gloser sur les textes, très beaux certes, mais qui ont, je trouve, tout de même un peu vieillis et demeurent assez liés à une époque : les années soixante-dix. (vous les trouverez ci-dessous)

Voilà, tout a déjà été dit sur Gainsbourg, l'homme, sa vie, son oeuvre, je n'en rajoute donc pas. Mais son ombre et son aura sont tellement impressionnantes (et plombantes ?), qu'elles nous font depuis, à chaque apparition d'une nouvelle tête sur le devant de la scène hexagonale (Arnaud Fleurent-Didier en dernier lieu) , entrer dans le jeu dangereux (et souvent stupide) de la comparaison - par méconnaissance, par facilité. Un peu à l'image d'un Brel. Ou des Beatles chez nos amis d'Outre-Manche. Ou d'un Mozart en classique. Le propre des génies, sans doute.

Clip de "Ballade de Melody Nelson" :

1- Melody
Les ailes de la Rolls effleuraient des pylônes
Quand m'étant malgré moi égaré
Nous arrivâmes ma Rolls et moi dans une zone
Dangereuse, un endroit isolé

Là-bas , sur le capot de cette Silver Ghost
De dix-neuf cent dix s' avance en éclaireur
La Vénus d' argent du radiateur
Dont les voiles légers volent aux avant- postes

Hautaine, dédaigneuse, tandis que hurle le poste
De radio couvrant le silence du moteur
Elle fixe l' horizon et l'esprit ailleurs
Semble tout ignorer des trottoirs que j'accoste

Ruelles, culs -de-sac aux stationnements
Interdits par la loi, le cœur indifférent
Elle tient le mors de mes vingt-six chevaux -vapeur

Prince des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern ' style que le sculpteur,
En anglais , surnomma Spirit of Ecstasy

Ainsi je déconnais avant que je ne perde
Le contrôle de la Rolls. J'avançais lentement
Ma voiture dériva et un heurt violent
Me tira soudain de ma rêverie. Merde !
J'aperçus une roue de vélo à l'avant,
Qui continuait de rouler en roue libre,
Et comme une poupée qui perdait l' équilibre
La jupe retroussée sur ses pantalons blancs

" Tu t'appelles comment ?
- Melody
- Melody comment ?
- Melody Nelson. "

Melody Nelson a des cheveux rouges
Et c'est leur couleur naturelle.


2- Ballade de Melody Nelson
Ça c'est l'histoire
De Melody Nelson
Qu'à part moi-même personne
N'a jamais pris dans ses bras
Ça vous étonne
Mais c'est comme ça

Elle avait de l'amour
Pauvre Melody Nelson
Ouais, elle en avait des tonnes
Mais ses jours étaient comptés
Quatorze automnes
Et quinze étés

Un petit animal
Que cette Melody Nelson
Une adorable garçonne
Et si délicieuse enfant
Que je n'ai con-
Nue qu'un instant.

Oh ! Ma Melody
Ma Melody Nelson
Aimable petite conne
Tu étais la condition
Sine qua non
De ma raison


3- Valse de Melody 
Le soleil est rare
Et le bonheur aussi
L'amour s'égare

Au long de la vie

Le soleil est rare
Et le bonheur aussi
Mais tout bouge
Au bras de Melody

Les murs d'enceinte
Du labyrinthe
S'entrouvent sur
L'infini


4- Ah ! Melody 
Ah Melody
Tu m'en auras fait faire des conneries
Hue hue et ho
A dada sur mon dos
Oh Melody
L'amour tu ne sais pas ce que c'est
Tu me l'as dit
Mais tout ce que tu dis est-il vrai ?

Ah Melody
Tu m'en auras fait faire des conneries
Hue hue et ho
A dada sur mon dos
Oh Melody
Si tu m'as menti j'en ferai
Une maladie
Je n'sais pas ce que je ferai


5- L'hôtel particulier
Au cinquante-six, sept, huit, peu importe
De la rue X, si vous frappez à la porte
D'abord un coup, puis trois autres, on vous laisse entrer
Seul et parfois même accompagné.

Une servante , sans vous dire un mot, vous précède

Des escaliers , des couloirs sans fin se succèdent
Décorés de bronzes baroques, d'anges dorés,

D'Aphrodites et de Salomés .

