30 juin 2009

Sophie Hunger - Monday's Ghost


Alors voici maintenant le disque de la chanteuse suisse dont tout le monde parle depuis quelques mois déjà. Et oui, son deuxième album est sorti en 2008 chez elle, mais n'est arrivé en France qu'au début 2009. C'est pour dire que je suis un peu à la bourre pour cette chronique. Alors, voilà, elle s'appelle Sophie Hunger, chante en anglais la plupart du temps, mais un peu aussi en suisse alémanique, notamment un duo avec la star locale, j'ai nommé Stephan "je n'ai pas d'ami" Eicher. Bref, ses inspirations sont assez variées puisque cela va de Radiohead à Bob Dylan en passant par Jacques Brel. (Elle a fait une reprise de "Ne me quitte pas" lors d'un concert à emporter de la Blogothèque) C'est plutôt réussi, notamment sur les titres les plus enlevés - que je préfère, pour ma part - comme "The Tourist". Mais cela reste tout de même un peu trop appliqué pour être franchement renversant. Un disque de première de la classe, en quelque sorte, qui prouve le savoir-faire de la demoiselle. Mais il en faut un peu plus, ici, pour mériter les trois smileys ... (MySpace)

7/10

Chroniques :
CapCampus
Culturofil
Listen, See, Feel




29 juin 2009

Izia - Izia


Voici une jeune artiste très "rock'n'roll" et pour une fois, c'est une française ! Mais bien sûr, elle chante en anglais. Elle fait partie d'une famille de musiciens très célèbres, puisque son père n'est autre que Jacques Higelin et son demi-frère Arthur H. Ce qui a pour avantage d'aider pas mal quand on veut démarrer une carrière dans le milieu. Il paraît de plus que sur scène la miss dégage une énergie foudroyante. Elle est aussi plutôt mignonne, ce qui ne gâche rien ;-). Malheureusement, concernant l'essentiel, c'est-à-dire la musique et bien, je dois dire que ça n'est pas bien folichon. C'est plutôt bourrin à souhait, sans concession. La belle a beau minauder à tout va, elle ne pratique pas vraiment la finesse. Un premier album de gros rock qui tâche en somme, sans doute taillé pour le live. N'empêche, avoir quelques bons morceaux auraient quand même pu aider. Parce que franchement ... (MySpace)

4/10

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Rock'n'France
Froggy's Delight
Le Hiboo

