30 septembre 2009

The Big Pink - A Brief History Of Love


Après The XX et Girls, voici l'autre nouveau groupe dont tout le monde parle dans le landernau de l'indie-rock : The Big Pink. Et franchement si pour les deux premiers, c'est encore assez mérité (surtout the XX), là, ça ressemble franchement à une grosse arnaque ! Pitchfork balance un 8/10 pour l'immonde single "Dominos" et un bon 8.2 pour l'album - qu'est-ce qui leur est arrivé ? -, les Inrocks encense à tout va, mais là-dessus, je les suspecte un peu de parti pris puisque le groupe sera à leur festival en novembre prochain. Bref, avoir de belles pochettes de disques avec de jolies femmes dessus ne suffit pas, leur musique est "en plastique", ça copie une fois de plus le son shoegaze, mais sans l'esprit indépendant, et puis que dire de ces pauvres mélodies qui tombent à chaque fois à plat ? The Big Pink vise tout de suite les stades, pas sûr malgré tout que leur rock bodybuildé réussira son pari. En tout cas, je ne le souhaite pas. Allez, un 4 et c'est bien payé ... Non, mais ! Faut pas se moquer du monde non plus ...(Site officiel)

4/10

Chroniques :
Les Inrocks
Quartier Libre
Pitchfork

29 septembre 2009

Le Loup - Family

Voici le chaînon manquant entre les Fleet Foxes et Animal Collective. Où il est encore une fois de plus question de bestioles : Le Loup, en français dans le texte. "Family" est déjà leur deuxième album et j'avoue être passé complètement à côté du premier, à tort si j'en crois la blogosphère, puisque paraît-il qu'il est supérieur à celui-là. Pourtant, je ne le trouve pas si mal foutu que ça, ce disque. Il est bien dans l'esprit actuel d'un paquet de nouveaux groupes néo-hippies. Le Loup est le genre de groupe qui pourrait réconcilier les détracteurs des Fleet Foxes et d'Animal Collective justement. Moins lisse et classique que les premiers, moins expérimental et barré que les seconds, Le Loup se situe exactement entre les deux. Comme les loups, ce disque ne se laisse pas facilement apprivoiser et gagne même en profondeur au bout de plusieurs écoutes. Pourtant, il lui manque un petit quelque chose qui ferait que je sois complètement convaincu. Disons que ça n'explose pas comme la musique du dernier Animal Collective par exemple, où à de trop rares occasions seulement, ça manque un poil de peps, quoi ! Mais je suis un peu sévère. Sans doute, parce que, même si j'apprécie le disque, je n'y ai pas trouvé de titres vraiment accrocheurs, le genre de trucs au parfum de "reviens-y" qui fait qu'on sait à l'avance que le disque nous suivra un petit moment. Celui-là devrait donc malheureusement ne pas tenir très longtemps dans mon lecteur MP3. (Site officiel)

7/10

Chroniques :
Words And Sounds
Hop Blog
Wow Magazine

28 septembre 2009

Mes indispensables : The Kinks - The Kinks Are The Village Green Preservation Society (1968)


Ils sont quatre. Ils sont anglais. Entre 1966 et 1969, ils étaient les rois (les Kinks ?) de la pop. Non, ce ne sont pas les Beatles, mais bien les Kinks. Groupe sous-estimé chez nous - mais toujours adulé outre-manche ? -, surtout en comparaison de la folie qui existe encore aujourd'hui autour des fameux Fab Four. Car, pour moi, - mais j'aime bien aller à contre-courant ;-) -, la bande à Ray Davies est sans doute ce qui s'est fait de mieux en terme de pop anglaise. Mais seulement entre 1966 et 1969, donc. Car, avant c'était le pataud "You Really Got Me", qui est resté, malheureusement pour eux, leur plus célèbre morceau qu'ils traînent aujourd'hui comme un boulet. Et après, les Kinks, c'est devenu de plus en plus "caca-boudin" ... Alors, que pendant cette période - qui est aussi la période faste du duo McCartney/Lennon - Davies ne se prenait pas encore au sérieux et délivrait pourtant chanson pop parfaite sur chanson pop parfaite, en témoigne notamment ce qui restera comme leur grande oeuvre, ce foisonnant "Village Green Preservation Society". Mais, pourquoi les Kinks étaient-ils alors meilleurs que les Beatles ? Tout simplement, parce que Ray Davies écrivait mieux que Lennon et McCartney réunis, parce que leur musique était mieux arrangée, plus subtile, tout en restant aussi mélodique, qu'ils n'avaient pas de George Harrison en leur sein, pour polluer leur production avec un titre ou deux à la sitar, que leur musique a, je trouve bizarrement, mieux vieillie - peut-être aussi parce que passant moins en radio, elle a, de ce fait, moins lassée -. Parce qu'ils étaient plus drôles aussi.


Pour ces raisons et pour d'autres encore, le monde entier devrait réécouter la musique des Kinks et la ré-estimer en rapport de celle des Beatles. Car le problème de ce groupe, c'est que lorsque l'on veut le faire écouter à quelqu'un qui ne le connait pas, on a toujours la même réponse : "On dirait les Beatles. C'est copié sur les Beatles, ça ressemble beaucoup aux Beatles." Ce qui est profondément injuste : "Village Green Preservation Society", c'est pourtant 15 morceaux du niveau d'"Eleanor Rigby". Et rien que les premières notes de basse au début du morceau éponyme devraient suffire à faire la différence : jamais McCartney n'aurait pu en faire autant.

