23 décembre 2009

Top albums 2009

Bon, ça y est, on y est : dernier post de l'année pour le classement des meilleurs disques. Et tout d'abord, je dois dire que cela n'a pas été facile. Pas pour les 2 premières places, évidentes pour moi depuis déjà quelques mois. Mais parce que cette année a été finalement assez décevante et une fois de plus, je m'aperçois qu'elle m'a permis de réévaluer à la hausse celle d'avant. J'ai effectivement écouté en 2009 quelques très bons disques oubliés de 2008 (Metronomy et Born Ruffians entre autres, même si le deuxième est carrément de 2007 ...) Toujours est-il que pour faire ce top, j'ai réécouté les disques de 2009 que j'avais aimé, j'en ai écarté certains qui, au fil des écoutes, finissaient par me lasser (Animal Collective, Noah And The Whale) et j'ai aussi écouté de nouveaux disques à côté desquels j'étais complètement passé (Ramona Falls par exemple, grâce au top des blogueurs) et puis, par le biais des différents classements glanés ici et là sur le net, j'ai réécouté des disques que j'avais moins bien aimé et même si pour la plupart, mon opinion s'est confirmée, pour certains d'entre eux (vous le verrez plus bas), j'ai carrément changé d'avis. Enfin, bref, 10 disques, c'est peu mais finalement bien suffisant. Bonnes fêtes de fin d'année à tous et à l'année prochaine (dès le lundi 4 janvier ?), j'espère, pour de nouvelles aventures musicales et pour un blog que je vais essayer de "tirer vers le haut".

10- Dominique A - La Musique / La Matière
Sans doute pas le meilleur album du monsieur, le dyptique "La Musique / La Matière" a vu pourtant le retour aux sources d'un artiste exemplaire. Et même si pour une fois, il paraît céder quelque peu à une certaine facilité d'écriture, ce nouveau disque n'en renferme pas moins quelques uns de ses titres les plus percutants, comme "Le Sens" ou "Immortels". De toutes les manières et même en petite forme, Dominique A est encore et toujours ce qui se fait de mieux de par chez nous. Et surtout, sur scène, il a pris une dimension impressionnante. (Chronique + Clip de "Immortels" + Rétrospective)


9- Dent May - The Good Feeling Music Of Dent May And His Magnificient Ukulele
Là-dessus, je dois bien être le seul à mettre un pareil énergumène dans mes disques préférés de l'année. Des mélodies simplissimes, très peu d'instruments à part un ukulélé, mais une telle fraîcheur, une telle drôlerie aussi que ce premier essai de Dent May ressemble à s'y méprendre au disque d'été parfait. (Chronique + Clip de "Oh Paris")


8- Elysian Fields - The Afterlife
Ceux-là n'en sont pas à leur premier essai. Mais la voix de Jennifer Charles est ici plus troublante et envoûtante que jamais. Les arrangements n'ont jamais été aussi subtils et sobres à la fois. Le disque idéal à écouter à deux, en amoureux, pour un dîner aux chandelles. Et plus si affinités, bien sûr ... Pour aller, ensemble, de l'autre côté de la vie, comme le suggère le titre. (Chronique)


7- Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle
C'est à force d'y revenir sans cesse, comme ça, mine de rien, que je me suis dit que ce disque devait avoir quelque chose de spécial, de plus que les autres disques folk sortis cette année. Un classique du genre, sans aucun doute. Une belle voix grave de crooner, de subtils arrangements de cordes et le tour est joué. Impossible de s'en lasser. Impossible de ne pas aimer, finalement. (Chronique)


6- Fanfarlo - Reservoir
On croirait entendre successivement Arcade Fire, Clap Your Hands Say Yeah ou Beirut. Ce n'est pas révolutionnaire pour un sou, mais suffisamment bien fichu, varié et rempli de trouvailles mélodiques que ça fonctionne. Le disque que Chris Martin aurait aimé enregistrer. (Chronique + Clip de "Fire Escape")


5- Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Up From Below
Non, ce disque n'est pas aussi lassant que certains blogueurs ont pu vous faire croire. Non, ce disque ne se résume pas à son excellent single "Home". Ce disque est tout simplement le disque hippie ultime. Le genre de trucs qui vous réconcilierait avec les babas cools de tous poils. Une sorte de compilation de tout ce que ce mouvement a pu produire de meilleur. Et au diable, Woodstock, Devendra Banhart et toute cette clique de chevelus dégeulasses ! Si vous ne devez en garder qu'un, gardez donc Edward Sharpe et sa bande de zéros magnétiques ! (Chronique + Live de "40 Day Dream" + Clips de "Desert Song" et "Kisses Over Babylon")


4- Antony And The Johnsons - The Crying Light
Antony Hegarty a mis un peu d'eau dans son vin et c'est tant mieux. Car ses précédents disques avaient une fâcheuse tendance à la surenchère. Et cela n'allait pas forcément avec sa voix déjà sucrée : on frôlait souvent l'indigestion. Ici, il reste encore quelques uns de ces tics un peu kitschs, mais il y a par contre suffisamment de titres enthousiasmants qui étonnent par leur bouleversante sobriété. Et débarrassée de tous ses oripeaux, sa musique n'en est que plus touchante. (Chronique + Clip de "Epilepsy Is Dancing" + Live de "Kiss My Name")


3- The Horrors - Primary Colours
Oui là-dessus, je me suis trompé. Mea culpa, j'ai changé d'avis. Mais il faut dire qu'avec leur look de petits minets gothiques insupportables, c'était assez difficile de ne pas avoir envie de botter leur petit cul bien moulé dans les jeans slims de rigueur. Mais franchement, quel disque ! Dix titres de new-wave tendance krautrock parfaits qui brassent intelligemment les influences, de Joy Division à My Bloody Valentine, en passant par The Chameleons, Interpol et le dernier Portishead - d'ailleurs, merci Geoff Barrow pour la production et le son d'enfer. C'est donc ultra-référencé, et pourtant diablement efficace. (Chronique)


2- The Pains Of Being Pure At Heart - The Pains Of Being Pure At Heart
Mes chouchous de l'année. En ces temps de crise, leur premier album contient exactement la musique que j'avais envie d'entendre : pop, enjouée, simple et mélodique. Véritable cure de jouvence, il nous ramène aux plus belles heures de la pop à guitares de la fin des années 80. (Chronique + Clip de "Everything With You" + Black Session)


1- Grizzly Bear - Veckatimest
Vainqueurs haut la main cette année, comme Portishead pouvait l'être l'année dernière, les Grizzly Bear se sont imposés à moi, rapidement, comme une évidence. Un disque touffu, long en bouche, à la production hyper soignée (trop diront certains) et qui restera sans doute comme un des classiques des années 2000. A l'inverse de Animal Collective, ces ours-là n'ont pas besoin d'artifices, de dissimuler leur talent sous une tonne de bidouillages électroniques en tous genres. (Chronique + Clip de "Two Weeks" + Clip de "Ready, Able")



22 décembre 2009

Top chansons 2009

Vous les attendiez tous : les voilà ! Les fameux tops de fin d'année ... On commence avec les meilleures chansons. Demain les meilleurs disques ...

20- Atlas Sound (feat. Panda Bear) - Walkabout

La rencontre entre la grande gigue anorexique de Bradford Cox et le beau gosse déjanté de Panda Bear ne pouvait faire que des étincelles. La chanson s'appelle "Walkabout" et ça aurait pu être le tube le plus barré de l'été. Idéal pour voyager tout en restant chez soi. Hallucinogène.