S'il est libre , dites que vous voulez le quarante-quatre
C'est la chambre qu'ils appellent ici de Cléopâtre

Dont les colonnes du lit de style rococo
Sont des nègres portant des flambeaux .

Entre ces esclaves nus taillés dans l'ébène

Qui seront les témoins muets de cette scène
Tandis que là-haut un miroir nous réfléchit,

Lentement j'enlace Melody.  


6- En Melody
Melody voulut revoir le ciel de Sunderland
Elle prit le sept cent sept, l'avion cargo de nuit
Mais le pilote automatique aux commandes
De l'appareil fit une erreur fatale à Melody
 

7- Cargo Culte
Je sais moi des sorciers qui invoquent les jets
Dans la jungle de Nouvelle-Guinée
Ils scrutent le zénith convoitant les guinées
Que leur rapporterait le pillage du fret

Sur la mer de corail au passage de cet
Appareil ces créatures non dénuées
De raison ces papous attendent des nuées
L'avarie du Viscount et celle du Comet

Et comme leur totem n'a jamais pu abattre
A leurs pieds ni Bœing ni même D.C. quatre
Ils rêvent de hijacks et d'accidents d'oiseaux

Ces naufrageurs naïfs armés de sarbacanes
Qui sacrifient ainsi au culte du cargo
En soufflant vers l'azur et les aéroplanes.

Où es-tu Melody et ton corps disloqué
Hante-t-il l'archipel que peuplent les sirènes
Ou bien accrochés au cargo dont la sirène
D'alarme s'est tue, es-tu restée

Au hasard des courants as-tu déjà touché

Ces lumineux coraux des côtes guinéennes
Où s'agitent en vain ces sorciers indigènes
Qui espèrent encore des avions brisés

N'ayant plus rien à perdre ni Dieu en qui croire
Afin qu'ils me rendent mes amours dérisoires
Moi, comme eux, j'ai prié les cargos de la nuit

Et je garde cette espérance d'un désastre
Aérien qui me ramènerait Melody
Mineure détournée de l'attraction des astres.

" Tu t'appelles comment ?
- Melody
- Melody comment ?
- Melody Nelson. "

22 janvier 2010

"Haïti, never free"


 
L'actualité en ce début d'année est décidément bien morose. Alors qu'on ne compte déjà plus sur les doigts d'une seule main le nombre de chanteurs et chanteuses morts ces dernières semaines, nous avons eu droit en plus à une catastrophe d'une toute autre ampleur en Haïti, pays déjà  parmi les pauvres de la planète : un horrible tremblement de terre. Oui, je sais, je ne vous apprends rien, bien sûr. D'ailleurs, j'arrive un peu après l'extinction des feux, comme on dit, au moment même où chacun est déjà peut-être arrivé à saturation sur le sujet - les médias en premier. Enfin bref, il n'est jamais trop tard pour bien faire et notamment pour collecter de l'argent afin de venir en aide aux personnes sinistrées. Les membres d'Arcade Fire l'ont d'ailleurs bien compris en signant une petite bafouille en Une de leur site internet, ici. Arcade Fire, responsable d'une excellente chanson portant le nom d'"Haïti" justement, sur leur premier chef d'oeuvre "Funeral", se devait sans doute d'agir. Des concerts de soutien sont aussi annoncés au Bataclan ce week-end. L'occasion en tout cas pour moi de recenser un peu toutes les causes (ou presque) pour lesquelles le monde de la chanson s'est bougé un tant soit peu pour récolter des fonds à des fins humanitaires. C'est évidemment un beau geste qu'il paraît bien difficile de contredire. Par contre, pas sûr qu'au niveau artistique, on en garde toujours un bon souvenir ... Je vous laisse écouter la playlist ci-dessous. En résumé, le fond : oui, la forme ...