26 juin 2009

Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple, chez moi, plusieurs centaines de CDs, près d'un demi-millier en fait, rangés compulsivement par ordre alphabétique sur des étagères. Mais vous aurez pourtant remarqué qu'il n'y a sur mon blog, que très peu de tops, même si, et c'est plus fort que moi – et certains se reconnaîtront sûrement – je me demande déjà dès le mois de juin, quel sera l'album de l'année dans mon top 2009. Comme si, ce top 2009 était l'unique finalité de mon blog pour cette année.
Alors, oui, cet article m'a fait quand même réfléchir – ça doit être le côté féminin qui est en moi ;-) - et je me suis dit que « La musique à papa » était un peu trop sérieux à mon goût et qu'il fallait mettre un peu de légèreté dans tout ça. A partir d'aujourd'hui et toutes les semaines, j'essaierai de me lancer dans une chronique qui se fiche bien mal de savoir si le dernier Grizzly Bear est un chef d'oeuvre ou non. Cela sera « la chronique honteuse du vendredi ». Il y aura un thème bien sûr, ça parlera aussi bien sûr de musique, mais pas seulement.
Mais trêve de bavardage, à tout bébé, tout honneur, cette première chronique aura pour thème Lucie, ma petite fille ... (oh, que c'est mignon). Lucie, c'est la plus vieille femme au monde. Lucie, c'est aussi beaucoup de chansons et c'est ce dont je vais vous parler ici.
Mais commençons par le début – c'est souvent préférable - « Lucie », ça évoque forcément, pour toute une génération de décérébrés que nous sommes ou avons été par la dictature de la variétoche à deux balles imposée par une grande partie des médias français, LE tube du chauve - même si, à l'époque, il lui en restait encore - préféré des ménagères de moins de cinquante ans, j'ai nommé Pascal Obispo. Un de ses trucs qui pourrait faire un bon sujet de philo d'ailleurs en ces périodes d'examen : et oui, « le temps, c'est de l'amour », ma p'tite dame ! Aux dernières nouvelles, le chanteur se ferait désormais appelé « Captain Samourai Flower » - non ce n'est même pas une blague. Référence au Sergent Pepper ? Nouveau look à la Chris Martin ? Abus de drogues ? Ceux qui veulent trouver une réponse à ces questions de la plus haute importance, pourront aller faire un tour ici.
<a href="http://www.joost.com/135dlnv/t/Pascal-Obispo-Lucie">Lucie</a>
Et la transition est toute trouvée avec une autre Lucie célèbre, celle qui se ballade dans le ciel avec des diamants, celle des Fab Four bien sûr. Là encore, pas très rassurant pour ma petite puce, d'avoir son nom associé à une drogue, puisque tout le monde aura deviné que derrière les initiales de la chanson, se cachait le fameux LSD. N'empêche, quelle canaille ce John Lennon ! Le Nouvel Obs a d'ailleurs donné, il n'y a pas très longtemps des nouvelles pas très rassurantes, il faut bien l'avouer, de cette fameuse Lucy.

« Lucie », pour nous Français, c'est aussi un succès d'un autre chanteur de chez nous bien connu : Daniel Balavoine, le "rebelle" chevelu à la voix de jeune premier. Dans sa chanson, Lucie semble évoquer une prostituée : pas encore très reluisant tout ça ...

L'improbable Frédéric Chateau ne fera pas mieux avec « Stop Lucie ! » et on se demande cette fois si ce n'est pas lui qui est allé trop loin (ou moi dans cette chronique, il fallait le sortir celui-là, hein ?)

« Lucy », ce sont aussi des chansons un peu plus en phase avec ce blog. Comme celle de Nick Cave, qu'il reprendra en duo avec ce vieux débris de Shane McGowan. Ou encore, celle de Neil Hannon, sur le premier et meilleur album de sa Divine Comedy.


Sinon, comment ne pas parler de « The Ballad Of Lucy Jordan », ce formidable poème, dont la version musicale la plus connue et la plus émouvante reste celle de Marianne Faithfull ? Pas très gai quand même tout ça !

Enfin, il y a eu aussi un très bon groupe de pop française qui s'est appelé Autour de Lucie dans le milieu des années 90. Leur chanteuse, Valérie Leulliot continue d'ailleurs une carrière solo assez respectable.

Voilà, c'est tout pour cette première chronique honteuse du vendredi. Mais peut-être avez-vous d'autres idées de Lucie ?

Dirty Projectors - Bitte Orca


Bon, décidément, cette rentrée de vacances est assez studieuse, puisque voici déjà ma cinquième chronique de disques en cinq jours. Pas sûr que je puisse tenir très longtemps ce rythme, mais voilà, je voulais rattraper un peu mes deux semaines d'inactivité et me plonger en plein dans les nouveautés neuves du moment. Et la principale nouveauté du moment, ce sont eux : les Dirty Projectors. Ceux auxquels Pitchfork a mis l'incroyable note de 9.2, presque aussi bien que le Animal Collective, mieux que le Grizzly Bear. Alors, évidemment, ça fait parler. Alors, alors ... Surtout qu'un fameux blogueur Rennais est carrément fan aussi. Le problème, c'est qu'on est souvent en désaccord. Et je dois dire que cette fois-ci, c'est encore le cas. Après DM Stith, The Decemberists, Bat For Lashes, St Vincent, et bien, non, Dirty Projectors, ce n'est pas non plus ma tasse de thé. Leur musique est sûrement inventive, inclassable, aux influences multiples, un peu dans l'esprit des Talking Heads, il y a 30 ans. C'est sans doute pour ça que David Byrne a chanté avec eux sur la fameuse compilation "Dark Was The Night". Mais, à force de vouloir faire original et brouillon, ils en perdent sans doute le côté instinctif de la musique. Ce n'est pas mélodique, ce n'est pas dansant non plus. Cela ne véhicule pas d'émotion, c'est juste cérébral. Bref, pour moi, ça ne me prend pas. Je n'arrive pas à avoir de prise, et quand on n'a pas de prise, c'est physique, on lâche ... Allez, pour sauver un titre, je dirais quand même "Stillness Is A Move". (MySpace)
5/10