19- The Flaming Lips - I Can Be A Frog
Morceau complètement incongru du dernier album des lèvres en feu. Petite douceur légère comme l'air perdue au beau milieu du torrent de basses électro souvent assez indigestes de "Embryonic". (Vidéo)

18- Wave Machines - Punk Spirit
Le nouveau groupe de losers intégraux en provenance de Liverpool. Les Wave Machines puisent leur inspiration comme bon nombre de formations, dans la musique synthétique des années 80, sauf qu'ils y apportent en plus ce zeste d'humour et de fantaisie assez appréciable. Pas de succès à prévoir mais assurément, un indéniable capital sympathie. (Vidéo)

17- Montgomery - 6 Bonnes Raisons
Montgomery ou la rencontre de la pop française des Innocents et des recherches sonores américaines des Animal Collective. "6 Bonnes Raisons" peut-être, mais une seule suffira : c'est un tube. (Vidéo)

16- Wild Beasts - This Is Our Lot
Enthousiasmants en concert (excellente black session), malheureusement un peu moins sur disque où leur ficelle à la Tears For Fears sont nettement plus visibles, les Wild Beasts, quand ils laissent entièrement la place à leur castra Hayden Thorpe sont tout de même capables de petits miracles comme ce "This Is Our Lot" au groove irrésistible.


15- Titus Andronicus - Titus Andronicus
Les Pogues sont de retour, ils sont désormais américains, ont (heureusement) abandonné leur relent de musique celtique, mais ont (heureusement aussi) conservé leur côté festif et punk. Et puis, chose essentielle, ils beuglent toujours autant et ça, ça fait plaisir. Bref, l'hymne idéal pour supporters de foot alcooliques. (pléonasme ?) (Vidéo)

14- Wavves - So Bored
Attention, ils ne savent pas jouer, chantent comme des pieds mais sont tout de même capables de pondre quelques tubes garage-punk mémorables. Comme quoi, avec les moyens du bord et quelques grammes de talent, ça peut suffire. Pas encore prêt donc de me lasser de ce "So Bored".

13- Glasvegas - Daddy's Gone
Groupe vite catégorisé de "gros bourrins d'Ecossais", sauf que leurs chansons ont un furieux parfum de "reviens-y", surtout ce "Daddy's Gone" que notre cerveau n'est pas prêt encore à laisser filer. (Vidéo)

12- Sunset Rubdown - Apollo And The Buffalo And Anna Anna Oh!
Arcade Fire qui aurait malheureusement un peu trop écouté les Pink Floyd, voici Sunset Subdown, une autre formation canadienne. Mais lorsqu'ils ne sortent pas la grosse cavalerie, nos gaillards sont tout de même capables de quelques fulgurances comme ce "Apollo & co" du plus bel effet.

11- Handsome Furs - I'm Confused
Réponse canadienne en forme d'hommage au "I'm deranged" de la paire Bowie/Eno ? En tout cas, ça se la raconte pas mal, mais c'est diablement efficace. (Vidéo)

10- Animal Collective - Bluish
Chanson la plus pop du dernier album à tendance électro des Animal Collective et donc, forcément mon morceau préféré du lot. Album qui malgré l'aura incontestable qui l'entoure a fait, de mon côté, un peu "pschiiit" au fil des écoutes. Pas le chef d'oeuvre annoncé donc, mais un groupe qui reste encore et toujours à suivre pour son talent indéniable de brouilleurs de pistes et de défricheurs sonores.