20 janvier 2010

Lawrence Arabia - Chant Darling


Attention, sérieux s'abstenir ! Derrière le pseudo "Lawrence Arabia" se cache en réalité un drôle d'énergumène en la personne du néo-zélandais James Milne. Il suffit de voir ces clips (ci-dessous) pour avoir une idée du phénomène. Alors, oui, la musique, ce n'est pas toujours sérieux, même si la pochette de son dernier disque (le deuxième) pourrait faire croire le contraire avec son côté sombre et austère. Le gaillard a l'air d'aimer cultiver le paradoxe. Il a notamment déjà sévi chez les respectés et pas vraiment déconneurs Okkervil River, chez les déjà plus festifs Ruby Suns, ainsi qu'avec l'omniprésente et plus connue Feist (qui n'a pas joué avec elle d'ailleurs ?). Mais voilà, ce "Chant Darling", c'est comme une bouffée d'air pur : de la pop immédiatement accrocheuse, à la Beatles, pas compliquée, avec des refrains rigolos à reprendre en choeur. Comme celui de "The Beautiful Young Crew" : "They love each other, they hate each other, they're afraid of each other because they want to screw each other". Le genre de trucs un peu régressifs, pas fait pour les rabats-joie, et qui, inévitablement, fait plaisir au chevalier qui fait "ni" que je suis. (Il y a un petit côté "Monty Python" là dedans, non ?)

Alors, oui, album de la semaine, sans conteste aucun. Parce que je sais que même si c'est loin de révolutionner la musique, il y a là-dedans quelques titres qui me suivront comme ça, mine de rien, un bon bout de temps - comme les deux ci-dessous. Et quand je pense qu'il sera en première partie de Fanfarlo le 21 janvier prochain à la Maroquinerie et que je ne pourrais malheureusement pas aller voir ça (une petite chronique dudit concert est d'ailleurs visible ici avec de très belles photos en prime). A moins que je ne me rattrape le 20 février toujours à la Maroquinerie, en première partie de Beach House cette fois-ci ... Le Dent May de 2010 ?

Vidéo de "Apple Pie Bed" :

Vidéo de "The Beautiful Young Crew" :


Album en écoute intrégale sur Deezer

18 janvier 2010

Mes indispensables : Vampire Weekend - Vampire Weekend (2008)


Non, le dernier Vampire Weekend n'a pas été le disque de la semaine ici et je vais vous dire simplement pourquoi. Parce que je l'ai trouvé très décevant. La grosse déception de ce début d'année. Il ressemble à une collection de faces B en comparaison de leur premier essai, qui est pour moi un des indispensables de la dernière décennie écoulée. "Contra" continue dans la même veine, mais avec l'effet de surprise, l'inspiration et le naturel en moins. Ce qui fait beaucoup. Pourtant, ce n'est pas un mauvais disque, non, juste un disque inutile quand on possède déjà l'autre. Car à la ré-écoute deux ans après, "Vampire Weekend", leur premier album éponyme est toujours une merveille de pop survitaminée aux inspirations africanisantes et euphorisantes. 11 titres, à peine plus de trente minutes au compteur et pas une seule baisse de régime. Après ça, j'en suis déjà à me demander comment ces vampires du dimanche pourront se renouveler et rester dans le peloton de tête des groupes actuels qui comptent. Je me dis qu'ils risquent rapidement de passer dans la catégorie des groupes d'un seul disque ou presque, à l'image des Strokes ou d'Interpol avant eux, même si le deuxième disque de ces groupes restait quand même fortement recommandable. "Vampire Weekend" avait été élu deuxième disque de l'année 2008 ici même et il faut dire qu'il contient son lot non négligeable de tubes : "Mansard Roof", "A Punk", "M79", etc. : la rencontre improbable entre Paul Simon et les premiers Talking Heads. Un truc rafraîchissant au possible et capable de toutes les audaces, même de sortir des sonorités kitchissimes à la Rondo Veneziano sur le terriblement efficace "M79".

Et ce qu'il y a de plus incroyable ici, c'est que ça part dans tous les sens, les influences sont ultra-variées, mais les mélodies retombent à chaque fois sur leurs pieds. Et tant pis si les petits gars de Vampire Weekend peuvent énerver avec leurs looks de petits minets bien propres sur eux et leur polos Ralph Lauren et tant pis si leurs concerts sont soit-disants un peu trop sages. (Je n'ai pas encore pu juger sur pièce). Il faut être un tant soit peu de mauvaise foi pour ne pas voir leur indéniable talent à trousser de jolies mélodies dansantes, popisantes, et en même temps intelligentes. Surtout sur ce premier disque, donc. Décidément, en musique, je ne suis pas quelqu'un de fidèle.