"Last Of The Steam Powered Trains" et "Picture Book" live en 1969 :

26 septembre 2009

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - 40 Day Dream (live au Regent)

A la demande d'un lecteur de ce blog, voici l'excellente vidéo live des géniaux Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, mon disque de la rentrée. Tiens, ça donne vraiment envie d'aller les voir sur scène. Enjoy the music !

25 septembre 2009

Animal, on est mal

Vous l'avez peut-être remarqué, mais en ce moment, pour avoir du succès dans l'univers bien cloisonné du rock indé, il faut avoir un nom de groupe faisant référence au monde animalier : Animal Collective, Grizzly Bear, Panda Bear, Deerhunter, Deerhoof, Wolf Parade, Wild Beasts, Arctic Monkeys, j'en passe et des meilleurs. Le phénomène semble assez récent, car en remontant dans le temps, on constate qu'il n'en fut pas toujours de même. Pourtant, le plus connu des groupes de pop au monde, les Beatles avaient déjà adopté l'attitude "animale" : beatle ou beetle, c'est assez semblable, non ?

Au passage, ce titre est-il disponible sur le fameux coffret remasterisé sachant qu'il n'apparaît sur aucun 33 tours du groupe ?
A leur époque, il y avait aussi un autre groupe, qui eux, ne s'étaient pas foulés et s'étaient carrément appelés The Animals. Ils sont surtout connus chez nous pour la version anglaise d'un des tubes de notre Johnny national. "Le Pénitencier" devenait "The House Of The Rising Sun" :

Enfin, c'est plutôt Johnny "vacances" qui avait repris le titre original anglais. Tout comme les Chats Sauvages et leur fameux chanteur Dick Rivers, avec entre autres leur "Est-ce que tu le sais ?"

C'était ça, les "yés-yés" : 95% de reprises de standard anglais ou américains pour aucune once de personnalité. Nos parents n'étaient pas si chanceux que ça finalement ...
Quelques années, plus tard, en France, on gardait des noms d'animaux domestiques, mais cette fois-ci, on assumait carrément nos influences anglo-saxonnes en chantant dans la langue de Shakespeare et avec des titres originaux bien à nous. C'était les Rouennais de Dogs avec notamment "Shakin With Linda" :

Malheureusement, leur succès n'aura été en rien comparable à celui de tous ces chanteurs de l'époque de "Salut les copains". La vie est parfois injuste.
Même succès d'estime pour les rigolos Little Rabbits, qui officient désormais, pour quelques uns d'entre autres, dans l'ombre d'un certain Philippe Katerine :

Pour en revenir aux anglais, il y a bien eu dans les années 90, un gars du nom de Stephen Jones, qui se faisait appelé sous le pseudo de "bébé oiseau" (ou Baby Bird in english) et qui a publié son petit lot d'albums fortement recommandables. Son plus gros succès reste à ce jour, ce "You're Gorgeous" :

Oui, il doit y avoir quelque chose de profondément ironique (cynique ?) dans le fait de se faire appeler par un nom d'oiseau ... D'ailleurs, c'est peut-être la constante des groupes aux noms d'animaux, le côté "fun" et jovial ...
Et pour illustrer tout ça, je ne résiste pas à vous mettre un Deerhoof et un Animal Collective, deux groupes sévèrement allumés :




Mais pas sûr que l'époque soit devenue pour autant plus déconnante, car il reste les contre exemples flagrants de Grizzly Bear, Deerhunter ou des Dodos, qu'on peut difficilement considérer comme de joyeux lurons. A moins que cela ne soit justement pour contrebalancer le côté un peu trop "sérieux" de leur musique ?

Sur ces théories un peu fumeuses, bon week-end à tous,

Mansfield Tya - Seules au bout de 23 secondes

Et revoilà un disque français ! Comme promis, j'essaie de tenir la moyenne d'une chronique de disque bien de chez nous chaque semaine. Cette fois-ci, elles sont deux, elles sont originaires de la région nantaise et ce disque est leur deuxième véritable album. Mansfield Tya, ça pourrait être l'équivalent français de The XX, car les deux groupes sont indéniablement influencés par la musique des Cure. Et plus particulièrement par l'album "Seventeen Seconds", en témoigne ici le titre même du disque ainsi que le dernier morceau en écho à celui la bande à Robert Smith. La chanson "Seules au bout de 23 secondes" n'auraient d'ailleurs pas fait tâche dans le premier disque des XX. Mais alors qu'en est-il de ce disque ... euh ... français (car une bonne moitié est chantée en anglais) ? Et bien, même si je n'accroche pas à tout, il contient son lot de très belles chansons comme "Wasting My Time" d'une noirceur absolue - là, encore les Cure ... -, l'entêtant "Dé-programmé" ou encore le très Cat Powerien "Long Ago". En fait, chaque titre possède son petit univers bien à lui et peut devenir à tour de rôle le préféré. En cela, je le rapprocherai du dernier disque de Holden, avec un son plus brut peut-être, moins travaillé. Par contre, dans les deux cas, le principal reproche que je ferais concerne la voix, sans doute trop monocorde ... ce qui aurait amené la petite pointe d'émotion en plus et aurait rendu ce disque presque parfait ... (Site officiel)

7/10


Chroniques :
MusicActu
Le Cargo
Les Inrocks

24 septembre 2009

Girls - Lust For Life & Hellhole Ratrace

Les deux premiers singles extraits de "Album", le premier album justement, des garnements de Girls. Le buzz était là, le disque l'a, pour ma part, un peu fait retombé ... Tout de même, de jolis clips avec plein de jolies girls dedans ...