9- Girls - Hellhole Ratrace
Une des plus grosses blagues de l'année dans le monde très fermé de l'indie-rock, les Girls ne méritent sans doute pas l'attention et les louanges qu'ils ont pu récolter ici et là. A part peut-être sur quelques titres plutôt bien torchés, comme ce "Hellhole Ratrace", tête de gondole de l'album "Album" et longue ballade tendance shoegaze particulièrement répétitive et addictive. (Vidéo)

8- Passion Pit - Sleepyhead
Machine à tubes programmée de l'année qui n'a malheureusement fonctionné que sur ce "Sleepyhead" déjanté et particulièrement euphorisant. La suite du "Time To Pretend" de MGMT ? (Vidéo)

7- Dent May - Meet Me In The Garden
Jarvis Cocker est "mort". Heureusement pour nous, il s'est réincarné en Dent May et il est encore plus drôle et décalé qu'avant. En plus, il fiche une raclée au ukulélé à l'autre tanche de Julien Doré et ça aussi, ça fait plaisir. (Vidéo)

6- Dead Man's Bones - My Body's A Zombie For You
Wim Butler qui aurait décidé de faire de la musique pour Halloween. On ne sait pas si ça fait peur aux enfants, mais comme bande originale d'un film de morts vivants signé Tim Burton, ça aurait de la gueule ...

5- Dominique A - Le Bruit Blanc de l'été
LE tube du dernier disque de Dominique A, une petite ritournelle toute simple et entêtante d'un artiste à l'intelligence supérieure. Pas franchement envie de se faire vacciner contre cette grippe A ... (Vidéo)

4- The Horrors - Sea Within A Sea
Geoff Barrow transfigure une bande de traîne savates tristounets, ersatz des Strokes, en machine à danser version kraut-rock. Dans la lignée du magnifique "The Rip" de Portishead. (Vidéo)

3- The Pains Of Being Pure At Heart - Young Adult Friction
Digne du "Sensitive" des Field Mice. Un mélange parfaitement réussi entre My Bloody Valentine et Belle and Sebastian. Naïf et sincère.

2- Grizzly Bear - While You Wait For The Others
Les choeurs du refrain me font toujours le même effet à chaque fois : des frissons partout dans le corps et une incroyable chair de poule. (Vidéo)

1- Antony And The Johnsons - One Dove
Une chanson d'une beauté et d'une sobriété stupéfiantes, comme en apesanteur. Antony nous fait voir la lune et les étoiles en même temps. Difficile de redescendre après une telle merveille. Première place idéale, donc ...

21 décembre 2009

Mes indispensables : The Stone Roses - The Stone Roses (1989)


Indispensable encore et toujours. Mais cette fois-ci, ça sera le dernier de l'année. Après, à la fin de la semaine, il y aura une nouvelle pause salutaire, avant de repartir de plus belle pour de nouvelles aventures, en 2010. Enfin, bref, aujourd'hui, je tiens à vous parler d'un autre disque qui fête son vingtième anniversaire cette année (après le fameux "Doolittle" des Pixies) et qui a eu droit à sa réédition en coffret collector, il s'agit du mythique premier album des Stone Roses. Mythique, enfin, surtout outre-manche, où le NME, équivalent briton des Inrockuptibles, n'a pas hésité à le classer meilleur disque de tous les temps : rien que ça ! Sans doute un peu exagéré. Il n'empêche qu'il faut bien admettre que ce disque a eu énormément d'influence. La brit-pop n'aurait par exemple sans doute jamais vu le jour sans. C'était le retour au premier plan des guitares, de la pop, des Beatles. Mais des Beatles sur lesquels on pouvait danser. Ou presque. Ok, leur chanteur était assez quelconque, sa tristounette carrière solo depuis, nous le démontre sans doute. Mais ils avaient un guitariste fabuleux, au groove irrésistible. Et les autres musiciens n'étaient pas en reste. Et que dire de la production ? Impeccable. "I Wanna Be Adored" et "Made Of Stone" sont encore aujourd'hui des classiques indémodables.