Vidéo de "Oxford Comma" :


Vidéo de "Cape Cod Kwassa Kwassa" :


Vidéo de "A-Punk" :

15 janvier 2010

La musique à papa


Bon, cette fois-ci, ne parlons plus de morts - même si d'autres chanteurs viennent de nous quitter dernièrement, c'est décidément une véritable hécatombe en ce début 2010 : Mano Solo, une fois de plus, je n'étais pas fan du bonhomme, Jay Reatard dont j'avais parlé l'année dernière ici et et dont j'avais bien aimé le dernier disque et puis Rowland S. Howard que je ne connaissais pas et qui est décédé le 30 décembre dernier - mais bien des vivants et si ce site porte ce nom, c'est d'ailleurs grâce à une petite puce bien vivante. Et puis, comme dirait un poète français bien connu : "Aimons-nous vivants"... - Non, je vais résister et je ne mettrais pas directement en ligne la vidéo correspondante, mais vous pourrez la trouver . Monsieur Manatane (alias Benoît Poelvoorde) en avait d'ailleurs parlé ici ... de ce chanteur malheureusement un peu disparu - non, pas encore mort celui-là, enfin aux dernières nouvelles. De manière générale, il faut toujours se méfier des hommes aux deux prénoms, surtout ceux qui contiennent François dedans, ils ont fait beaucoup de dégâts dans la chanson de par chez nous. Je vous laisse faire le compte : Claude F., Frédéric F., F. Valéry, Jean-Pierre F., etc. Pour le dernier, c'est même carrément trois prénoms, le vicelard ! - Enfin bref, donner la vie est une des plus belles choses qui soit - ça y est, je deviens "fleur bleue" - et la paternité a quand même pas mal inspiré des artistes en tout genre, dont vous trouverez une sélection non exhaustive ci-dessous. Un best of de musique pour papa, en quelque sorte ... Quant à moi, petite inspiration sans doute, mais c'est bientôt le week-end alors ...

13 janvier 2010

Local Natives - Gorilla Manor

Attention, ce nouveau groupe américain originaire de Los Angeles est promis à un bel avenir. Et de tous les albums sortis cette semaine, ils sont pour moi les grands vainqueurs : devant Vampire Weekend (très en deçà du premier disque), Adam Green ou Laura Veirs (sympathiques mais sans plus), excusez du peu. Ce "Gorilla Manor" est effectivement une vraie belle surprise et même si parfois à l'écoute du disque, l'attention peut retomber par quelques facilités dans l'écriture ou un son soudain plus arrondi dans les coins, il y a ici assez de variétés pour qu'on y revienne aisément plusieurs fois sans y avoir fait encore le tour. Difficile en tout cas d'énumérer aisément les références, car il n'y en a pas vraiment qui sautent aux yeux, même si la musique de Local Natives n'a en soi rien de bien nouveau. Il y a des choeurs à la Fleet Foxes, quelques carambolages sonores à la Broken Social Scene, de jolis arrangements à la Grizzly Bear, c'est assez bien fichu dans l'ensemble, même si on sent parfois que le groupe n'arrive pas totalement à se lâcher. Sur disque en tout cas, car ce groupe pourrait sur scène tout dévaster rien qu'en bousculant un peu plus leurs morceaux. Ils me font d'ailleurs un peu le même effet que les méconnus The Uglysuit, que j'avais inversement d'abord écoutés sur scène et très appréciés, avant d'être déçu par la production trop lisse de leur disque.
Même si Local Natives, par ses ruptures de ton incessantes est quand même un cran en-dessus des susnommés. En résumé, un album prometteur, quoiqu'encore un peu timoré, d'un groupe à suivre de très près dans les mois et les années à venir. Car, c'est sûr, ceux-là n'ont pas encore tout donné. Et puis rien que pour des titres comme "Airplanes" ou "Camera Talk", ce "Gorilla Manor" et sa pochette dévastatrice méritent largement le détour.

Vidéo de "Camera Talk" :



Ils seront en black session le 18 janvier et à La Route du Rock à Saint-Malo le 20 février (avec The XX, Clues, Shearwater et Clara Clara)
Ils étaient aussi en live dans l'excellente émission "Ce soir ou jamais" sur France 3, le jeudi 14 janvier, à voir ici.