Girls - Album


Voilà l'un des albums les plus attendus de la rentrée et ne nous voilons pas la face tout de suite, ce disque ressemble étrangement à un gros pétard ... mouillé. Pétard est d'ailleurs le mot adéquat tellement les deux membres de Girls ont l'air de deux beaux (non, ce ne sont pas des filles ...) branleurs ... qui semblent ne pas s'ignorer du tout. Bon, il faut dire qu'en terme de marketing, c'est plutôt réussi : un nom de groupe et un titre d'album super passe-partout qui complexifient les recherches sur internet et donc les téléchargements pirates, deux singles tonitruants et plutôt réussis et puis ... Et puis, ce disque "Album" qui n'en est pas vraiment un mais qui ressemble plutôt à du remplissage en règle autour des deux susdits singles. Leur musique ? Des Beach Boys qui auraient écouté Jesus And Mary Chain. Le problème, c'est que pour faire des disques qui se tiennent, de manière dilettante, il faut pas mal de talent et je suis assez sceptique quant à celui de ces deux gaillards-là. Sans doute beaucoup de bruit pour un album peut-être sympathique, mais sans plus ... (MySpace)

23 septembre 2009

Sonic Youth (11/15) : NYC Ghosts And Flowers

Suite de ma rétro sur Sonic Youth et ma foi, pas grand chose à dire sur cet énième disque du combo new-yorkais. A part que ce n'est pas leur meilleur, loin de là, qu'on s'ennuie même un peu à son écoute, ce qui est assez rare en ce qui les concerne, bref, qu'à part les fans hardcore du groupe, difficile d'y trouver son compte. Sonic Youth continue dans la lignée de leur précédent "A Thousand Leaves" avec de longs morceaux assez expérimentaux, même si l'ambiance est un peu plus calme. Et le disque est aussi nettement plus court, ce qui le rend un peu plus digeste. N'empêche qu'il n'y a ici pas grand chose de franchement mémorable, quelques titres honnêtes comme "Free City Rhymes" ou le single "Nevermind (What Was It Anyway?)" mais rien de plus. Pas le meilleur disque sur New-York non plus. Mais rassurez-vous, le réveil des Sonic Youth après ces quelques albums en retrait est pour bientôt.

Clip de "Nevermind (What Was It Anyway?)" :

22 septembre 2009

The Temper Trap - Conditions

Me voici donc de retour d'un long week-end en Bretagne, week-end qui a malheureusement eu pour effet de louper mes deux rendez-vous hebdomadaires de ce blog, à savoir la chronique honteuse du vendredi et les disques indispensables du lundi. Tant pis, ça fait quand même du bien un week-end de repos. Repos musical entre autres, qui m'a permis notamment de laisser mûrir un peu l'écoute du premier album des australiens de Temper Trap. Mais c'est toujours la même dilemme qui revient quelques jours plus tard : quel diable m'a poussé à jeter une oreille sur ce "Conditions" ? A vrai dire, je me suis posé la question dès les premières notes de "Love Lost" qui n'est pourtant pas la plus mauvaise chanson du lot. Un ami blogueur ? Un célèbre magazine musical anglais ? Les deux, mon capitaine. C'est à vous, après, si le coeur vous en dit, de trouver les fautifs. Parce que là-dessus, je dois dire que ça a été une grossière erreur : production et arrangements taillées à la pelleteuse, ce disque pourrait facilement faire les beaux jours de grosses stations de radio musicales estampillées "son pop-rock". Le chanteur n'a pourtant pas une voix dégueulasse, mais franchement, ce son, je trouve que ça manque totalement de personnalité ... même Coldplay est nettement moins lisse, c'est dire ! (Site officiel)

17 septembre 2009

The Dodos - Time To Die


Voici un des albums les plus attendus de cette rentrée dans la catégorie indie-rock. Après un premier disque remarqué mais pas forcément extraordinaire, The Dodos reviennent déjà, un an après, avec une nouvelle mouture. "Time To Die" est-il déjà un acte de décès prématuré ? En tout cas, il faut bien avouer que les excités Dodos se sont bien calmés depuis "Visiter" et ici, c'est plutôt du côté de XTC, voire des Beatles qu'il faut trouver l'influence. D'ailleurs, il faut bien avouer que XTC semble inspirer nombre de nouveaux groupes en ce moment. Pour revenir à ce "Time To Die", ce n'est pas foncièrement un mauvais disque, il est même plutôt agréable à l'oreille, contient quelques belles mélodies, mais difficile de rester concentré plus de quelques minutes. En un mot comme en cent, il est assez ennuyeux. Mais qu'ont tous ces groupes récents à vouloir faire de la musique aussi sérieuse ? L'époque manque indéniablement de groupes fantaisistes et ce ne sont apparemment pas les Dodos qui viendront changer la donne. Pour cela, je les situerais dans la même catégorie que The Shins ... en moins bien. Bon, pour parler de choses plus essentielles ;-) , ce blog fait une pause demain et ne reprendra ses droits que mardi prochain. Donc, pas de chronique honteuse du vendredi et pas d'indispensables lundi prochain non plus ... C'est comme ça et pis c'est tout, comme dirait l'autre chevelu. (Site officiel)

