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Articles

Affichage des articles du mai, 2010

Mes indispensables : Arcade Fire - Funeral (2004)

Demain, devrait sortir le nouveau single d'Arcade Fire, événement religieusement attendu par toute une communauté de rockeurs qui, comme moi, est tombé sous le charme du combo montréalais. On peut dire que le groupe a su, depuis 2004, date de parution de ce premier disque, chef d'oeuvre rock incontestable des années 2000, gravir un à un les échelons du succès. J'ai eu pour ma part la chance de les découvrir en concert, dès leur première venue en France, au Nouveau Casino, à Paris. J'en garde encore aujourd'hui un souvenir inoubliable. C'est la première fois que je voyais sur scène un groupe dégageant une telle énergie communicative, frappant sur tout ce qui bouge, capable de telles envolées lyriques à vous faire hérisser les poils des bras (pour la barbe, c'est plus dur, et puis, à l'époque, je n'étais pas encore barbu). Désormais, Arcade Fire n'est pas loin de remplir les stades et leur succès va grandissant, c'est dire avec quelle circonsp…

Faustine Seilman - Whispers & Shouts

Dans la famille des folkeux français mélancoliques qui chantent dans la langue de Shakespeare, je voudrais la petite soeur des déjà célébrés  et reconnus Sébastien Schuller et Syd Matters. Elle s'appelle Faustine Seilman et comme son nom ne l'indique pas vraiment, la belle a en effet des origines françaises et vit d'ailleurs par chez nous. Son compagnon, Vincent Dupas, est chanteur et guitariste du groupe nantais My Name Is Nobody, groupe auquel Faustine participe aussi. Nantes, d'ailleurs, résonne en écho à la musique d'un autre artiste local - tiens, ça faisait longtemps que je n'avais pas mentionné son nom :) -, Dominique A, à laquelle ce "Whispers & Shouts" fait par moments indéniablement penser. A l'album "L'horizon" notamment, et on imagine alors très bien Faustine, chanter sur scène, agitant inconsciemment les mains, telle une Françoise Breut, comme pour mieux marquer les mélodies tourbillonnantes de ces chansons qui, comm…

Mes indispensables : The Go-Betweens - 16 Lovers Lane (1988)

Il y a plus de quatre ans disparaissait un des héros de la pop australienne, Grant McLennan, parti aussi discrètement, que la musique de son groupe, The Go-Betweens, pourtant souvent comparé à des Smiths de l'hémisphère Sud. Mais il faut dire que le monsieur, comme son alter-ego Robert Foster, co-auteur des chansons du groupe, n'a jamais eu le charisme d'un Morrissey, sa musique n'avait pas non plus le côté crâneur propre à la plupart des formations d'outre-Manche. Les Go-Betweens ont toujours cultivé un goût immodéré pour la discrétion et le charme romantique des grands timides. Ils portaient d'ailleurs très bien leur nom et représentaient pour beaucoup d'adolescents de l'époque des entremetteurs, à l'image d'un Cyrano, dictant les mots d'amour à Christian pour séduire sa bien aimée Roxane. Oui, leur musique ne parlait que de ça, d'amour et comme des Smiths, à leur manière, permettait à toute une jeunesse complexée de se sentir moins se…

It's always better on holiday !

Ce n'est pas encore l'été, mais nous avons décidé de prendre, maman et moi, de l'avance en anticipant le départ massif habituel prévu les mois de juillet et d'août. Oui, nous partons donc en vacances avec notre petite Lulu pour deux semaines de repos bien mérité. Mais rassurez-vous (oui, avouez-le, vous étiez inquiets :), "La musique à papa" ne s'arrêtera pas pour autant, puisque je vous ai tout de même prévu les habituelles et indétrônables rubriques "Mes indispensables" et "Le disque de la semaine". Par contre, je ne répondrai pas au mails, ni aux commentaires, ni aux sollicitations en tout genre (si, si, même nous, humbles blogueurs, sommes quelques fois sollicités, notamment pour donner notre avis sur des chaînes hi-fi...) Et pour fêter dignement ce départ, rien de telle qu'une petite compilation de célèbres chansons dédiées aux vacances. A tout seigneur, tout honneur, commençons donc par le pire, le plus insupportable, le genre…