Le genre de trucs qui vous donne envie de chanter à tue-tête et de tourner sur vous-mêmes les bras en l'air. (oui je sais, c'est n'importe quoi !) Manchester était alors encore l'épicentre du monde de la pop. Après Joy Division, New Order, les Smiths ou encore James, des groupes comme les Stone Roses ou les Happy Mondays faisaient leur apparition. Et la pop basculait avec bonheur (et drogues ?) dans les années 90. C'était pour moi l'époque des Inrockuptibles - qui n'étaient encore qu'un mensuel -, de Bernard Lenoir et des ... braderies. Et oui, c'est à Rennes, dans une braderie (la plus grande, celle du canal Saint-Martin) que j'achetais tous ces disques (ou plutôt ces K7). On était lycéen ou étudiant et on n'avait pas les moyens ... Forcément, je garde une tendresse toute particulière pour cette période de ma vie ... (ça y est, je fais mon vieux :-) et donc, pour la musique qui l'a accompagnée. Ensuite, cinq ans après, les Stone Roses reviendront avec un deuxième et dernier disque un peu pompeux et lourdingue, pâle copie de Led Zeppelin, même si un titre comme "Love Spreads" fait encore aujourd'hui tout son effet. Et puis ... fermez le ban. De toute façon, c'était déjà trop tard, la magie était redescendue. Ils ne pouvaient pas faire mieux. "The Stone Roses" restera comme l'un des meilleurs premiers albums de l'histoire.

Clip de "I Wanna Be Adored" :


Clip de "She Bangs The Drums" :


Clip de "Waterfall" :

14 décembre 2009

Mes indispensables : Nick Drake - Five Leaves Left (1969)


En attendant de vous faire part de mon top de l'année 2009 en terme de meilleurs chansons et albums - cela commence d'ailleurs à se préciser -, retour comme tous les lundis sur ma liste de classiques, de disques indispensables et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, l'est peut-être encore plus que les autres. Indispensable. Parce que c'est un chef d'oeuvre. Point barre. Et qu'à cela, on ne peut rien y faire. Et quand on pense que ce type a pondu un truc pareil à 21 ans, cela fiche même un peu les jetons, paraît complètement impensable aujourd'hui, en 2009. Mais c'était une autre époque : 1969. Une époque où les jeunes gens avaient le temps. Le temps de se poser, d'apprendre tranquillement, d'être confronté à eux-mêmes, de ne pas être noyés dans une société de consommation à outrance, qui, à force de délivrer des flots d'informations plus ou moins vraies, empêche au commun des mortels toute réflexion digne et sensée. A trop savoir, on ne sait rien finalement. Nick Drake, lui, sans doute, en savait moins. Mais ce qu'il savait, il le savait bougrement bien. Quel jeu de guitare ! Quelle poésie dans les textes ! Quelle douceur dans cette voix ! Et puis que dire de ces arrangements ... Bon, ok, là-dessus, il a été grandement aidé par un dénommé Robert Kirby, décédé cette année justement. Mais le plus incroyable, c'est que Nick Drake, à l'époque, n'a rencontré aucun succès. ou presque. A l'image du Velvet Underground. Trop attachés qu'on était alors, avec les Beatles, les Rolling Stones ou autre Dylan. La vie est injuste parfois, car... "Five Leaves Left" est pour moi le disque de folk ultime, la référence absolue, insurpassable. Une espèce d'Everest insurmontable.
Par exemple, la mélodie de "The Thoughts Of Mary Jane" est une merveille de délicatesse. Et une fois qu'on a craqué dessus, les textes finissent de nous achever par leur incroyable poésie. Cette chanson entre autres me fait pleurer à chaque nouvelle écoute. Inévitablement. Et que dire des "River Man", "Time Has Told Me", "Day Is Done", etc. Drake publiera encore deux autres albums, qui, s'ils me font moins d'effet que celui-là n'en demeurent pas moins des classiques instantanés. Redécouverte sur le tard, sa musique fait depuis l'objet d'un culte de plus en plus important et on ne compte plus désormais le nombre d'artistes y puisant leur source d'inspiration. Nick Drake est mort à 26 ans. Beaucoup trop tôt. Mais sa musique et l'émotion qu'elle suscite sont éternelles.