6/10

Chroniques :
Popingays
Discordance
Hop Blog

16 septembre 2009

Wild Beasts - All The King's Men

Rien que pour les voix, ce titre des anglais de Wild Beasts ne dépareillerait pas sur le dernier Grizzly Bear. Voici le clip assez mystique de "All The King's Men" :

Wild Beasts - Two Dancers


C'est déjà la centième chronique de disques rien que pour l'année 2009 ! La première était le dernier album d'Animal Collective. Cette fois-ci, il est encore question d'animaux, qui ont décidément la côte en ce moment. Ils sont anglais et s'appellent Wild Beasts. "Two Dancers" est déjà leur deuxième album et j'avoue être passé complètement à côté du premier. Le style musical est assez indéfinissable, ce qui est plutôt un point positif. Les influences viennent quand même plutôt des années 80 et de groupes comme The Associates. La voix du chanteur des Wild Beasts peut partir dans les suraïgus, à la manière de Billy McKenzie, même si sur ce disque, tout du moins, elle est nettement plus sage. Et c'est paradoxalement le principal reproche que je ferais à la musique des Wild Beasts : trop sage, trop appliquée, trop maîtrisée. L'émotion ne passe pas, je ne suis pas rentré dedans comme qui dirait. Pourtant, j'admets volontiers que "All The King's Men" et "This Is Our Lot" sont deux très belles chansons, un peu dans le même registre que celles de "Veckatimest", avec en plus une putain de basse ... Mais voilà, la chair de poule, ça ne se commande pas, et là, elle est un peu aux abonnés absents. Mais leur meilleur disque est sans doute encore à venir, car il y a ici indubitablement du talent ... (Site officiel)

6/10

Chroniques :
La Quenelle Culturelle
Télérama
Froggy's Delight

15 septembre 2009

Miossec - Finistériens


J'avais prévu de chroniquer un disque français par semaine et je n'ai malheureusement pas pu tenir parole : trop d'albums à écouter en ce moment. C'est la rentrée et les nouveautés se bousculent un peu au portillon. Mais voici donc le disque français du moment : le nouvel album de Miossec. Et comme pour chaque disque du monsieur, c'est un peu un événement. Surtout que celui-là a été écrit à quatre mains en collaboration avec Yann Tiersen, autre breton célèbre. Bon, un événement, c'est peut-être beaucoup dire, car le Brestois n'a pas sorti de disques transcendants depuis belle lurette, mais à chaque fois, on se dit que cela sera le bon. D'ailleurs, "Finistériens" n'échappe pas au phénomène du "meilleur disque depuis Boire" ... Pourtant, une fois de plus, je suis sceptique : Miossec fait toujours du Miossec, la forme diffère un peu, le fond pas vraiment. C'est toujours les mêmes histoires d'amours déçus, de quêtes de sens, écrits en vers tantôt sur 8 pieds, tantôt sur 10 ou 12. Mais avec toujours en fin de parcours la même rime prévisible et entendue des dizaines voire des centaines de fois. Et puis l'un des problèmes de Miossec, c'est que depuis 1995 et la claque de son premier disque "Boire" est arrivé un gars dénommé Cali, qui lui a piqué tout son univers et une partie de son public, tout en devenant, depuis qu'il a eu l'idée de se lancer dans le débat politique, insupportable. Il n'est plus tout seul sur le créneau, même si et c'est tout à son honneur, lui, est toujours resté en retrait de la scène médiatique. Comme son pote Tiersen d'ailleurs. Pour en revenir à "Finistériens", les mélodies du compositeur d'Amélie Poulain sont toujours aussi belles, aussi mélancoliques, même si un peu prévisibles. Je trouve donc, au final, que cela reste un disque en roue libre de deux authentiques artistes dont on pourrait attendre quand même un peu mieux.(Site officiel)

6/10

Chroniques :
L'Express
Les Inrocks
Rock'n'France

14 septembre 2009

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Up From Below


En cette période de célébration du quarantième anniversaire du cultissime festival de Woodstock et de sorties de compilation de l'événement tous azimuts, voici sans doute le disque qu'il vous faut. Ils s'appellent Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, sont américains et leur premier album est un véritable best of de la musique de cette époque-là, foncièrement, indécrottablement hippie. J'ai découvert le groupe avec ce "Up From Below" par le biais de l'excellent blog "Words And Sounds" et depuis je ne m'en lasse pas. Ce truc est incroyablement addictif. Impossible par exemple de ne pas fredonner les mélodies de "40 Day Dream" et "Janglin" en les écoutant ... et de passer ensuite pour un hurluberlu dans le métro. Et tout le disque est ras la gueule de trucs évidents comme ça, jusqu'à l'excellent final "Om Nashi Me". Incroyablement simple et festif. C'est folk, country, pop, ça ne se prend pas la tête pour un sou et rien que pour cette bonne humeur communicative, je leur mets un très bon 8/10. Une excellente découverte ! (Site officiel)

8/10

Chroniques :
Words And Sounds
Album Sono
Magicrpm

Mes indispensables : Clap Your Hands Say Yeah - Clap Your Hands Say Yeah (2005)