Chroniques :
Pitchfork
The Man Of Rennes Steals Our Hearts
Playlist Society

25 juin 2009

The Pink Mountaintops - Outside Love


Comme en témoigne la pochette de leur nouvel album, les canadiens de Pink Mountaintops ont décidé à travers "Outside Love" de nous raconter des histoires. Des histoires d'amour évidemment. Pour ceux qui connaissent, les Pink Mountaintops, ce sont un peu les mêmes musiciens que Black Mountain. Et oui, il est souvent question de montagnes ici, donc. Montagnes russes, sans doute. Car ce qu'il y a de bien dans "Outside Love", c'est que les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Tantôt on croirait entendre Jason Pierce de Spiritualized, tantôt ça serait plutôt un autre Jason : Lytle l'ex-chanteur de Grandaddy. C'est peut-être d'ailleurs lui, le chanteur de Pink Mountaintops, Stephen McBean, qui a récupéré la barbe (et l'inspiration ?) de Lytle. Quant à dire que l'avenir appartient aux barbus, il n'y a qu'un pas ... Mais c'est une autre histoire. En tout cas, c'est folk, c'est pop, il y a des voix féminines, c'est plaisant à l'oreille. Bref, ça tient bien la route, sans être pour autant être inoubliable. Et les disques que j'écoute volontiers en entier, sans pour autant me dire que je les écouterais encore dans quelques mois et bien, je leur mets 2 smileys. C'est comme ça. (MySpace)

6/10

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Popnews
Le choix de Mlle Eddie
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24 juin 2009

Sébastien Schuller - Evenfall


"Evenfall" est un bon disque, il n'y a pas de doute là-dessus. Et pourtant ... Et oui, je pensais qu'en revenant de vacances, j'allais avoir la main moins lourde au niveau critiques de disques, que j'allais être "bon public". Normalement, c'est ce qui arrive souvent quand on écoute moins de musique. Sébastien Schuller, que je ne connaissais pas avant l'écoute de ce disque, me fait beaucoup penser à Syd Matters : même univers, même voix, mêmes inspirations. Leurs disques à chacun sont indéniablement bien ficelés. Alors pourquoi je n'arrive pas à être complètement emballé ? Tout simplement parce qu'à force de toujours fonctionner avec des accords mineurs, leurs disques m'ennuient un peu. Pour être plus bref, ça ne pétille pas comme musique, c'est monocorde, comme bridé. Même si les arrangements sont assez soignés et variés, ça reste finalement sans surprise, trop modeste (à l'inverse d'un Patrick Wolf ...) Et puis, surtout, Radiohead est déjà passé par là. Car il ne faut pas se leurrer, l'inspiration principale de Sébastien Schuller, c'est Thom Yorke. Et le problème, c'est que Radiohead a déjà fait tout cela en mieux. (Site officiel)

7/10

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Words And Sounds
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23 juin 2009