12 janvier 2010

NIMH - My Darling


Chose promise, chose dûe. Voici venue l'heure de vous parler de trucs un peu plus marginaux que le "Disque de la semaine" par exemple. Les groupes, chanteurs, chanteuses dont je vais vous parler dans cette rubrique seront des trucs en devenir, responsables d'un album tout au plus ou seulement de quelques chansons, mais n'ayant pas - à mon sens - l'exposition médiatique qu'ils méritent. On commence donc avec NIMH, un groupe rennais - normal, pour commencer - qui fait du folk comme les Américains. Et en plus, c'est aussi bien. Ecoutez plutôt leur "My Darling" ... et allez faire un tour sur leur MySpace pour plus d'infos à leur sujet.
Sinon, pour les Rennais, ils seront en showcase à la FNAC - de Rennes, bien sûr :-) - le 21 janvier à 17h.


11 janvier 2010

Mes indispensables : Pavement - Slanted And Enchanted (1992)


Voilà le groupe dont tout le monde parle en ce moment dans le landernau de l'indie-rock, car s'il y a un groupe d'indie-rock ultime, c'est bien celui-là. Ceux qui ont érigé la culture "indé" en mode de vie et en mode d'écriture. Je parle bien sûr de Pavement, groupe culte des années 90, responsables de cinq albums impeccables entre 1992 et 1999 et qui est en train de faire son grand retour - par besoin d'argent ? Ils seront en mai prochain au Zénith de Paris et sortiront un best-of au mois de mars - d'ailleurs, ils ont organisé un petit jeu sympathique consistant à faire deviner par les fans le tracklisting exact dudit best of avec la clé le disque en question à gagner. Pour les joueurs et aussi les connaisseurs, c'est ici. Un best of, c'est toujours un bon moyen de découvrir un artiste, n'empêche s'il fallait choisir un disque de Pavement, ça serait inévitablement, le premier : "Slanted And Enchanted". Pourtant, ce n'est pas avec celui-là que j'ai découvert le groupe, mais le suivant, "Crooked Rain, Crooked Rain". Pourtant, ce disque a longtemps été celui que j'aimais le moins dans leur discographie, le plus brouillon, le moins évidemment pop. Et puis, petit à petit, insidieusement, "Slanted And Enchanted" a fait son chemin, révélant ses trésors mélodiques sous le magma sonore et la production cheap - à moins que ça ne soit réellement fait exprès. Pour "Summer Babe", "Trigger Cut", "In A Mouth A Desert", "Zurich Is Stained", ma préférée, légère comme une bulle de savon, "Two States" et son riff emprunté à The Fall - évidente inspiration du groupe - et bien sûr "Here", la plus limpide et ce  magnifique début de chanson : "I was dressed for success, but success it never comes, and i'm the only one who laughs at your jokes when they are so bad, and your jokes are always bad, but they're not as bad as this ...". Confession dès l'entame de leur carrière que ce groupe n'a pas d'ambition. Pourtant, près de vingt ans après, on en parle encore aujourd'hui et Pavement est devenu une référence en matière de rock indépendant. Et cette phrase pourrait ressembler d'ailleurs à s'y méprendre à la devise du genre.

Après ce disque, en tout cas, ce ne sera finalement plus pareil, l'aspect "étudiants qui ne savent pas bien jouer de leurs instruments" aura déjà disparu. Le groupe fera pourtant toujours de la musique en dilettante, mais je trouve - c'est un avis personnel - perdra un peu de cet instinct naturel de ne pas vouloir être "here", de ne pas vouloir déranger, cette absence de calcul. Avec "Crooked Rain, Crooked Rain" et les disques suivants, je soupçonne déjà Pavement d'être dans la démonstration, mine de rien. C'est pourquoi "Slanted And Enchanted" est touchant et reste en plus avec le temps leur disque le plus anguleux, le plus revêche, celui donc qui demande le plus d'attention. Un grand disque de pop qui s'ignore - les mélodies cachées sous le bruit, un peu comme My Bloody Valentine ou Sonic Youth - par un grand groupe de rock ... qui s'ignore ... encore.