Non, je ne vais pas comme tout le monde en ce moment vous parler des Beatles et de la sortie en version remasterisée de toute leur discothèque. Tout simplement, parce que pour moi, Lennon et McCartney resteront peut-être d'excellents mélodistes mais de plutôt piètres musiciens. Et oui, là, je dois faire siffler beaucoup d'oreilles, mais je trouve l'aura des Beatles infiniment surévaluée. La musique des Kinks, Love ou même des Zombies étaient largement plus fine et délicate, les arrangements plus travaillés en comparaison des mélodies simplettes des Fab Four. Mais bon, c'est un avis personnel. Et puis, revenons à nos moutons et à ma série d'indispensables avec cette fois-ci encore un disque qui risque de ne pas faire l'unanimité comme les Beatles. Il s'agit d'un groupe américain au nom plutôt marrant les Clap Your Hands Say Yeah. Ils n'ont à l'heure actuelle sorti que deux albums et j'ai d'ailleurs cru savoir qu'ils n'existaient malheureusement déjà plus, leur leader Alec Ounsworth continuant sa carrière en solo - son premier disque devrait paraître d'ici la fin de l'année. Mais en 2005, au moment de ce premier album éponyme, le groupe était en haut de l'affiche en terme de notoriété indie-rock : 9/10 sur Pitchfork, des éloges de David Bowie himself et un buzz internet qui les annonçait déjà comme les futurs Arcade Fire. Mais depuis, ils sont retournés dans l'anonymat, les critiques estimant sans doute qu'on n'en avait trop fait avec eux : dommage ... Dommage, car quatre ans après, je trouve que cette musique tient encore très bien la route. Le principal problème des Clap Your Hands, c'était leur manque absolu de charisme sur scène - je parle en connaissance de cause pour les avoir vu au Trabendo pour leur premier concert parisien -, même s'il paraît que cela allait déjà mieux au moment de leur deuxième (et dernier ?) album.
Mais ce disque quand même ... contenait quelques titres indie fulgurants : "The Skin Of My Yellow Country Teeth", "Over And Over Again (Lost And Found)", "Is This Love ?", "Upon This Tidal Wave Of Young Blood" ou encore "In This Home On Ice". Quelque part entre les Talking Heads, Radiohead, Arcade Fire justement et un zest de My Bloody Valentine mais avec un son bien à eux. Et cette voix traînante et nasillarde qui peut en agacer certains mais qui fait tout le sel de cette musique euphorisante. Pour moi, "Clap Your Hands Say Yeah" reste donc un des grands disques de rock indépendant de ces dernières années ... Le cool et les mélodies "mal repassées" redevenaient à la mode !

Clip de "Over And Over Again" :

11 septembre 2009

Grizzly Bear - While You Wait For The Others

Rien que pour le plaisir, le clip de l'une des plus belles chansons de l'année 2009 :

Wind of shame

Bon, ça y est, je me lance. Je vais vous avouer mes fautes. Moi aussi, j'ai écouté de la musique dont j'ai honte aujourd'hui. En plus, je l'ai aimé cette musique. Moi même, j'ai du mal à le croire mais il faut bien se rendre à l'évidence, les K7 et CD sont là pour le prouver. Et je suis sûr que ça va me faire du bien, d'en parler, ça va me lester d'un poids ... Vous vous dites sûrement, que j'exagère, que ça ne doit pas être si mauvais que ça. Si, si ... vous allez voir. Je vais d'ailleurs commencer par le meilleur : New Kids On The Block. Le premier boys band de l'histoire, qui ne dira peut-être rien aux plus jeunes (ou aux plus vieux) d'entre vous. Pour ceux-là, regardez donc les deux clips ci-dessous, c'est collector, cadeau. C'était vraiment une époque bénie, insouciante. Je ne suis pas sûr que les ados actuels appréciaient encore ce genre de musique un peu ... gnangante. Niaise, quoi !




Et oui, quand même ! C'était un groupe pour les filles pourtant me direz-vous ? Et celui-là aussi, c'était plutôt un groupe pour les filles (ou pour les homos ?) pourtant : Milli Vanilli. Les deux faux (ils chantaient toujours en playback) chanteurs black bodybuildés, adeptes de splendides chorégraphies et de collants et jeans bien moulants. Là encore, je vous propose deux clips. Tant qu'à se confesser, autant y aller carrément. A ce niveau-là, je sais que ça pourrait ressembler à du masochisme, à de l'auto-flagellation ...





Désolé, je sais, c'est affreux. Même les clips ont l'air parodiques. Décidément, je me cherchais encore beaucoup à cette époque ... sur tous les plans ;-)

J'ai eu aussi ma phase Scorpions, le célèbre groupe de hard rock FM teuton avec pantalons et vestes de cuir (ça fait plus "wock'n'woll", plus "Johnny Hallyday"), adeptes des slows qui tuent. C'était quand même un peu pourrave, avec le recul ... Pas étonnant qu'après ça, AC/DC soit redevenu à la mode ...


Et que dire du slow très fleur bleue (c'est un euphémisme) de Bryan Adams "Everything I Do, I Do It For You", bande originale du Robin des Bois avec Kevin Costner ? Ben oui, ça aussi, j'aimais bien. Mais bon, c'est pas pire que du James Blunt, finalement.


Maintenant, parlons de Suédois. Parce qu'actuellement, on nous rabâche les oreilles, comme quoi il y aurait une nouvelle scène suédoise particulièrement excitante et tout, et tout. Et bien, à la fin des années 80, la Suède, c'était d'abord ça :


et aussi ça :


Alors après, c'est facile de dire qu'en France, ceci ou cela. Les Suédois non plus n'ont pas toujours fait et exporter de la musique, comment dirais-je, transcendante, loin de là.