Patrick Wolf - The Bachelor


Voici un artiste qui m'a été recommandé par une bloggeuse bien intentionnée. Patrick Wolf est un jeune chanteur anglais avec un look de petit minet digne des plus horribles émissions de télé-réalité comme "Star Academy" ou "La Nouvelle Star". Pourtant, à l'écoute de son (déjà) quatrième disque, il faut bien avouer que le jeunot a quand même un petit talent bien à lui. Car s'il est une chose difficile, c'est d'accoler une quelconque étiquette à sa musique : ça part un peut dans tous les sens, et les influences sont diverses et pas facilement identifiables. C'est définitivement "casse-gueule" comme démarche, et c'est tout à son honneur. Malheureusement, j'avoue ne pas avoir accroché plus que ça à cet univers baroque et déjanté, frisant à plusieurs reprises le mauvais goût et la variété dégoulinante. Il n'en demeure pas moins quelques jolies chansons comme le single "Hard Times" qui pourrait avoir l'étoffe d'un tube. Je vais finir par ne pas me faire beaucoup d'amis parmi la blogosphère à force de balancer à droite et à gauche sur tout ce qui plaît. (Site officiel)

5/10

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MusicX
Fluctuat.net
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22 juin 2009

Papercuts - Future Primitives

Et voilà le clip de la plus belle chanson du dernier album de Papercuts. Pas mal pour un retour de congés, non ?

Papercuts - You Can Have What You Want


ça y est, je suis enfin de retour de vacances, tout bronzé et tout reposé. Me voilà donc fin prêt à replonger dans les nouveautés musicales du moment après une ré-écoute attentive de mes disques préférés du début d'année 2009. Et le verdit s'impose : "Veckatimest" de Grizzly Bear est incontestablement, ce que j'ai entendu de plus renversant et mérite aisément une ré-estimation à la hausse avec 4 smileys au lieu de 3. (C'est ici) Peut-être déjà le disque de l'année, mais l'avenir nous le dira. En attendant, voici un autre groupe américain, dont on parle un peu moins, mais qui en est tout de même à son quatrième disque. Ils s'appellent Papercuts, font de la pop psyché, un peu dans l'esprit de Mercury Rev ou autres Flaming Lips, voire même Air. C'est plutôt plaisant et sympathique, sans pour autant être inoubliable. Ils seront au festival de la Route du Rock le samedi 15 août prochain à Saint-Malo. Ah si, j'oubliais : il y a dans ce "You Can Have What You Want" au moins une chanson formidable : "Future Primitives", un de ces trucs qu'on pourrait se passer aisément en boucle toute une journée. Rien que pour que ce titre, cet album mérite qu'on y jette une oreille, voire les deux si affinités. (Site officiel)
6/10

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Magic
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5 juin 2009

La Route du Rock - Dimanche 16 août au Fort St Père

Bon, ça y est, j'ai finalement pris mes places pour le festival de la Route du Rock à Saint-Malo cet été. J'ai réservé la journée la plus calme de la programmation (à voir ici) : Dominique A, Grizzly Bear, Andrew Bird ou Bill Callahan, ça devrait quand même être assez tranquille ! Un dimanche digne d'une après-midi devant Michel Drucker ? Je dois devenir vieux sans doute ... Ben, ouais, le vendredi m'aurait aussi bien tenté, mais je n'ai pas spécialement envie de revoir My Bloody Valentine en concert, les ayant déjà vus l'année dernière au Zénith. Je tiens un peu à mes tympans et j'avais trouvé leur prestation sans intérêt. Par contre, c'est vrai que pour The Horrors et surtout Deerhunter, j'aurais bien fait un crochet dans ma Bretagne natale (et oui, personne n'est parfait !) le 14 août aussi. Reste que Dominique A et surtout Grizzly Bear ont sorti deux des meilleurs disques qu'il m'ait été donné d'entendre depuis le début de l'année 2009 et rien que pour ça, c'était difficile d'hésiter. En attendant tout ça, je vous laisse, je vais faire mes valises, je délaisse ce blog pendant 15 jours. Retour le 22 juin donc, mes oreilles auront alors fait une pause salutaire et seront de nouveau aptes à entendre plein de nouveaux sons passionnants. D'ici là, portez-vous bien. Caresses et bises à l'oeil, comme dirait l'autre ...