8 janvier 2010

Dead again



On ne peut pas dire que l'actualité musicale de 2010 commence sous les meilleurs auspices avec la disparition de Lhasa et de Vic Chesnutt. La première s'est éteinte des suites d'un cancer du sein le premier janvier dernier,  le deuxième - et je triche donc un peu car c'était déjà l'année dernière - se serait suicidé le jour de Noël. Deux jours de fête un peu ... funeste en quelque sorte. Et même si je n'étais pas vraiment fan de ces deux artistes, je leur reconnaissais un certain talent, un univers bien à eux, assez mélancolique. Ils étaient aussi tous les deux responsables d'un disque sorti en 2009, dont je n'ai d'ailleurs malheureusement pas parlé ici. Je me rattrape donc, un peu, même si c'est évidemment trop tard. Et s'il me fallait garder quelque chose de ces deux-là : pour Chesnutt, ça serait son projet parallèle dénommé Brute et cette chanson "Westport Fairy" entendue il y a des années déjà maintenant (en 1995 ?), chez Lenoir : magique ! Pour Lhasa, malheureusement, pas de souvenir personnel, alors je vous mets ce très beau clip (et accessoirement très belle chanson) extrait de son dernier disque. "So long my friends, it's time that we began to laugh and cry and cry and laugh about it all again."


6 janvier 2010

Arnaud Fleurent-Didier - La Reproduction

Premier album de 2010 chroniqué ici et premier disque français : pas mal pour commencer, hein ? Enfin, bon, c'est un peu l'album obligatoire ou obligé du moment, le truc dont tout le monde parle, que tout le monde encense : Arnaud Fleurent-Didier. Drôle de nom pour une drôle de musique et un drôle de disque. Le genre d'artiste assez inclassable. Tantôt mélodique, tantôt pas. Tantôt littéraire, tantôt pas. Tantôt drôle, tantôt pas. Tantôt réussi, tantôt pas. Forcément, après, on aime parfois et parfois pas. "La Reproduction" est donc un disque qui ne devrait en toute logique pas faire l'unanimité. Alors pourquoi le fait-il ? Sans doute parce que cet album est atypique et il est toujours de bon ton d'encenser un truc sortant de l'ordinaire, français qui plus est. Parce que cette musique fait branchée, élitiste, mais pas trop quand même, parce qu'on peut y prendre ce qu'on veut et n'en garder que le meilleur. Finalement, à force de vouloir être en marge, on peut donc sans s'en rendre compte, ratisser large. C'est ce qui arrive avec ce disque, le troisième du monsieur, le deuxième sous son nom. Les paroles de "France Culture" (voir ci-dessous), le premier extrait de l'album, claquent inévitablement et pourraient rester comme symboliques d'une génération - de bobos trentenaires ? Pourtant, en réécoutant plusieurs fois "La Reproduction", on peut y entendre les références et se dire que finalement, il y a des ressemblances avec des choses qu'on connaît déjà : un peu de Gainsbourg, bien sûr, pour les arrangements assez sixties (Michel Legrand ?), pas mal de Polnareff pour les mélodies pop (et la voix ?), un zest de Diabologum pour le ton pessimiste et le chant parlé, mais aussi du Delerm pour les références culturelles, du Biolay pour le côté un peu dandy, du Katerine pour l'aspect décalé, voire même du Bénabar sur quelques trucs plus faciles en rapport avec le quotidien, et puis du Erik Arnaud, évidemment, qui lui aussi, d'ailleurs, doit sortir un nouveau disque cette année. Connaîtra-t-il le même engouement que celui-là ? Pas sûr car plus rock.
Tout ça pour dire que "La Reproduction" n'est donc pas si atypique qu'on voudrait bien nous faire croire, n'est sans doute pas le grand disque français de l'époque (oui, oui, certains vont même jusque là) mais reste un très bon disque qui se bonifie plutôt au fil des écoutes, plus par le soin apporté aux arrangements et à quelques textes bien sentis, qu'à une véritable émotion qui s'en dégagerait (encore qu'un titre comme "Si on se dit pas tout" produit son petit effet). Mais à la réflexion, ce n'est pas si courant que ça, qu'un disque nous tienne en haleine surtout grâce à ses paroles ... En bref, un disque intelligent et réfléchi, mais peinant parfois à décoller réellement. Dans tous les cas, album de la semaine haut la main. Pas trop difficile, vous me direz, vu le peu de sorties en ce moment. Le choix pour la semaine prochaine risque d'être nettement plus compliqué.