Sur ces considérations, je vais peut-être m'arrêter là pour aujourd'hui, parce que je conçois que ça commence à faire beaucoup ... Il va falloir en garder pour les prochaines fois ...
D'ailleurs, je suis sûr que maintenant vous allez lire différemment mes chroniques de disques. Comment un mec qui a été fan de Europe, Milli Vanilli ou New Kids On The Block peut dire du mal de mon disque préféré ? Et je vous répondrais : parce que, justement ;-)

Sur ce, bon week-end à tous.

Sunset Rubdown - Black Swan

Pas forcément le meilleur titre du dernier Sunset Rubdown même si mes quelques réticences vis-à-vis de "Dragonslayer" s'amenuisent petit à petit et j'avoue maintenant qu'il devrait être bien classé dans mon top 2009. Un peu à l'image du Dan Deacon. De là à réévaluer leur note, il n'y a qu'un pas ... que je ferais peut-être. A voir. En tout cas, le climat de ce "Black Swan" est particulièrement inquiétant comme en témoigne son très beau clip :

10 septembre 2009

Passion Pit - Sleepyhead & YACHT - Psychic City

Et voici en clip, deux des meilleurs singles de l'année ... Idéal pour danser jusqu'à la fin de l'été et plus si affinités ...

Passion Pit - Sleepyhead

YACHT - Psychic City

YACHT - See Mystery Lights


Voilà sans doute le groupe d'un seul tube, un peu à l'image des récents Passion Pit et de leur entêtant "Sleepyhead". Les américains Yacht viennent de sortir "Psychic City" et c'est le genre de morceau qui fait irrésistiblement dodeliner de la tête, comme ça, sans qu'on y prenne gare. Pour le reste de leur album "See Mystery Girls", je trouve que cela ressemble beaucoup à du remplissage. Le premier titre "Ring My Bell" est quand même sympa, assez évolutif, mélangeant agréablement les genres. Le début de "It's Boring / You Can Live Anywhere You Want" est pêchu à souhait avec de bonnes grosses guitares et puis ... Et pis, c'est tout, comme dirait l'autre. Pas de quoi fouetter un chat, encore moins de crier au génie. Ce n'est pas LCD Soundsystem non plus. Ni même Metronomy ou The Rapture. Même si c'est un peu dans le même esprit. Normal, me direz-vous, c'est publié sur le label New-Yorkais DFA. La musique de Yacht est plus basique, s'adresse plus au corps qu'à l'intellect. Plus physique, elle est donc plus immédiate mais forcément plus vite oubliée aussi. Mais "Psychic City", franchement, quel tube ! (MySpace)

5/10

Chroniques :
Fluctuat.net
Chroniques électroniques
Indiepoprock.net

9 septembre 2009

Quand Obispo se prend aussi pour Grizzly Bear ...

C'est une anecdote mais elle est assez drôle. Depuis aujourd'hui, sur Amazon, quand on veut passer commande du magnifique dernier disque de Grizzly Bear "Veckatimest" (ce qui est plutôt une preuve de bon goût ;-), c'est la pochette du dernier album de l'inénarrable Pascal Obispo qui apparaît (ce qui est d'un goût un peu plus douteux, même si chacun sait que les goûts et les couleurs ...).
Décidément, Obispo fait beaucoup parler de lui pour la sortie de son nouveau disque, le dénommé "Welcome To The Magic World Of Captain Samourai Flower". Je l'ai déjà dit quelque part dans une chronique, ce titre fait sans doute référence au Sergent Pepper des Beatles qui ressortent d'ailleurs aujourd'hui tous leurs disques en CD stéréo remasterisés.
En plus, d'être le "Captain Samourai Flower", ce qui n'est déjà pas rien en soi ;-) , Obispo se voudrait donc un "Grizzly Bear" : là, faut pas pousser quand même ...
Est-ce un bug ? Un nouveau virus informatique ? Attention, le Captain Samourai Flower va bientôt envahir votre PC, votre chaîne Hi-Fi, votre iPod, que dis-je, votre vie ... ça fout les j'tons, hein ?
Et si c'était cela la véritable pandémie qui nous attend ?
En tout cas, pour les incrédules et avant qu'Amazon ne rectifie le tir, voici la preuve en image :

Sonic Youth (10/15) : A Thousand Leaves


Bon, cette fois-ci, je ne vais pas épiloguer sur cet énième (le 10ème ?) disque des Sonic Youth qui ne révolutionnera pas la maison sonique. 11 titres à rallonge qui, à force de vouloir à tout prix brouiller les pistes, ne mènent souvent nulle part, hormis peut-être l'impeccable single "Sunday". En 1998, le groupe est un peu en panne d'inspiration et ne sait plus trop où donner de la tête. On nage quelque part entre les relents expérimentaux des débuts de leur carrière et des accents un peu plus pop de ce qui viendra plus tard. Mais où sont passées les guitares tranchantes de "Sister" ou "Daydream Nation" ? "A Thousand Leaves" n'apporte donc rien de plus. Je vous laisse quand même avec le clip, cette fois-ci plutôt sympa de "Sunday" où l'on peut voir en guest-star Macaulay Culkin, le héros de la série des "Maman, j'ai raté...", qui a d'ailleurs, un peu disparu depuis ...

8 septembre 2009

The Wave Machines - Punk Spirit & I Go, I Go, I Go

Une fois n'est pas coutume, il y aura 2 vidéos pour le prix d'une. Mais c'est normal, puisqu'il s'agit du meilleur groupe anglais de l'été : The Wave Machines, bien sûr !