Jolie mise en image de "River Man" :



Who can know
The thoughts of Mary jane
Why she flies
Or goes out in the rain
Where she's been
And who she's seen
In her journey to the stars.

Who can know
The reason for her smile
What are her dreams
When they've journeyed for a mile
The way she sings
And her brightly coloured rings
Make her the princess of the sky.

Who can know
What happens in her mind
Did she come from a strange world
And leave her mind behind
Her long lost sighs
And her brightly coloured eyes
Tell her story to the wind.

Who can know
The thoughts of Mary Jane
Why she flies
Or goes out in the rain
Where she's been
And who she's seen
In her journey to the stars.

(The Thoughts Of Mary Jane - Nick Drake - 1969)

9 décembre 2009

Blog en jachère et ... bonnes résolutions pour 2010


Et oui, la fin de l'année approche à grand pas et forcément avec elle, son cortège de bilans en tout genre. Pour un blog musical, il y a donc le passage obligé des tops albums et top singles. Ceux-ci viendront ici à point nommé juste avant les fêtes, c'est-à-dire la semaine du 21 décembre. En attendant, ce blog ne vivra plus vraiment ou presque, me laissant soigneusement le temps de faire le tri dans tout ce que j'ai pu entendre cette année. De meilleur, bien sûr. Je n'atteindrai donc pas les 150 chroniques de disques pour 2009, mais 140 est déjà un bon chiffre, et puis il y a aussi tous les disques sur lesquels j'ai pu jeter une oreille et qui n'apparaissent pas. Pour 2010, je l'ai déjà dit dans un commentaire de post, j'ai prévu des modifications dans la gestion quotidienne de ce blog. Bien sûr, les indispensables continueront d'exister chaque lundi, mais il y a aura moins de chroniques de nouveaux disques : une seule par semaine seulement. Et forcément, cela correspondra à un disque que j'apprécie. Aussi, il n'y aura plus de note, car je m'aperçois en réécoutant les albums de l'année 2009, que les notes correspondent souvent à une humeur du moment et pas forcément à un truc fonctionnant sur la durée - ce qui veut dire qu'il devrait y avoir des surprises dans mes tops 2009 (eh eh eh!) J'essaierai aussi pour 2010 de faire une chronique hebdomadaire au ton un peu humoristique dans la lignée de mes chroniques honteuses du vendredi, mais peut-être moins personnelle et plus concentrée sur l'actualité, qu'elle soit musicale ou non. Et puis, pourquoi pas, de temps en temps, partir à la découverte de trucs complètement nouveaux, français sans doute, dont personne ou presque ne parle encore et que j'apprécie particulièrement ? MySpace, par exemple, est un formidable outil pour cela. Voilà où en est ma réflexion actuellement ... De toute façon, de manière générale, il y aura moins de posts, ils seront plus fouillés. Car, finalement, cela prend encore plus de temps et d'énergie de faire de la quantité que de la qualité. Voilà déjà mes résolutions pour 2010 ... En attendant, patience, patience et retour le 21 décembre normalement, même s'il devrait y avoir un autre "indispensable" lundi prochain.

7 décembre 2009

Mes indispensables : The Strokes - Is This It ? (2001)