LCD Soundsystem - This Is Happening

Alors, troisième et dernier disque de James Murphy alias LCD Soundsystem ? En tout cas, le bonhomme nous refait le même coup qu'après "Sound Of Silver". Non, on ne l'y reprendra plus cette fois-ci, c'est bel et bien terminé ! Les mauvaises langues diront d'ailleurs que ce n'est pas bien grave tant ses trois albums sont presque des copier-coller de la même et unique recette : un savant mélange de punk et d'électro. Et ils auront sans doute raison. Il n'empêche, une fois de plus, je dois avouer que je me suis laissé avoir. Dès le tonitruant premier morceau "Dance Yrself Clean", qui commence calmement pour éclater littéralement après plus de trois minutes, c'est déjà l'extase ou presque. Impossible en tout cas de rester en place. La suite sera pourtant en dents de scie, alternant les titres ultra efficaces comme le single "Drunk Girls" dont la rythmique est au passage pompée sur celle de "White Light / White Heat"…

Mes indispensables : Neutral Milk Hotel - In The Aeroplane Over The Sea (1998)

Retour cette semaine, aux classiques faisant l'unanimité - enfin, comme on dit, surtout de ceux qui savent - avec "In The Aeroplane Over The Sea" de Neutral Milk Hotel. Oui, tous ceux qui ont écouté un jour ce disque en sont immédiatement tombés amoureux, il ne peut pas en être autrement - si, si, pour les veinards qui ont la chance de ne pas connaître, faites donc l'essai ;). La preuve : malgré son succès encore assez confidentiel, ce disque est régulièrement cité parmi les meilleurs disques des années 90 (4ème chez Pitchfork, qui a eu au moins pour moi le mérite de me faire découvrir cette merveille) voire même de tous les temps (64ème sur le site communautaire Rate your music, qui comme son nom l'indique permet de noter la musique, toute sorte de musique). En 1998, Neutral Milk Hotel publie donc ce qui sera son deuxième et déjà dernier disque dans un anonymat quasi général - surtout chez nous -, même des fans hardcore de rock indépendant, ceux qui cherchent à …

The National - High Violet

Cette semaine, je ne suis pas très original puisque tout le monde parle de ce nouvel album de The National, groupe qui est en train de connaître enfin une reconnaissance beaucoup plus large que le simple cercle restreint des amateurs de rock indépendant. Mais que les fans se rassurent, il n'y a pas encore de tubes véritables dans ce nouveau "High Violet", juste une collection de chansons pop-rock particulièrement classieuse et sans fausse note. Pourtant, après plusieurs écoutes, j'étais prêt à faire mon rabat-joie et aller à l'encontre des critiques élogieuses que vous avez déjà pu lire à droite et à gauche et que vous lirez encore après celle-ci. Oui, je pensais ne même pas parler de ce disque, puisque, comme vous avez pu le remarquer, je ne chronique désormais dans "La musique à papa" que des albums qui me plaisent. C'était sans compter sur le caractère addictif de ces chansons-là, une fois de plus de très haute tenue. Oui, il serait presque malho…

Reno Project - My Little Cookie EP

Kézako ? De l'électro acid pop ? Qu'est-ce donc ? Et bien, c'est Reno Project, le projet solo d'un dénommé Reno Pijselman. "My Little Cookie" est son premier EP. Et en plus, c'est très bon. Pour toutes les infos, c'est ici. Et tout ça marque le retour des découvertes de la semaine après une très (trop ?) longue absence. Si après tout ça, vous n'avez pas envie de manger de cookies ! (oui, je sais, c'est facile ...)

Mes indispensables : James - Stutter (1986)

On continue les disques plus confidentiels, avec cette fois-ci, James, groupe de Manchester qui a connu son petit succès au tout début des années 90, avec notamment leur simili-tube "Sit Down" et qui a, depuis, disparu de la circulation, même s'il continue malgré tout à sortir des albums assez régulièrement. Leur dernier en date s'appelle "The Night Before" et n'intéresse plus vraiment personne. Mais revenons 25 ans en arrière - et oui, ça ne nous rajeunit pas tout ça ;-) - à l'époque où la bande de Tim Booth se formait et publiait ce premier disque "Stutter". Un album qui n'a toujours pas perdu depuis son étrange pouvoir de fascination. Parce qu'après, James, ce n'est déjà plus pareil, hormis peut-être sur le suivant et presqu'aussi excellent "Strip-mine". James, au début des années 90 se voulait U2 et Tim Booth Bono. Le groupe cherchait à remplir les stades et sa musique de fragile, sensible, bizarre et torturée…

Les enfants du pire ?