7 septembre 2009

The Wave Machines - Wave If You're Really There


Voilà ce qui pourrait être la réponse anglaise à MGMT. L'album qu'Empire Of The Sun n'a pas réussi à faire. De la pop façon variété mélangeant allègrement les styles. Ils s'appellent The Wave Machines et montrent décidément que le mot "wave" est à la mode en ce moment, après The Wave Pictures ou Wavves. Surtout sur ce blog d'ailleurs ;-) Le principal problème, c'est qu'ils viennent de Liverpool. Et Liverpool, depuis les Beatles, est une ville maudite. Combien de groupes qui auraient mérité le succès et qui y sont restés à la porte : The Coral, Echo and the Bunnymen, The La's, The Pale Fountains ou encore The Boo Radleys ? J'ai bien peur qu'ils ne faillent désormais rajouter ce groupe. Leur album "Wave If You're Really There" (encore "Wave" ?) est une vraie compilation de petites perles pop façon eighties, parfaites pour danser, fraîches et légères. Il n'y a pas de moments faibles, comme on dit. Chaque titre possède son style, ce qui fait qu'au final, on ne se lasse pas si facilement de ses mélodies qui, au premier abord, peuvent paraître sans danger. Car danger il y a. C'est celui de ne plus pouvoir s'en passer et de se surprendre malgré tout à chanter ces quelques refrains toute la journée ... Un vrai bon disque d'été, une vague de bonheur simple et immédiat. Et si pour cette rentrée 2009, les meilleurs disques n'étaient pas forcément ceux auxquels tout le monde s'attendait ? (MySpace)

8/10

Chroniques :
Les Inrocks
Sound Of Violence
NME

Mes indispensables : Suede - Suede (1993)


Je vous avais dit que j'allais vous parler dans cette chronique "Mes indispensables" de disques un peu moins évidents, de "classiques" un peu plus discutables que les trois premiers albums présentés pour l'instant. Dans la série des disques que tout le monde n'aime pas, voici Suede et leur premier album éponyme sorti en 1993. Suede, c'est une de mes madeleines de Proust. La plus grosse sans doute. Car c'est par eux que j'ai découvert le style de musique que j'écoute actuellement. Grâce à un clip de "Animal Nitrate" sur MTV : une grosse claque, comme on dit maintenant. Je me suis rendu compte en 93 qu'il existait autre chose que Dire Straits, Genesis ou Queen dans le style pop-rock. Autre chose que ce qui passait habituellement en radio. Et le reste m'est apparu alors atrocement fade. Bon, c'est vrai, on était quand même sur MTV, mais à partir de Suede, par le biais d'amis bien intentionnés, j'ai découvert aussi Bernard Lenoir et là, forcément, ça ouvre des horizons ... Ce premier album de Suede a donc été le déclencheur. Ce style de pop un peu rebelle et glam et en même temps terriblement mélodique m'a tout de suite plu. En réécoutant le disque plus de 15 ans après, je trouve en plus qu'il n'a pas si mal vieilli que ça - mais c'est un avis personnel. "The Drowners", "Animal Nitrate" bien sûr, "So Young", "Metal Mickey" étaient quand même des singles super efficaces. Bien sûr, c'étaient des poseurs, mais à l'époque, j'en avais cure. Pas sûr que maintenant, je tomberai encore dans le panneau, mais peu importe.

La britpop était alors lancée, la vague balaiera ensuite injustement Brett Anderson et sa bande. Le surdoué guitariste Bernard Butler claquera d'ailleurs la porte après leur deuxième et excellent "Dog Man Star". Après, plus rien ne sera pareil. Il y aura bien un "Coming Up" plutôt pas mal mais c'est tout. Depuis, l'ami Brett continue en solo une carrière assez confidentielle. Mais à l'écoute de ses disques pépères, c'est finalement assez mérité. Suede restera donc définitivement lié à mon adolescence, à ma jeunesse musicale, à mon passage à l'âge adulte. L'âge des possibles. Des bons souvenirs en somme.

Clip de "The Drowners" :


Clip de "Animal Nitrate" :


Clip de "Metal Mickey" :


Clip de "So Young" :

4 septembre 2009

Roulez, jeunesse !

L'autre jour, j'ai appris une bien triste nouvelle : un membre des Musclés est mort. On en parle notamment . Ceux qui étaient soit trop jeunes ou soit trop vieux à l'époque où ils officiaient dans le fameux Club Dorothée ne peuvent pas comprendre. Car plus encore que Michael Jackson, René Morizur, c'était ma jeunesse. Ben, oui et avec le recul, on a beau trouver ça nul aujourd'hui, super ringards et tout ce que vous voulez, le passé est là de manière indéboulonnable, gravé dans le roc, à jamais. Et c'est ce dont je vais vous parler dans ma chronique - particulièrement honteuse aujourd'hui - du vendredi. Du passé, de ma jeunesse, des chansons pour enfants que j'écoutais alors. Et ma Lucie, qu'écoutera-t-elle bientôt ?
Ma génération, c'était donc surtout ça : le Club Dorothée, les Musclés et leur improbable chanteur Bernard Minet (ça, c'est du pseudo !) :


A bien y regarder de plus près, on croirait à une parodie. Mais non, même pas, c'était très sérieux, Bioman.

Dans le Club Dorothée, il y avait aussi le non moins improbable Corbier et son (gigantesque ?) tube "Le nez de ..." qui vous savez ...