Sonic Youth - The Eternal


Bon, j'ai craqué. C'est de la faute à Hugo Cassavetti, le célèbre chroniqueur de Télérama et accessoirement aussi chez l'ami Bernard Lenoir, icône incontournable du rock indé en France. Ben oui, sous l'influence de sa bonne critique dans le célèbre magazine de télé, j'ai décidé de jeter une oreille au nouvel album des jeunesses soniques, alors qu'au début, je comptais attendre d'en avoir fini avec ma rétro sur le groupe. Mais étant donné que je n'en suis à "Daydream Nation", je me suis dit que je n'allais pas pouvoir attendre davantage et puis comme je pars bientôt en vacances ... (et oui, demain, ce blog sera donc comateux pendant 15 jours ...). Enfin, voilà, tout ça pour dire que finalement, je ne partage pas vraiment l'avis de Cassavetti là-dessus. J'aurais presque tendance à faire une chronique inverse. Pour lui, c'est "The Eternal" qu'il préfère parmi tous les derniers disques sortis par Sonic Youth. Moi, c'est plutôt celui sur lequel j'accroche le moins. Non, pas qu'il soit mauvais, loin de là, mais simplement que je les trouve un peu en roue libre sur ce coup-là. C'est un peu le pilotage automatique : on ressort les bonnes vieilles recettes de la période "Daydream Nation" justement, mais sans l'inspiration, sans la gnack. Trop facile pour Sonic Youth : on connaît par coeur déjà ses enchevêtrements de guitares, ses rythmiques tendues. Je préfèrais largement le précédent "Rather Ripped" : plus pop, plus mélodique (et oui, je suis comme ça, il me faut des trucs sifflables sous la douche), moins Sonic Youth peut-être mais il y avait finalement une évolution. Ici, retour arrière. Dommage ... Malgré tout, dès les premières notes de "Sacred Trickster", on se dit que Sonic Youth restera toujours Sonic Youth. A savoir qu'en quelques secondes, ils disqualifient déjà la plupart des groupes rock actuels. Quand on sait que Kim Gordon a 56 ans, ça laisse rêveur : eternal youth !!! (Site officiel)

6/10

Chroniques :
Les Immortels
Magic
Télérama



4 juin 2009

Woods - Songs Of Shame


Voici une nouvelle chronique d'un groupe estampillé Pitchfork, le célèbre site internet du rock indé US. Ben ouais, c'est plus fort que moi, il faut absolument que j'écoute tous les albums ayant le label "Best New Music" sur leur site. Bien sûr, je ne suis pas toujours d'accord avec eux, mais souvent, ils me permettent de découvrir de nouveaux groupes talentueux, comme dernièrement Pains Of Being Pure At Heart ou Titus Andronicus. Cette fois-ci, il s'agit d'un obscur groupe dénommé Woods, ils font du folk, mais du folk un peu bancal - Pitchfork oblige. Ils reprennent quelque part le flambeau un peu délaissé par Mark Linkous et son fameux groupe Sparklehorse. Du Neil Young avec un son plus cradingue, plus bricolo donc. Du Neil Young fait dans le garage, quoi. C'est quelque fois réussi ("Military Madness", "The Number", "Rain on"), quelque fois moins (le long et inutile "September with Pete"), ça n'est pas non plus révolutionnaire, juste pas mal. Un peu déçu donc de cette nouvelle découverte Pitchfork. On ne peut pas gagner à tous les coups. (MySpace)