=> Interview croisée sur le site de la Blogothèque entre Arnaud Fleurent-Didier et JP Nataf, deux des meilleurs représentants de la pop made in France.

Album en écoute intégrale sur Deezer
A ne pas manquer pour les Parisiens, le cycle "Reprojections" dans lequel Arnaud Fleurent-Didier présente quelques uns des films qui l'ont le plus marqués, tous les lundis soirs du mois de février au MK2 Quai de Seine, avec un mini-concert de l'artiste dans le même temps. Plus d'informations sur le site MK2 ou ici.

Vidéo de France Culture :



Il ne m'a pas appris l'anglais,
Il ne m'a pas appris l'allemand,
Ni même le français correctement.

Elle ne m'a pas parlé des livres,
De l'histoire des idées,
Pas de politique à suivre,
Pas de mouvements de pensés.

Elle ne m'a rien montré de pratique,
Ni cuisine, ni couture,
Faire monter une mayonnaise,
Monter une SARL, tenir un intérieur.

Il ne connaissait pas grand chose en mathématiques,
Ni l'équation de Schrödinger.
Mais pour être honnête,
On avait veillé à que je perfectionne mon revers a deux mains,
Que je fléchisse bien les jambes, mais ce n'est pas resté,
Ce n'est pas rentré.

On m'a donné un modèle libérale, démocratique.
On m'a donné un certain dégout,
Disons désintérêt de la religion.

Mais il ne m'a pas dit à quoi servait le piano
Ni le cinéma français qui pourtant le faisait vivre.
Elle ne m'a pas dit comment elle s'était mariée, trompés, séparés,
Ni donné d'autre modèle à suivre.

On ne m'a pas parlé de Marx, rival de Tocqueville,
ni de Weber, l'ennemi de Lukacs,
mais on m'a dit qu'il fallait voter.

Elle ne m'a pas caché l'existence mais a tue celle de
Rousseau, de Proust, de Mort à Crédit.

Ils n'ont fait aucun commentaire sur mai 68,
Aucun commentaire sur la société du spectacle,
Mais ils savaient que Balzac était payé à la ligne
Et que l'ont pouvait en tirer un certain mépris.

Ils ne connaissaient pas d'histoire de résistance ou de Gestapo
Mais quelques arnaques pour payer moins d'impôts.

Ils se souvenaient en souriant de la carte du PC de leur père
Mais peu de De Gaulle, une blague sur Pétain, rien sur Hitler.

Ils avaient connu le monde sans télévision mais n’en disaient rien.
Ils n'avaient pas voulu que je regarde "Apocalypse Now"
Mais je pouvais lire "Au cœur des Ténèbres",
je ne l'ai pas lu. On ne m'a pas dit que c'était bien.

On ne m'a pas dit comment faire avec les filles,
Comment faire avec l'argent, comment faire avec les morts.
Il fallait trouver comment vivre avec un demi-frère, une demi-sœur, demi mort, demi -compagne, maîtresse et remarié,
Alcoolique, pas français fils de gauche : milite, milite,
Fils de droit : hérite, profite.

On ne m'a pas donné de coups,
On m'a sans doute aimé beaucoup.
Il n'y avait pas de chose à faire
À part peut-être polytechnicien.
Il n'y avait pas de chose à ne pas faire,
À part peut-être musicien.

Elle m'a fait sentir que la drogue était trop dangereuse,
Il m'a dit que la cigarette était trop chère,
Elle m'a dit qu'une fois elle avait été amoureuse,
Elle ne m'a pas dit si ça avait été de mon père.

Elle ne m'a pas dit comment faire quand on se sent seul,
Il ne m'a pas dit qu'entre vieux mais, souvent, on s'engueule.
Qu'on s'embrouille, que tout se brouille, se complique, qu'il faudrait faire sans.

Elle ne m'a rien dit sur Freud et j'ignore Lacan.
Pas de conseil ni de raisons pratiques.
Pas de sagesse de famille, pas d'histoire pour faire dormir les enfants,
Pas d'histoire pour faire rêver les grands.

Il ne soufflait mot de la Nouvelle Vague,
Et de tout ce qu'on voyait avant
Mais parlait du Louvre comme d'un truc intéressant.