Et forcément, il y avait LA Dorothée qui aura bien évidemment marqué au fer rouge toute une génération de petites têtes blondes. Nous la retrouvons dans ce grand moment de télévision qu'était "Ring Parade". Quand je pense qu'il y a des gens qui regrettent qu'il n'y ait pas plus d'émissions de variété à la télé :


Mais Dorothée avait des concurrentes à l'époque. Tout d'abord, la célèbre Chantal Goya, devenue aujourd'hui une îcone gay grâce à sa reprise "Bécassine, it's my cousine". Toujours est-il que la télé à l'époque, c'était quand même quelque chose. Admirez ce cadrage et cette superbe chorégraphie, admettez que ça nous change de la "Star Academy" ...


Et Douchka ? Vous vous rappelez d'elle ? Aujourd'hui, elle aurait sans doute tout juste sa place dans la parade d'EuroDisney ...


Quand à Melody et son "Y a pas que les grands qui rêvent?" ... C'est sans doute ça qui manque aujourd'hui, cette espèce de candeur naturelle, cette fraîcheur, cette absence de calcul apparent ... C'était quand même autre chose que Lorie, sa chorégraphie ultra sportive et ses tenues légères ... Aujourd'hui, on ne protège plus rien ... même les enfants !


Pourtant, il y avait aussi du vice dans les émissions pour enfants. Dans le Club Dorothée, une chanteuse (actrice?) qui a aujourd'hui complètement disparu des anales (sans mauvais jeu de mots) avait fait sensation en dansant sans ... culotte : Malaury Nataf ... Si c'est pas honteux, ça ;-)


Enfin, pour finir sur une note un peu moins érotique mais toute aussi drôle, voici les rigolos Fatals Picards qui avaient il y a quelque temps sympathiquement détourné le héros de mon enfance : Goldorak !


Sur ce, bon week-end à tous.

The XX - Basic Space

Pas forcément mon morceau préféré de leur premier album, mais un titre indéniablement très "Seventeen Seconds", comme je l'ai déjà dit précédemment.

The XX - XX

Le premier titre s'appelle "Intro" et pour une intro, ça démarre très, très fort. L'ambiance est tout de suite posée, l'inspiration comme celle de beaucoup de nouveaux groupes vient de la new-wave du début des années 80, celle de Joy Division et des Cure. D'ailleurs, les guitares et l'ambiance, c'est exactement ça : "Seventeen Seconds". Avec le côté arrondi à la Interpol aussi, très marqué surtout sur le deuxième morceau du disque "VCR". Les voix ne sont par contre pas géniales, ça murmure plus que ça chante, on est loin de Paul Banks ou de Ian Curtis. Mais quel début de disque ! Les trois premiers titres sont des tubes en puissance. Après, malheureusement, je trouve que ça se gâte un peu. Quand le rythme se ralentit, ça sonne un peu plus cheap. En tout cas, contrairement à ce qui est beaucoup dit à leur sujet, le son n'a rien de révolutionnaire et les influences sont très nombreuses. C'est juste bien fichu, mais à titre de comparaison, le premier album d'Interpol m'avait fait nettement plus d'effet. Mais bon, ça faisait quand même un petit moment que les anglais ne nous avaient pas sortis de nouveaux groupes de ce calibre là. (Site officiel)

7/10

Chroniques :
Sound Of Violence
Pitchfork
Drowned In Sound

2 septembre 2009

Holden - Fantomatisme

Bon, je crois qu'il n'y a pas assez de chansons françaises sur ce blog. A partir d'aujourd'hui, j'essaierai de chroniquer au moins un disque "made in France" par semaine, histoire de varier un peu les plaisirs et surtout de parler de choses dont Pitchfork ne parlera jamais. A commencer par Holden, par exemple. Ce disque, j'avoue, je ne l'aurais sans doute jamais écouté si je n'avais pas lu une petite bafouille de Dominique A (encore lui !) dans un petit magazine fourni gratuitement à l'entrée du festival de la Route du Rock. Dominique considérait alors "Fantomatisme", comme le disque de l'année, rien de moins. Et connaissant le bon goût assuré du bonhomme, je ne pouvais décemment pas laisser passer l'occasion de jeter une oreille, voire les deux à ce groupe français. Je suis assez honteux d'ailleurs là-dessus, car, c'est déjà leur quatrième disque et seulement le premier que j'écoute vraiment. J'avais dû écouter négligemment leur précédent "Chevrotine". Mais que penser donc de ce nouveau disque ? Ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas une musique facile d'accès. Il faut faire l'effort d'y revenir plusieurs fois pour rentrer dans leur univers si particulier. Mais quand on y est, on n'a plus envie d'en partir : c'est calme, doux, reposant, poétique, surprenant, charmant, mélancolique. Difficile en tout cas de trouver une filiation bien définie. Dominique A peut-être, époque "La Fossette" pour le côté - pardon d'avance pour le mot - assez minimaliste. Toujours est-il que ce "Fantomatisme" est devenu en quelques écoutes attentives un de mes disques de chevet du moment. Peut-être pas forcément celui de l'année, mais certainement une vraie découverte musicale, comme j'en ai eu peu cette année. A chaque nouvelle écoute, on y découvre quelque chose de plus : tel texte dont on n'avait pas saisi toute la portée, telle mélodie dont on n'avait pas capté toutes les subtilités. Cette musique fonctionne par petites touches, pour enfin ne plus nous lâcher. Comme quoi, il n'y a pas que Pitchfork dans la vie ! Merci Dominique ... (MySpace)

8/10

Chroniques :
Zikéo
Rock'n'France
Sous les pavés, la plage