6/10


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Millefeuille
Pitchfork

3 juin 2009

Jarvis Cocker - Further Complications


Bon, je dois avouer que je n'attendais pas grand chose de ce nouveau disque de Jarvis Cocker. C'est assez triste quand je pense qu'il était un des héros de mon adolescence. Oui, mais voilà depuis "This Is Hardcore" paru en 1998, c'est-à-dire il y a plus de 10 ans, je n'accroche plus vraiment. "Further Complications" marque pourtant une rupture avec son précédent disque, qui était son premier en solo, depuis la séparation de Pulp. "Jarvis" était un disque adulte, trop adulte même, un peu pantouflard. Celui-là se voudrait plus jeune, mais il n'en reste pas moins assez quelconque. Il faut croire que depuis que Jarvis vit en France (sa femme est une styliste française, c'est elle sur la photo ci-dessus), il a perdu toute inspiration. Comme quoi la pop et notre pays n'ont jamais été très copains. Sur ce nouveau disque, il a aussi pris comme producteur, le fameux Steve Albini, sans doute le plus surestimé de l'histoire du rock, responsable entre autres du son de "Surfer Rosa", "In Utero" ou "Rid Of Me", à savoir les moins bons disques de leurs auteurs respectifs. Parce qu'Albini transforme tout ce qu'il touche en une musique de bourrins, sans finesse. C'est malheureusement le cas ici, et c'est assez surprenant de la part de l'ancien chanteur de Pulp. Cocker est désormais à ranger dans la même catégorie que Morrissey ou Brett Anderson. Définitivement has-been.(Site officiel)

5/10

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NME

2 juin 2009

Coeur de Pirate - Coeur de Pirate


Voici le buzz actuel du net version francophone, j'ai nommé Coeur de Pirate. Sous ce drôle de pseudo, se cache en réalité Béatrice Martin, une jeune artiste québecquoise qui s'est fait connaître via le site MySpace. Sous des abords gentillets, son premier album éponyme s'avère finalement plus complexe et plus addictif qu'il n'y paraît. La jeune femme est la plupart du temps seule au piano, qu'elle joue très bien au demeurant, et chante avec une petite voix enfantine d'où pointe un léger accent canadien. Un peu comme si Vanessa Paradis reprenait du Barbara. Bon, bien sûr, les textes ne sont pas aussi fouillés, tout ça est plus léger. Mais ce disque a l'avantage d'être frais, pas prise de tête, plutôt bien écrit malgré tout. C'est vrai que ça ne casse pas forcément trois pattes à un canard non plus, mais c'est charmant, suffisamment court et concis pour ne pas être ennuyant et si tous les disques de variété française pouvaient être du même accabit, ça me donnerait presque envie de réécouter la radio. (Site officiel)

6/10

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Télérama
Les Inrocks

Deerhoof et Dan Deacon au festival Villette Sonique le 31/05/2009


Et oui, j'ai pu assister à des concerts le week-end dernier au parc de la Villette. Merci au festival Villette Sonique ! Car ce qu'il y a de sympa dans ce festival, c'est que certains concerts sont en extérieur, qu'on peut y venir en famille (même avec un bébé de 4 mois ;-) et qu'en plus, c'est gratuit ! Et franchement quand j'ai vu des trucs comme Deerhoof ou Dan Deacon gratos, je me suis dit que le déplacement devait quand même en valoir la peine ! Bon, j'avoue par contre que je n'ai pas non plus écouté d'une oreille très attentive les deux concerts auxquels j'ai pu assister. Mais ils m'ont laissé malgré tout une bonne impression. Enfin, surtout celui de Deerhoof. Pourtant, je ne suis pas spécialement fan de leur petit univers rock fait de bricolages sonores en tous genres, mais je dois dire qu'en live, ils envoient quand même plutôt pas mal : belle rythmique, belle énergie, belle recherche de nouveaux sons. Un groupe éminemment sympathique en fait, idéal en cette belle journée estivale. Pour Dan Deacon, je suis resté un peu plus sceptique, mais il faut dire que le vent ne l'a sans doute pas beaucoup aidé. Placé sur un scène exposée de tous côtés, le son ne se diffusait pas très bien et sa musique en est ressortie un peu en désordre. Et puis, le bonhomme avait tendance à parler beaucoup trop entre les morceaux. Je suis même parti avant la fin du set. (La chronique des Inrocks ici qui n'ont apparemment pas vu le même concert et qui ont bizarrement décidé d'encenser le bonhomme depuis quelques jours ici alors qu'il n'avait pas trop flashé sur son disque ...) Ce festival reste aussi toujours un défilé de tenues hautes en couleur parmi le public, tous les styles s'y côtoient (sans doute l'effet de la gratuité) et rien que pour ça, c'est assez plaisant de venir y passer un petit moment. Il y a quelques années, j'avais été voir Flotation Toy Warning et les cultissimes The Fall et j'en avais déjà gardé un très bon souvenir. Un festival dans un très beau cadre, gratuit et proposant une affiche aussi pointue, ce n'est tout de même pas si courant. J'espère donc y revenir l'année prochaine ...