Cette fois-ci, c'est encore un album archi-connu de l'immense majorité des fans de rock indie dont je vais parler dans ma rubrique "Mes indispensables". Le genre de disques sur lequel cela ne sert à rien de revenir car tout le monde ou presque c'est déjà fait un avis dessus, bon ou mauvais. Mais, tant pis, je vais quand même vous en parler, en espérant y rajouter une touche un peu personnelle. Il s'agit donc du premier album des Strokes, dont on reparle pas mal en ce moment, en pleine période des tops et autres classements de la décennie finissante. Car, s'il est un album qui fait l'unanimité dans la presse rock parmi les classiques des années 2000, c'est bien ce "Is This It ?". Classique peut-être plus pour le mouvement qu'il a en partie engendré (le retour du rock à guitares et l'émergence de tout un tas de groupes en "The") que par sa qualité intrinsèque diront les mauvaises langues. Pour ma part, je dois bien admettre que le soufflé est quand même un peu retombé depuis 2001 et que l'album, que je prenais en très haute estime à l'époque, est sans doute redescendu à sa vraie valeur, c'est-à-dire quand même un excellent disque de rock, dans la lignée des meilleurs groupes du genre issus de la scène New-Yorkaise, du Velvet Underground à Television. Depuis, les Strokes ont du mal à reproduire ce coup de maître, en témoigne le très moyen dernier disque de leur chanteur en solo, même si leur deuxième album "Rooms On Fire" était encore plus qu'honorable. Malgré tout, ce groupe aura toujours pour moi une saveur un peu particulière, un parfum de nostalgie. Comme Suede à son époque, je l'ai pris comme une grosse claque, une vraie révélation, le genre de truc évident, qui sonne nouveau tout en étant, en même temps, bourré de références. "Is This It ?", c'était la réconciliation entre tous les fans de rock, du plus couillu et bourrin ou plus excentrique et mélodique. L'attitude et l'altitude. Et pour une fois, là-dessus, j'étais donc raccord avec les goûts de mon entourage. Et forcément, quand il y a partage de goûts et de valeurs communes, il y a rapprochement, mais cela est une autre histoire. Plus personnelle ;-)
J'ai appris récemment que le groupe devrait refaire surface l'année prochaine avec un éventuel quatrième disque et surtout une nouvelle tournée. Comme je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler quelqu'un de fidèle en matière de musique - à quelques rares exceptions près, bien sûr -, cet événement ne m'intéresse déjà plus. J'étais à la Mutualité pour leur première venue parisienne, puis au Zénith après la sortie du deuxième album. Les Strokes y avaient fait des sets courts, propres et impeccables, à l'image de leur disque. Posés et pas poseurs contrairement à ce que pourraient en dire leurs détracteurs. Mais, comme pour la plupart des groupes rock, je ne me suis attaché à eux que par l'intermédiaire d'un seul disque et c'est souvent, comme ici, le premier. Tout y était déjà parfaitement en place. La suite ne pouvait être que décevante et répétitive.

Clip de "Last Nite" :


Clip de "Someday" :


Clip de "The Modern Age" :


Clip de "Hard To Explain" :

4 décembre 2009

The Mountain Goats - The Life Of The World To Come

Nouvelle chronique rapide pour un nouveau disque encensé chez Pitchfork. Ben oui, je dois bien admettre que ce site américain est une de mes principales sources de découvertes musicales. Pourtant, les Mountain Goats ne sont pas ce qu'on pourrait appeler un nouveau groupe. "The Life Of The World To Come" est quelque chose comme leur douzième album : rien que ça ! Et je dois dire qu'une fois de plus, je ne partage pas du tout l'enthousiasme de certains concernant ce disque. C'est comme ça, mais ce genre de trucs m'ennuie profondément. C'est largement folk - une fois de plus, ça commence à bien faire -, ce n'est pas vraiment mélodique, le chanteur a une voix assez banale, ça ne fiche pas vraiment la chair de poule. Non, je ne comprends pas l'intérêt que l'on peut attacher à ce genre de musique assez froide et distante même si appliquée. Les titres sont aussi inspirés de passage biblique. Pas grand chose pour me plaire au bout du compte ... Je crois que là-dessus, je vais peut-être définitivement perdre un lecteur. (Site officiel)