On ne disait rien sur Michel Sardou
Mais on devait aimer Julien Clerc
On m'a parlé d'un concert.

Sinon je ne sais rien des pauvres,
Je ne sais rien des restes d'aristocrates,
Je ne sais rien des gauchistes,
Je ne sais rien des nouveaux riches,
On ne parlait pas de catho, ni de juifs,
Ni d'arabes.
Il n'y avait pas de chinois.
Elle trouvait que les noirs sentaient
Elle n'aimait pas les odeurs
Lui, lui s'en foutait.

4 janvier 2010

Mes indispensables : Leonard Cohen - Songs Of Leonard Cohen (1968)


Comment mieux commencer l'année qu'en compagnie d'un des maîtres incontestés de la chanson ? Un de ceux dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est l'un des plus grands chanteurs de variété (ouh le vilain mot !) au monde. Sinon le plus grand. Tout le monde aime Leonard Cohen ou presque. Les fans de rock, de jazz, de classique, etc. "Suzanne" est un des titres les plus repris de par le monde : Nick Cave, Peter Gabriel, Françoise Hardy, Geoffrey Oryema, Nina Simone, Nana Mouskouri, Alain Bashung s'y sont entre autres essayés. Un immense classique. Pour cette raison et pour d'autres ("So Long Marianne", "Hey That's No Way To Say Goodbye", "Sisters Of Mercy", etc, une seule et même chanson finalement, parfaite, répétée en dix exemplaires ?), cet album est un monument. Le premier de sa carrière. Celui qui nous a permis de découvrir l'artiste. Plus de 40 ans après, c'est toujours la même émotion qui transpire de ce disque. Et tout cela avec trois fois rien. Le plus souvent, avec une seule guitare sèche. Et une voix. Et quelle voix !  L'émotion à l'état brut. Sans artifice. Peu de chanteurs en sont capables. Une voix de velours, qui vous touche là, directement, en plein coeur. Et des textes d'une poésie jusqu'alors jamais rencontrée dans la folk music. Même chez Dylan. Mais Cohen a été poète avant de devenir chanteur. Quand paraît ce premier disque, il a déjà plus de 30 ans au compteur : une éternité, surtout pour l'époque, où tous les chanteurs populaires débutaient leur carrière à peine à l'âge de vingt ans. En 2008, il a fait son grand retour scénique avec une tournée internationale et de multiples dates en France. Je n'ai pas été le voir - le plus prix des places étaient plus que prohibitifs, décidément, une constante chez tous ces chanteurs issus de la libération sexuelle et de la contestation sociale : "la liquidation sarkozyste de mai 68" serait-elle déjà en marche ? -, mais les échos ici et là ont tous été très bons. Monsieur Cohen n'a de toute façon, jamais été du genre à faire les choses par dessus la jambe et a toujours été quelqu'un de respectueux de son public.

Pour ma part, j'ai découvert l'artiste il y a déjà bien longtemps, à une époque où j'écoutais encore beaucoup de choses dont j'ai un peu honte aujourd'hui. Et de tous ces chanteurs-là, il reste celui qui a su  le mieux faire face au temps qui passe et aux goûts qui changent. C'est ce qu'on appelle couramment une valeur sûre. Définitivement intemporel.

"Suzanne" en live lors du mythique concert de l'île de Wight de 1970 dont l'enregistrement est seulement sorti l'année dernière en CD/DVD :

1 janvier 2010

2010 sera bleue


Bonne année 2010 à tous !
Passés ces habituels voeux de rigueur, vous avez sans doute constaté - pour les quelques lecteurs plus ou moins fidèles que j'ai réussi à glaner ici ou là, l'année dernière sur le net - que mon blog a fait "peau neuve", comme on dit.
Et oui, il est devenu ... bleu. Bleu comme un ciel sans nuage. Bleue comme une mer sans vague. Bleu comme un horizon sans obstacle. Un bleu immaculé. A perte de vue. Ou presque.
Bleue comme cette nouvelle année qui commence, avec ses bonnes résolutions de rigueur qui l'accompagnent. Et on sait bien pourtant que passés quelques jours, voire même quelques heures, rien n'aura changé. Ou presque. Mais comme toutes les années précédentes, c'est sûr : 2010 sera bleue. Ou presque.