Sonic Youth (5/15) : Daydream Nation


Alors voilà le disque qui est souvent annoncé comme le chef d'oeuvre de Sonic Youth. Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je lui préfère largement "Sister", leur précédent. Enfin si, je sais pourquoi : "Daydream Nation" est trop long, moins pop, plus touffu, trop expérimental. Il résume pourtant sans doute mieux la musique du groupe, la dualité entre le côté expérimental justement, et le côté mélodique. Mais c'est plus fort que moi, je n'arrive jamais à écouter cet album en entier. Passée la première moitié, la fin m'ennuie un peu. Malgré tout, un disque qui contient une chanson aussi fondamentale que "Teenage Riot" mérite quand même le détour. Tout est déjà là en fait, dès le premier morceau. A côté, le reste du disque paraît facultatif. Près de 7 minutes de bonheur ! En tout cas, "Daydream Nation" marque la fin de la première carrière de Sonic Youth, la plus expérimentale. Dès l'album suivant, le groupe signera sur une major et fera de la musique un peu plus accessible pour le commun des mortels. Il influencera fortement un groupe comme Nirvana.





[Kim]
Youre it
No, youre it
Hey, youre really it
Youre it
No I mean it, youre it

Say it
Dont spray it
Spirit desire (face me)
Spirit desire (dont displace me)
Spirit desire
We will fall

Miss me
Dont dismiss me

Spirit desire

Spirit desire [x3]
We will fall
Spirit desire
We will fall
Spirit desire [x3]
We will fall
Spirit desire
We will fall

[Thurston]
Everybodys talking bout the stormy weather
And whats a man do to but work out whether its true?
Looking for a man with a focus and a temper
Who can open up a map and see between one and two

Time to get it
Before you let it
Get to you

Here he comes now
Stick to your guns
And let him through

Everybodys coming from the winter vacation
Taking in the sun in a exaltation to you
You come running in on platform shoes
With marshall stacks
To at least just give us a clue
Ah, here it comes
I know its someone I knew

Teenage riot in a public station
Gonna fight and tear it up in a hypernation for you

Now I see it
I think Ill leave it out of the way
Now I come near you
And its not clear why you fade away

Looking for a ride to your secret location
Where the kids are setting up a free-speed nation, for you
Got a foghorn and a drum and a hammer thats rockin
And a cord and a pedal and a lock, thatll do me for now

It better work out
I hope it works out my way
cause its getting kind of quiet in my citys head
Takes a teen age riot to get me out of bed right now

You better look it
Were gonna shake it
Up to him

He acts the hero
We paint a zero
On his hand

We know its down
We know its bound too loose
Everybodys sound is round it
Everybody wants to be proud to choose
So whos to take the blame for the stormy weather
Youre never gonna stop all the teenage leather and booze

Its time to go round
A one man showdown
Teach us how to fail

Were off the streets now
And back on the road
On the riot trail

(Teenage Riot - Daydream Nation - 1988)