5/10

3 décembre 2009

Neon Indian - Pyschic Chasms


Aujourd'hui et sans doute jusqu'à la fin de l'année, vous aurez droit à des chroniques rapides des nouveaux disques. Pourquoi rapide ? Parce que c'est déjà bientôt l'heure du bilan annuel et que tout ça, ça se prépare : réécoute des meilleurs disques de 2009, réévaluation à la hausse ou à la baisse suivant le cas. Bref, il s'agit ici d'un nouveau groupe new-yorkais bien apprécié chez Pitchfork qui fait de la musique un peu comme Phoenix en plus électro ou Daft Punk en plus pop, avec les synthés vintage de rigueur au son un peu cheap. C'est pas mal, assez mélodique et sympathique parfois comme sur le simili-tube "Deadbeat Summer", mais pas franchement renversant. Léger et éphémère comme un disque d'été. Pas la bonne saison, quoi ! (MySpace)

6/10

1 décembre 2009

Dead Man's Bones - Dead Hearts

Décidément aujourd'hui, je suis insatiable. Voici le clip extrait du premier disque des extravagants et formidables Dead Man's Bones. Et où il est forcément question de morts. "Dead Hearts" :

Dead Man's Bones - Dead Man's Bones


Halloween ? Tim Burton ? La musique des Dead Man's Bones fait indéniablement penser à tout ça. Et à Arcade Fire aussi. Référence incontournable de tout un pan de la musique rock actuelle. Forcément, il y a un canadien derrière tout ça, acteur qui plus est. Et de "Funeral" aussi il est question ici, il n'est même question que de ça. Mais des funérailles souvent joyeuses, guillerettes, avec des choeurs d'enfants dedans et des mélodies dans tous les coins. Alors, oui, ça pertube, car le fil conducteur n'est pas évident. Les morceaux se suivent, se ressemblent pourtant, mais ont toujours tendance à un moment donné, à dévier de leur trajectoire initiale. Pas grave car c'est assez agréable de se perdre dans ces méandres-là, parfois un peu dans l'esprit du premier disque des allemands de Get Well Soon. Sans conteste, un des meilleurs disques de ces derniers mois et un concurrent potentiel au classement de fin d'année. Arcade Fire en plus drôle ou plus morbide, c'est selon.(site officiel)

8/10

Chroniques :
Les Inrocks
Fluctuat.net
Wow Magazine

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Desert Song & Kisses Over Babylon

Ces gars-là sont plutôt barges et ce n'est vraiment pas pour me déplaire. En tout cas, cela ne leur a semble-t-il pas suffit d'avoir déjà pondu l'un des meilleurs disques de cette année 2009, ils ont décidé en plus de nous raconter une petite histoire à partir de 12 clips de leurs chansons, dont voici déjà les deux premiers. A savourer sans modération :



Luke Haines - 21st Century Man


Luke Haines, plus de 15 ans après ... Mais que s'est-il donc passé ? Oubliez tout ce que j'ai dit hier, une des plumes les plus inspirées du Royaume-Uni et tout le tintouin. Ici, c'est plutôt inspiration zéro ou presque. Des mélodies bas du front, des paroles qu'on dirait écrites vite fait, mal fait sur un coin de table, en témoigne le titre éponyme assez plat. Bref, le temps de "New Wave" est bien loin et finalement la carrière du bonhomme que j'avais un peu vite encensée hier ne résume-t-elle pas seulement à quelques disques ? Le premier des Auteurs bien sûr, "After Murder Park" aussi, et puis peut-être le premier Black Box Recorder. Car pour le reste ... Ce "21st Century Man" est en tout cas le genre de disque balourd qu'on n'a pas spécialement envie de réécouter une fois terminé. L'absence de reconnaissance aurait-elle un peu aigrie notre homme ? Tant pis, il nous reste de lui, la nostalgie d'un glorieux passé. Mais n'est-ce pas le cas de nombreux artistes, qui n'arrivant pas à se renouveler, ont, en plutôt tendance à tomber dans l'excès de facilité. Dans un précédent disque, il avouait même "Luke Haines Is Dead". Vous avez dit visionnaire ? (Site officiel)
4/10

Chroniques :