Nouveau sujet d'actualité cette semaine : la Grèce évidemment (désolé pour la photo ci-dessus, mais c'est une chronique honteuse oui ou non) ! Je ne reviendrai pas sur la dette du pays et de son hypothétique écartement de la zone euro, ce n'est pas le propos de ce blog au cas où certains ne l'auraient pas encore compris. Non, parlons plutôt de musique et une des premières choses qui nous vient naturellement à l'esprit quand on parle de musique grecque, c'est bien sûr de la célèbre danse du sirtaki, créée pour le film "Zorba le Grec", dont la bande originale est l'oeuvre du compositeur hellénique Mikis Thedorakis : Autre musique ou plutôt chanson grecque très connue "Les enfants du Pirée", dont la première version a été interprétée par la grande artiste locale Melina Mercouri, une fois encore pour un film, "Jamais le dimanche" de Jules Dassin (son mari et accessoirement père de Joe) :
De nombreuses autres versions verront le jour…

Cibelle - Las Vénus Resort Palace Hotel

Si on m'avait dit en commençant ce blog, qu'un jour j'allais parler du disque d'une ex-mannequin brésilienne, je n'y aurais franchement pas cru. Pourquoi ? Tout simplement parce que mannequin ne rime souvent pas très bien avec musicien et aussi parce que le Brésil, hormis pour le football, je n'y connais pas grand chose. Et c'est d'ailleurs peut-être un peu pour cette raison que je vais vous parler du nouvel album de Cibelle, car il n'évoque pas tant que ça la musique latino-américaine. Non, ce "Las Vénus Resort Palace Hotel" est plutôt un disque "melting-pot" qui brasse beaucoup de styles musicaux, à l'image de ce que peuvent faire des Pink Martini par exemple. La belle a déjà travaillé avec un dénommé Devendra Banhart, ce qui explique le côté pop/folk et le fait que son univers peut aussi plaire aux adeptes du genre. Mais les vrais amateurs de world music trouveront sans doute cette musique paradoxalement trop consensuelle …

Mes indispensables : The Czars - The Ugly People Vs. The Beautiful People (2001)

Après vous avoir parlé avec maman de pas mal de classiques rock incontournables - incontestables et incontestés ? -  il était peut-être temps de passer à des disques nettement plus confidentiels mais tout aussi "indispensables" (ben oui, ça existe). La semaine dernière est sorti le premier disque solo de John Grant, ex-chanteur des Czars, groupe discret fondé au milieu des années 90 dans un anonymat quasi-total mais responsable d'au moins un chef d'oeuvre, ce magnifique "The Ugly People Vs. The Beautiful People", un de ces disques qu'on emporterait jalousement avec nous sur une île déserte, tout simplement parce que cette musique est belle, sans âge et indémodable. C'est Midlake, groupe folk "à la mode" qui, en participant à son nouvel album, vient de relancer la carrière de Grant, puisque celle-ci s'était brusquement arrêtée, faute de succès, l'année dernière avec la fin de son groupe. On pourrait évidemment trouver de nombreux p…

These New Puritans - Point Ephémère - 29 avril 2010

Désolé pour hier, pas de chronique honteuse, pas le temps en fait, trop de concerts et donc de compte-rendus à produire ici. Dernier en date pour cette semaine et pas des moindres : These New Puritans, responsables d'un deuxième album "Hidden" particulièrement atypique et accessoirement un de mes principaux coups de coeur musicaux de ce début d'année. Je ne connaissais pas encore la salle du Point Ephémère et j'avoue avoir été un peu surpris par la petitesse du lieu, surtout en pensant à la musique assez violente du groupe programmé. En tout cas, nous nous pointons là-bas, à l'heure indiquée sur le billet, c'est-à-dire à 20h. Malheureusement, comme il n'y a pas de première partie (était-ce prévu ?), nous patientons une bonne heure avant le début des hostilités. Car d'hostilités, il est plus que jamais question. Finies les petites douceurs (et mièvreries?) de mardi soir, ici, il n'y a pas de place pour la galéjade. D'entrée de jeu, These Ne…